s. Thom,, De MagiMro
actuel. Reste donc la troisième hypothèse : le disciple, pour recevoir une doctrine, doit prêter son concours actif.
288. Faut-il suivre la même méthode dans l'enseignement et dans l'étude ? — On discute pour savoir si la méthode à^enseif/nenient ou de doctrine est la même que la méthode d'étude ou d'invention. Les uns pensent que dans l'enseignement il faut se servir uniquement de la synt/ièse ; d'autres veulent qu'on se serve de la syn thèse et de V analyse ; d'autres enfin affirment qu'on doit enseigner les sciences de la même manière qu'on les découvre. Ce dernier sentiment est conforme à la théorie de S. Thomas sur l'enseignement et l'invention ; on peut aisément démontrer sa justesse par Vexpénence et par la raison.
1° L'expérience. — Si l'on prête quelques instants d'attention aux différents genres d'enseignement, on verra que de fait chaque science s'enseigne avec la méthode qui a présidé à sa formation : la physique au moyen d'expériences qu'on expose aux yeux des élèves ; les mathématiques par la déduction ou synthèse ; la philosophie, à la fois par l'analyse et la synthèse, et ainsi des autres, f^a raison de l'élève, naturellement pourvue des mêmes principes, procède donc delà même manière que la raison du professeur.
2" La raison. — La méthode d'enseignement et la méthode d'invention diffèrent entre elles comme l'art et la nature ; or l'art est l'imitation de la nature ; aussi, même dans l'enseignement, le processus, quoique plus rapide, doit-il rester essentiellement le même que dans l'invention.
ARTICLE IIL De la Méthode Philosophique.
Les modernes ont introduit des méthodes fausses dans les sciences philosophiques ; quand nous les aurons réfutées, il sera plus facile de comprendre quelle est la vraie.
§ I. — Des fausses méthodes en philosophie '.