‹ Cours de philosophie scolastiqueChapitre 137 sur 291 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

l'unité traxscendentale de l'être.

L'i'tude de V unité sera suivie de celle de Videntité, ;i laquelle on oppose la distinction. D'où la nécessité de trois articles : 1. de V Unité ; II. de Vfdeiitité ; III. de la Distinction.

AUTICLE I Ij' Unité.

47. Sa nature. — L'unité n'est pas autre chose que « l'absence de division dans l'être ». On la trouve, par exemple, chez l'hornine, formé d'un corps et d'une âme. L'unité, c'est donc l'être considéré en lui-même au point de vue de son indi^^sion. En conséquence :

1° L'être qui est un en lui-même, est distinct de tout autre : mais cette distinction, en vertu de laquelle on dit d'un être qu'il est quelque chose par rapport à autre chose, (^st plutôt la conséquence que l'essence de l'unité. Ainsi Dieu, avant la création, était un, parce qu'il était en lui-mêm(î sans division ; il ne devint distinct des autres êtres qu'après leur création.

2° La notion d'unité est à la fois négative et positive. Telle est, en elfet, une notion qui, par négation d'une imperfection, exprime une perfection positivi; ; or, la notion d'unité, en niant la division de l'être en lui-même et sa confusion avec tout autre, lui attribue l'indivision qui est une perfection.

3° L'unilô est une propricHé transcendentale de l'i-tie ; ce n'est donc pas une qualité accidenlelie, extrinsèque à son essence ; car, d'une part, elle convient à tous les êtres ; et, d'autre part, l'indivision de l'être n'ajoute rien à l'être. L'unité numérique, au contraire, est l'indivision de la quantité ; c'est une qualité accidentelle, conférant à chaque partie \a. propriété d'être le principe d'un nombre et d'engendrer ainsi une quantité continue ou discrète. 11 sera question de cette unité h propos de la quantité (n. 12.5). C'est donc à tort que Pythagore, Platon et Balniès confondent ces deux notions d'unité.

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