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f>3o PHILOSOPHIE POSITIVE.
les principales phases du développement social. Aussi l’un et l’autre ont-ils essentiellement pour lmt commun de subordonner, autant que possible \ la satisfaction normale des instincts personnels à l’exercice habituel des instincts sociaux, et, en même temps, d'assujétir nos diverses passions quelconques aux règles imposées par une intelligence de plus en plus prépondérante, dans la vue d’identifier toujours davantage l’individu avec l’espèce. Sous le point de vue anatomique , on pourrait nettement caractériser une telle tendance, en la faisant surtout consister à déterminer par l’exercice un ascendant de plus en plus marqué chez les différens organes1 de l’appareil cérébral , à mesure qu’ils s’éloignent davantage ide la région vertébrale pour se rapprocher de la région frontale. Tel est du moins le type idéal dont la réalisation de plus en plus parfaite caractérise nécessairement le cours spontané de l’évolution humaine, soit dans l’individu, soit, à un degré bien supérieur, dans l’espèce elle-même, quoique nos efforts quelcouques ne puissent jamais nous conduire effectivement jusqu’à cette limite fondamentale. Une pareille notion permet aisément de distinguer, en général, les parts respectives de la nature et de l’art dans notre développement continu , qui doit être juge pleinement
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naturel, en ce qu'il tend à faire de plus eu plus prévaloir les attributs essentiels de l’humauité comparée à l’animalité, en constituant l’empire des facultés évidemment destinées à diriger toutes les autres; mais qui, en même temps, se présente comme éminemment artificiel puisqu’il doit consister à obtenir, par un exercice convenable de nos diverses facultés , un ascendant d’autant plus marqué pour chacune d’elles qu’elle est primitivement moins énergique : d’où résulte directement l’explication scientifique de cette, lutte éternelle et indispensable entre notre humanité et notre animalité, toujours reconnue, depuis l’origine de la civilisation , par tous les vrais explorateurs de l’homme , et déjà consacrée sous « tant de formes diverses avant que la philosophie positive put en fixer le véritable caractère.
La direction nécessaire de l’euseinble total de l’évolution humaine étant ainsi suffisamment définie par cette appréciation préliminaire, nous devons maintenant considérer cette évolution relativement à sa vitesse fondamentale et commune, abstraction laite des différences quelconques qui peuvent résulter , soit du climat, soit même de la race, ou de toutes les autres causes modificatrices, dont j’ai précédemment établi que l’influence tilcclive devait être, autant que possible, systé-
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