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DE LA MÉTHODE

Toute cette étude peut se condenser en trois articles que nous ordonnerons ainsi : 1° Delà Méthode en général; 2° Des Diverses Méthodes ; 3" De la Méthode Philosopliique en particulier.

ARTICLE 1

De la Méthode en général *.

La méthode générale est double : V Analyse et la Synthèse, qui ont leur développement dans le Procédé Inductif et le Procédé Déductif. Trois paragraphes vont l'expliquer.

1^ I. — De l'Analyse et de la Synthèse.

271. Définition de l'analyse et de la synthèse. — L'analyse et la synthèse sont deux opérations de l'esprit, dont l'une va du composé au sifnple, l'autre du simple au composé. Le chimiste, par l'analyse, décompose l'eau en hydrogène et en oxygène ; par la synthèse il forme de l'eau avec de l'hvdrogène et de l'oxygène. Développons notre pensée :

1° La méthode analytir/ue, c'est le procédé de la raison qui la fait aller des effets aux causes, du tout aux parties, des conclusions aux principes, des faits à la loi, des conditionnés à la condition, des particuliers aux universaux : ceux-ci, en effet, sont moins composés que les premiers. La méthode synthétique, pour la raison contraire, va des causes aux effets, etc..

2° Remarquons bien que l'analyse n'est pas seulement une division, et que la synthèse n'est pas une simple composition, comme Condillac et quelques-uns l'ont prétendu. L'une et l'autre, en effet, en manifestant la relation des effets avec leurs

i. Rabier, Log., chap. xiv. — Fonsegrive, Log., leç. XI. — Aliberl. Log,, p. 128 et siiiv. — Berihenod. Eléments de Philos., Log., p. 8S.

SECONDE PARTIE, CUlTiyL E 2l.i

causes, et des causes avec leurs effets, donnent de l'objet une explication scientifique par ses causes ou ses principes conslitulifs. Aussi la science, qui doit donner les raisons des choses, doit-elle user de l'un ou l'autre de ces [)ro(éd(''s.

272. L'analyse et la synthèse dififèrentelles l'une de l'autre ?— Beaucoup d'auteurs, Locke, Condillac, etc., appellent analytique ce que les autres appellent synthétique : delà naissent bien des confusions dans les méthodes. On ne saurait pourtant révoquer en doute la différence qu'il y a entre la méthode analytique et syjithétique.

1° Le seul mut analyse (àvâ Xûoj) indique une méthode de rêf/ression vers les principes d'une chose ; la synthèse, au contraire (o-ûv Tiôr/pt), une méthode de prof/rès allant des éléments à la composition de l'objet. Le point de départ de l'analyse est donc le terme de la synthèse, et réciproquement : elles ne suivent donc pas le même chemin, elles vont en sens contraire l'une de l'autre : « L'analyse est une synthèse renversée », comme l'a dit Rabier après Aristote : t/,v roicc-Jr-nv 'ffO(iov àva),Û£ty x«Xo'j|x£v, oiov y.-iiy.n</.Ài'j auti-j : c'est, pour ainsi dire, une solution retournée. Voilà pourquoi l'analyse est appelée, chez les modernes, a posteriori ou induction, tandis que la synthèse est dite a priori ou déduction.

2" Nos adversaires ne distinguent pas la synthèse de l'analyse, parce qu'ils ne distinguent pas entre la compréhension et l'extension des choses, entre le tout actuel et le tout potentiel. La composition actuelle des choses, c'est-à-dire celle qui se rapporte à la compréhension, est le point de départ de l'analyse ; taudis que la composition potentielle, se rapportant à l'extension, est le point de départ de la synthèse. Ce n'est donc pas faire une analyse que de descendre du concept d'homme au concept de Socrate ou de Platon ; c'est avancer d'une manière synthétique. En effet, plus les choses sont simples, plus elles sont universelles, et c'est pour cela que l'analyse est d'abord compréhensive, puis extensive ; la synthèse d'abord extensive, puis compréhensive.

3" C'est pourquoi, à considérer les choses en soi, la synthèse précède l'analyse ; que si l'on considère ces deux procédés par rapport à nous, l'analyse sera la première, car elle est plus facile. Celle-ci suit l'oi'dre de connaissance, celle-là l'ordre

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naturel ; aussi l'analyse est-elle encore appelée méthode d'invention, et la synthèse, méthode de démonstration.

<. Il est certes plus facile, dit à ce sujet M. Rabier, de descendre de la montagne dans la vallée, que de monter de la vallée sur la montagne. Mais celui qui est dans la vallée ne peut faire autrement que de prendre la peine d'y monter, s'il veut avoir le plaisir de descendre dans la vallée : or telle est justement notre situation la plus ordinaire en matière scientifique. »

273. Règles de l'analyse et de la synthèse. — (Juelques règles conviennent à la fois à l'analyse et ù la syjithèse ; d'autres st)nt particulières à l'une ou à l'autre.

I. Dans les deux nréthodes. — 1° Au point de départ, il faut commencer par les choses plus connues et plus faciles que la thèse à démontrer, autrement ce serait vouloir expliquer une chose obscure par une autre encore plus obscure. Pour l'étude de toutes les sciences, des éléments de grammaire, par ex., l'esprit doit être conduit comme par la main des notions plus simples aux plus complexes, des notions plus faciles aux plus difficiles. — 2" Dans le processus, il faut aller graduellement et non par sauts : autrement il n'y aurait pas de suite ni d'enchaînement des principes avec les conclusions, et la raison glisserait facilement dans quelque erreur. — > Arrivé au bal, il ne faut pas exiger la même certitude dans tous les cas. Souvent même il est impossible d'avoir la certitude, et l'on ne peut arriver qu'à une prohah'dité (n. 137). Mais une fois qu'on est en possession de la certitude, il faut suivre la règle formulée par Bossuet : « Ne jamais abandonner les vérités déjà démontrées, quelque difficulté qu'on éprouve à les concilier avec une autre vérité. »

11. Dans la méthode analytique, il y a aussi trois règles a observer. — Il faut coniniencer par diviser et subdiviser intégralement le tout en ses parties : l'analyse commence, en elîet, par une question complexe. Descartes, lui aussi, cons-eillait de : « diviser chacune des difficultés qu'on examine en autant de parcelles qu'il se peut et qu'il est requis pour les mieux résoudre. » — Après \d. division, chaque partie, chaque notion doit être examinée avec le plus grand soin, à la lumière de l'intellect ou de l'expérience, selon que les choses se rapportent à l'ordre idéal ou à l'ordre réel. — Enfin on ne

SECONUK PARTIK, CKITIOL K 217

doit conclure du tout que ce qui a été vu dans les parties. Assurément il faut arriver à conclure, car les notions fournies par l'analyse ne sont que des connaissances éparses, une simple préparation à la science ; mais on ne doit pas conclure iiutre chose, autrement l'induction ne serait pas légitime.

III. Dans la niêthode sijntliètique : — 1° On part des définitions de la chose ou des principes de la question à résoudre. Pour cela, il faut les exposer avec netteté, car il est nécessaire de percevoir avec clarté les principes ou les majeures des syllogismes sur lesquels se fonde la certitude des conclusions. — 2° Le processas employé consiste à descendre de notions universelles à des notions moins universelles, et ainsi de suite jusqu'à ce qu'on arrive à des choses concrètes et individuelles : alors les dernières conclusions s'éclairent à la lumière des principes. — 3° Enfin on ne terminera quaprès avoir fait un examen bien complet de la chose ou de la question, qui mette en lumière l'existence de l'objet, sa nature, son espèce, ses propriétés et ses effets.

§ II. — Du Procédé Inductif ».

Il y a deux choses à élucider : sa nature et sa valeur.

274. Définition de l'induction : ses espèces. — A. — U induction est une argumentation dans laquelle on attribue à tout le genre ou à toute l'espèce ce <pd, au témoignage de l'expérience, est la propriété de certains individus ou de certaines espèces particulières^. — Les faits particuliers sont donc la base de l'induction ; son terme est une conclusion universelle. Cette conclusion suppose l'universalité des individus et l'universalité des espèces, aussi bien dans le temps que dans l'espace : parce que les essences des choses sont immuables, et que les lois de la nature sont générales et constantes, c'est-à-dii'e perpétuelles.

B. — Laissant de coté l'induction socratique dont nous avons déjà parlé (n. 143)^ nous distinguerons, avec la plupart des philosophes, l'induction incomplète et l'Induction complète,

1° L'induction coinplète, daprès les modernes, est celle où

\. Rabier, Log., ch. vu, viu, ix. — Fouillée, L'avenir de la ilétaph. — Gralry, Log., L. IV : Induction ou procédé dialectique . — Lachelier, Les Foniemenls de ilnduclion.

l'HiLosopuiE. — Tome I 13

tous les individus d'une espèce, où toutes les espèces d'un genre sont énumérés. La légitimité de cette induction n'est pas douteuse ; elle donne un syllogisme de Iroisièrfie ligure, où, en vertu de la matière, la conclusion est générale. Ex. :

F.'ouïe, la vue, et les auU'es sens ont un organe ;

Or Touïe, la vue et les autres sens sont tous les sens ;

Donc tous les sens ont un organe.

La conclusion est générale, parce que l'attribut de la mineure, en vertu même de la matière et non de la forme, est, lui aussi, général. Toutefois une pareille énumération ne paraît possible que dans bien peu de cas. Nous connaissons bien, par ex., les cinq espèces de sens, ou les trois espèces de triangles, mais non pas toutes les espèces d'animaux ou de plantes.

2" f/indnctidii uiconiplète est celle où nous c(»ucluons universellement du tout, ce que nous avons constaté de quelques parties, mais non pas de toutes. Or cette induction est insuffisante ou suff santé. Dans le premier cas, elle se confond avec l'analogie, qui est souvent une argumentation vicieuse ; ex. : cette rose est blanche, cette autre aussi ; donc toutes les roses sont blanches. — La seconde n'énumère pas tous les individus que contient l'universel, mais un nombre bien suffisant pour conclure. Ainsi le physicien constate seulement que certains corps s(jnt pesants, et cependant il conclut très justement : donc tout corps est pesant ; parce qu'une expérience suffisante lui a servi à démontrer que la pesanteur est dans lu nature des corps, comme Jious l'expliquerons bientôt.

275. Rôle de l'expérience dans l'induction. — L'expérience est ce mode de connaissance, qui nous fait percevoir immédiatement et directement les choses contingentes et individuelles. Elle s'oppose à Yintelliyence, qui perçoit seule et directement les idées universelles. Bien que l'intellect atteigne indirectement les objets individuels eux-mêmes, cependant le motif prochain de la certitude que nous avons de ces objet» est la seule expérience. Aussi l'expérience est-elle la base, la condition de toute induction.

L'expérience peut être considérée au point de vue du sujet ou de y objet. Dans le premier cas, on la divise en expérience externe et interne, selon que les phénomèjies particuliers

({u'elle observe sont conmis pur les sens externes ou par le sens intime.

Dans le second cas, les actes d'expérience sont l'observation et l'expérimentation. Par observation, nous entendons l'attention que nous pnHons aux phéiioniènes qui se montrent à nous spontanément, et ne dépendent pas de notre activité. L'expérimentation, au contraire, est l'art de reproduire les phénomènes ([ui dépendent de notre industrie, pour les observer de nouveau. L'astronome observe le ciel ; le physicien soumet les corps à des expériences souvent répétées.

276. Règles spéciales de l'induction. — Le processus inducliTest tout entier jj;ouverné par quatre lois ([ue l'exemple suivant va mettre en lumière. On cherche la cause qui met l'eau en ébullition, à la pression normale. Soit A^= ébullitlon de l'eau ; M = 100 degrés de chaleur, et a, b, c, d, e = divers antécédents ou concomitants de ce phénomène. pe règle : Que Cénumération soit suffisante.

Autrement la vraie cause pourrait ne pas apparaître, et la loi resterait purement hypothétique. Il faut donc tout d'abord examiner les divers cas où se produit l'ébullitlon de l'eau ; l^-" : J/ -f- a 6 c rf e =z .Y; 2« : J/ -f- a 6 c e = X; 3" : J/ -|- a b d e = X..., et les autres cas oîi elle ne se produit paa. Ex. : a b c d e; a b c e, etc.

U^ règle : Que l'interprétation soit vraie.

Nous devons donner une attention soutenue à l'observation des faits, pour distinguer les circonstances accidentelles des conditions essentielles. Ainsi, dans l'exemple choisi, certains antécédents de l'ébuUition sont purement accidentels, ils pourraient disparaître sans empêcher l'ébuUition ; ex. : a, A, c, d, e. Un autre antécédent est au contraire constant, invariable, voire essentiel, c'est M, ou 100 degrés de chaleur. IIP règle : Que l'élimination soit complète.

il faut éliminer tous les phénomènes antécédents et concomitants sans lesquels se produit l'ébuUition ; car ils ne doivent pas se trouver parmi les causes essentielles. Il reste alors un antécédent unique de l'ébuUition, M ou 100 degrés de chaleur. M est donc la vraie cause de cette ébullition.

IV'' règle : Que l'induction soil générale.

Mon 100 degrés de chaleur est la vraie cause qn\ a produit Fébullition dans plusieurs cas. Nous raisonnerons donc ainsi en universalisant cette cause : Une même cause, dans les mêmes circonstances, produit toujours les mêmes effets ; or M on 100° de chaleur est cause de l'ébullition ; donc M on 100° de chaleur produit toujours l'ébullition dans les mêmes circonstances.

277. La question du principe inductif. — A. — Il est évident, d'après ce (jui précède, que le processus inductif est contenu tout entier entre deux ternies, l'un est la connaissance des phénomènes, sans laquelle la loi serait purement gratuite ; l'autre est Vinduction proprement dite, ([ui énonce la loi générale, et sans laquelle une sciejice ne serait qu'une compilation de faits. Or, comme" on le remarquera, par cette induction, ou comme on dit, par ce raisonnement expérimental, Jious inférons de tous les êtres ce qui n'a été vérifié que de (|uelques-uns. Dans ce procédé, la conclusion paraît donc plus étendue que les prémisses : ce qui est défendu dans toute argumentation. On demande de quel droit l'esprit rend scientifique une telle conclusion.

B. — Le principe qui permet à l'esprit d'universaliser ce que l'expérience n'a pas donné comme universel, s'appelle principe d'induction. Les auteurs l'énoncent de différentes manières. S. Thomas dit : « La nature de chaque agent a une détermination invariable » ou encore : « La nature, à moins d'obstacle, opère toujours de la môme façon. » Les modernes disent plus généralement : « Une même cause, dans les mêmes circonstances produit les mêmes effets. » Stuart Mill l'exprime ainsi : « Le cours de la nature est uniforme. » D'autres enfin : « Le futur sera semblable au passé. » Ainsi le soleil s'est levé les jours passés, donc il se lèvera demain et les jours suivants.

C. — Mais ce principe a été nié par Platon, Hume, Wolf et les positivistes. D'après eux, aucune loi physique ne pourrait être connue avec certitude au moyen du principe d'induction.

278. Certitude et nature de l'induction. — A. — La plupart (les philosophes aflinnoiit, au contraire, la certitude de l'induction.

TlIKSE

Le pviiiciiic il'iiKlnclion est indiihitdlile.

Preuve. — Tout a«;ent doit agir d'après sa nature : les agents physiques agissent donc d'une manière constante et universelle.

\J antécédent e-^i facile à prouver: un être opère de la manière dont il est; les opérations, en effet, ne peuvent pas ne pas participer à la nature du principe dont elles découlent, comme les effets participent à la nature de la cause,

La conséquence s'impose : la nature ou les essences de chaque chose ne changent pas ; placée dans les mêmes circonstances, la même chose produii*a donc les mêmes effets.

D'ailleurs l'expérience démontre l'universalité et la constance des lois physiques.

En outre les attributs de Dieu exigent cette constance. Sa sagesse dispose tout avec ordre et suavité. Sa honte pourvoit à la vie de tous au moyen de règles fixes et constantes. B. — Mais quelle est la nature de cette certitude de l'induction? \. — Elle n'est pas purement instinctive, comme le veut Reid, Sans doute, l'enfant est poussé à agir par un instinct naturel, non moins que l'animal, comme s'il croyait à la constance des lois de la nature. Mais quand son intelligence s'est développée, s'il est sain d'esprit, il est impossible qu'il ne connaisse pas la raison de cette constance, au moins d'une connaissance implicite et vulgaire. Le principe d'induction découle, en eCfet, de la nature des choses : c'est une application du principe de causalité.

2. — La certitude de l'induction est une certitude vraie, bien qu'elle ne soit que physique. Cette certitude, en effet, n'a qu'une nécessité hypothétique, puisque Dieu peut par miracle déroger quelquefois aux lois de la nature. Aussi ne reprocherons-nous pas, comme Leibnitz, à l'induction de ne pas engendrer la certitude. Si les lois de la nature ne sont pas et ne peuvent pas être nécessaires, elles ont en partage une certitude proportionnée à leur contingence ; mais cette certitude est parfaite dans son genre (n. 2o0).

279 . Conclusion sur l'utilité de l'induction en philosophie. — 1° C'est par l'induction que Von réfute directement et sans réplique les advfi'sain^s qui, après avoir négligé les

2Â'l LOGIQUE

argunipnts métaphysiques, ne connaissent que l'expérience comme moyen de rechercher la vérité. Ainsi la théorie matérialiste de Darwin et de Ilœckel sur la génération spontanée est contraire aux expériences les plus récentes et partant aux lois delà nature : « Ces expériences sont décisives et sans réplique, a conclu Flourens, il n'y a pas <à revenir sur les travaux de ]*asteur. » Or, ce n'est pas donner à la métaphysique une confirmation de peu de valeur, que de montrer sa concordance avec les sciences naturelles.

2" L'utilité de l'induction pour le développement et le progrès de la philosophie est encore plus importante. — 1. Tous les jours le philosophe prend pour majeures de ses syllogismes des faits naturels soigneusement ohservés, ou des lois que nous avons Recouvertes au moyen de l'expérience. — 2. En outre, le philosophe, de même que le physicien ou l'astronome, après les travaux préliminaires de l'expérience, peut faire des inductions ou des hypothèses sur les lois des corps, la nature et les propriétés de la matière, et sur d'autres questions non moins difficiles. — .3. Enfin il acquiert nomhre de données sur la contingence du monde, à Taide desquelles il peut s'élever jusqu'au Créateur lui-même.

Il faut donc reconnaître, avec la plupart des philosophes, que l'ohservation et l'expérimentation ont une très grande utilité.

§ III. — Du Procédé déductif .

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