‹ Cours de philosophie scolastiqueChapitre 131 sur 291 · P"" POINT · texte numérisé non relu

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La possibilité {)itrinsèqiie ne dépend pas de r existence actuelle des choses. Cette thèse est dirigée contre les fatalistes, contre Hobbes et quelques modernes, qui n'admettent aucune distinction entre les possibilités intrinsèque et extrinsèque. D'après eux, la possibilité est en général la « productibilité » dune chose : aussi, n'appartiendrait-elle qu'aux êtres qui, dans la suite des temps, arrivent à l'existence.

1. Balmès. Phil. fond., L. V, c. iv, n. 32.— Kleutgen, La phil. scol., t. III, c. i, a. 13 ; rf. Doctrine de la connaissance d'après S. Thomas^ par E. C. Bourquard, p. 33. — 2. Rosmini, iVouveZ essai, sect. 5, p. T, c. ni, a. 4.

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Preiire. — La raisoii d'être d'une chose ne peut être postérieure à cette chose. Or l'existence actuelle des choses est postérieure à leur possibilité, car ce qui arrive mainlenajit à l'existence était possible auparavant. Il est natui-el, en effet, de pouvoir être avant d'exister de fait, [/existence actuelle des choses n'est donc pas le fondenienl d(> leur possibililé.

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