‹ Cours de philosophie positive (volume 4)Chapitre 37 sur 40 · TOME lir · texte numérisé non relu

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positives du développement de notre intelligence. Ce cas est fort analogue à celui que nous a déjà présenté la grande hypothèse mécanique de Descartes, qui a rendu, à d’autres. égards, les mêmes éminens services philosophiques, et qui a dû subir ensuite une semblable élimination : mais, toutefois, avec cette différence essentielle, tout à l’avantage de l’hypothèse actuelle, que les organes effectifs des diverses facultés cérébrales, quoique n’étant point encore déterminés, sont cependant susceptibles de l’être ultérieurement (i); tandis que le mécanisme primitif des mouvemens célestes ne comportait réellement aucune détermination positive, et constituait une recherche nécessairement inaccessible, à laquelle l’esprit humain a dû finir par renoncer pour jamais , quand son éducation fondamentale a été enfin suffisamment avancée.

Après avoir convenablement apprécié le véritable caractère philosophique de la physiologie cérébrale, il me reste enfin , pour compléter ici

(l) Cette détermination positive peut même être dejh rcgardêc.'commc accomplie il Pégard de quelques organes très prononces. Ii serait, cerne semble, difficile de résister h l'ensemble de preuves d’après lequel Gall a placé le siège de l’amour maternel dans les lobes postérieurs du cerveau , et surtout celui du penchant à la propagation dans le cervelet ; qnoiqnc , sons ce dernier rapport , la grave objection présentée par plusieurs xoologistcs ne soit pas encore convenablement résolue-

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un tel examen, à signaler rapidement les divers perfectionnemens indispensables que sa constitu tion naissante exige aujourd’hui avec tant d?urgence. — a >. î • »>

Il faut placer, en première ligne, comme là principale condition scientifique, base nécessaire de tout développement ultérieur, une judicieuse rectification fondamentale dès organes et des facultés de tous genres. Sons le point de vue anatomique, qui doit d’abord prédominer désormais', on voit aisément que, après avoir établi, en général, le principe incontestable qui érige le cerveau en un véritable appareil, -la répartition effective de cet appareil en ses divers organes constituans n’a plus été essentiellement dirigée que par des analyses purement physiologiques, le plus souvent fort imparfaites et même très superficielles , «au lieu d’être directement subordonnée à de vraies déterminations anatomiques. Aussi tous les anatomistes ont-ils, à juste titre, traité une telle distribution comme arbitraire et désordonnée, puisque, n’étant assujétie à aucune notion rigoureuse de philosophie anatomique sur la différence réelle entre un organe et une p.arlie d’organe, elle comporte des subdivisions en quelque sorte indéfinies, que chaque phrénrdogue semble pouvoir multiplier à son gré. Quoique, en thèse générale,

SiO PHILOSOPHIE POSITIVE.

l’analyse des fonctions doive, sans doute, éclairer beaucoup celle des organes, la décomposition fondamentale de l’organisme en appareils, et de ceux-ci en organes, n’en est pas moins, par sa nature, essentiellement indépendante de l’analyse physiologique, à laquelle, au contraire, elle est surtout destinée à fournir une base préliminaire indispensable, comme tous les physiologistes le reconnaissent pleinement aujourd’hui envers tous les autres ordres d’études biologiques : à quel titre les études cérébrales seraient-elles exceptées d’une telle obligation philosopliique? 11 n’est point nécessaire, par exemple, de voir fonctionner les divers organes qui composent l’appareil digestif, l’appareil respiratoire, l’appareil locomoteur, etc., pour que l’anatomie puisse nettement les distinguer les uns des autres : pourquoi n’en serait-il pas de même dans l’appareil cérébral? L’analyse anatomique doit , sans doute , y présenter des difficultés très supérieures, en vertu de la dissemblance beaucoup moindre et de la plus grande proximité des organes correspondans. Mais serait-ce un motif suffisant de renoncer directement à cette indispensable analyse? S’il en était ainsi , il faudrait certainement cesser de prétendre à donner jamais à la doctrine phrénologique un caractère scientifique vraiment spécial , et l’on de-

BlOLOGfE.

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