PREMIKRE PARTIE, NATURE DE L ETRE
lai. >•[ (|ue la plaalc possède une vie vcgélative duiit le minéral est dépourvu ? On peut en dire autant de beaucoup d'autres essences tant artificielles que naturelles. Aussi le bon sens affirnie-t-il clairement (jue nous connaissons avec certitude un bon nombre d'essences.
2° Preuve tirée de la nature de la science. — Il n'y a pas, à proprement parler, de science des seuls phénomènes. La science ne les étudie que pour en connaître l'existence et ensuite pour remonter à ses causes, c'est-à-dire aux essences qui sont la source des phénomènes. Nier la connaissance des essences, c'est donc renverser la science qui est une connaissance par les causes. — C'est aussi faire crouler la stabilité des lois de la nature. En vain, les positivistes prétendent-ils réduire la science à une simple constatation de ces lois ; leur constance ne s'explique pas sans la permanence des essences, car son fondement ne peut être cherché dans la moljilité des phénomènes.
21. Valeur objective des notions d'essences. — Cette valeur objective est rejetée par les philosophes mentionnés plus haut (n. 20). « Il paraît clairement, dit Locke, que les essences de chaque espèce de choses ne sont que des idées abstraites. » Tel est aussi le lang-ajje des nominalistes et des conceptualistes. — Gioberti lui-même enseigne (|ue les essences ne sont que des mots ou des « étiquettes » des choses, et que les essences dans leur réalité propre sont tout à fait « inaccessibles » : elles ne seraient pas susceptibles d'être pensées. Thèse Les notions d essences ne sont pas de vains mots, ni des produits de [imagination.
Preuve. — Les essences, en effet, ne peuvent être considérées, soit au point de vue physique, soit au point de vue métaphysicpie ; mais dans les deux cas, elles supposent un fondement réel et objectif; ce ne sont donc pas seulement des mots et des fictions de l'imagination.
Preuve de la mineure. — 1° Il existe certainement dans les choses un élément en verlu duquel elles sont ce qu'elles sont, et apparaissent spécifiquement différentes des autres objets : c'est là ce que l'on nomme essence concrète : l'essence concrète est donc réelle et objective : il nous suffit de la saisir dans ses manifestations oU (jpérations pour la connaître. — 2^ Quant
Philosophie. — Tome I 15
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à resseucc nti'UqiInjsique, cllo est la représenlatiun abslrailc de Tessence concrète. Or une nolioii universelle, soit directe, soit nicine réflexe, possède un fondement dans la réalité, suivant le principe de Logique : « Point de mensonge dans l'abstraction. » Donc les essences abstraites contenues au moins fondamentalement dans le réel, sunt aussi réelles et objectives.