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Dans l'enseignement, la Logique tient le premier rang

Evideiiiiiiont i|u;uui un eiisci,i;iio, la première connaissance à donner est celle dont les autres dépendent. Or la connaissance de la philosophie, en tant surtout que système scientifique, dépend tout entière de la Logique. D'une part, en elîel, la Logique « enseigne la manière de l»rocéder dans toutes les autres sciences », c'est-à-dire les règles (jue doit suivre la raison humaine pour connaître, démontrer et venger la vérité. D'autre part, il est déraisonnable, comme dit Aristote, de « vouloir chercher en môme temps la science et la manière de savoir », et à plus forte raison de vouloir enseigner la science elle-même, avant la manière de savoir. Gomment, en elTet, la raison s'exercerait-elle à la construction d'un édifice, avant d'avoir auparavant saisi, analysé*ses instruments et compris, pour ainsi dire, leur mécanisme ? Or c'est cette science qu'on nomme la Logique.

Il faut donc commencer, selon la coutume des anciens, par la Logique et non par la Psychologie ou la Théodicée.

1. Ce n'est point par la Psychologie, comme le voulait Descartes, sous prétexte que l'àme est l'instrument des sciences. Un musicien a-t-il besoin, pour bien se servir de son instrument, d'en connaître la matière, l'origine et mille choses semblables ? Non, il suffit de connaître le maniement de ses parties. Pour la même raison les opérations propres de l'intellect peuvent être connues avant la nature de l'àme, et la connaissance de ses opérations est seule nécessaire ici.

2. Ce n'est pas davantage par la Théodicée ou l'Ontologie. Ceci soit dit contre les ontologistes, qui confondent l'ordre logique et l'ordre ontologique (n. 9, 3°). « Dieu n'est pas le premier être que nous connaissions, dit le Docteur angélique ; c'est bien plutôt par les créatures que nous arrivons à Dieu. »

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