e consentement universel n'est pas le seul
a'itère de venté.
Preuve. — Ce n'est pas le premier critère, ni un critère universel, ni un critère qui se suffise par lui-même.
1° Ce n'est pas le premier. Comme nous l'avons vu (n. 2.37), le consentement universel est un jugement commun que portent les hommes sur une vérité élémentaire ou nécessaire à la vie ; or personne ne peut savoir si les hommes profèrent de tels jugements, sans un critère distinct du consentement lui-même ; ce consentement suppose donc un autre critère et n'est pas le premier motif de certitude.
2° Ce n'est pas un critère îiniversel. Si le consentement universel était l'uniqup critère de vérité, la majorité des hommes resterait éternellement dans le doute, car ils ne pourraippt jamais connaître l'existence de pe cunsentemP-nt ; seuls l^s ^ages, les savants jouiraient du bienfait de la vérité ; or wia est évidemment faux et rejeté pav le mennésiauismti lui-même-
< Si la consultation du témoignage universel était nécessaire, dit
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M. de Maiperie, il faudrait que le paysan qui n'a que le témoijrnage des gens de son hameau, fût disposé à croire que sa vache n'est qu'un fan- (l'iine, ou bien qu'il s'abuse quand il croit avoir un mal de tôte. »
3^ Ce n'est pas un critère qui se suffise à lui-même. Dans ce système, la certitude de fait qui précède la certitude de droit est vraie ou fausse ; si elle est vraie, le consentement n'est pas Tunique critère de véritt'- ; si elle est fausse, la philosophie repose sur un fondement faux ou du moins douteux ; rien ne peut être connu avec certitude et le scepticisme absolu est la loi universelle.