‹ Cours de philosophie scolastiqueChapitre 136 sur 291 · Nature et nombre des transcendentaux. — A. — Le · texte numérisé non relu

Nature et nombre des transcendentaux. — A. — Le

mot transcendental (trans, ascendens) désigne une propriété qui domine toutes les notions et tous les genres ; aussi définit-on les transcendentaux : des attributs ou des points de vue qui convienne7it véritablement à tout être. — a) Ce sont des attributs ou ch':^ poi/tts de vue ; ils ne peuvent être, en effet, « des (jiialités distinctes de l'être, puisque toute réalité est un être». — b) Ils conviennent véritablement à l'être, car s'ils n'étaient que de pures fictions de l'esprit, on serait mal avisé en les appelant propriétés « de l'être ». — c) Ils conviennent enfin à tout être : l'être, en effet, étant par lui-même transcendental, ses propriétés doivent nécessairement participer à ce caractère.

B. — Les propriétés transcendentales do lêtre sont au nombre de trois, parce que l'être peut se ((jnsidérer à trois points de vue : ou bien par rapport à lui-même, en tant qu'il est un et indivis ; ou bien en tant qu'il se rapporte, soit à l'intelligence, et il est vrai ; soit à la volonté, et il est bon. Il y a donc trois propriétés transcendentales de l'être : Yunité, la vérité et la bonté.

Nota. — De ces trois propriétés découlent les trois principes transcendentaux de toute science : de l'unité dérive le principe d'identité ; de la vérité, celui d'intelligibilité, ou de raison suffisante ; de la bonté, celui de finalité, comme on l'expliquera en son lieu (n. 51, 165, 17o).

Trois chapitres vont être consacrés : I. à V Unité; IL à la Vérité ; III. à la Bonté.

SECONDE PARTIE, PROPRIÉTÉS DE l'kTRK 273

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