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Caractère positif et réalité de la subsistance

Cniniiiont. la subslancc inrlividuolle est-elle pnifnilement subsistante? Cela lui vient-il d'une perfection positive ou seulement d'une qualité purement négative,c.-à-d., de son absence d'union avec un être plus noble qui en ferait son instrument ? La première solution est préférée par les Thomistes : la seconde est adoptée par les disciples de Scot, qui, a fortiori, n'admettent qu'une distinction virtuelle entre les deux concepts de nature et de personne.

Tjièse

La subsistance est un élément positif qui, dans les substances créées,

se distingue de la nature même individuelle.

1. — Elle est un élément positif. — 1. En premier lieu, les termes (|ui la désignent, n'offrent rien de négatif. Subsistance, hijpostase, personne ne refusent rien à la substance. De même, les mots je, tu, il, ainsi que les noms propres de personnes ne prêtent aucun élément négatif au.x substances qu'ils désignent. Ils ne leur attribuent qu'une perfection relative à leur mode de subsistance.

2. De fait, la subsistance parfait la nature : mais une négation n'en saurait faire autant ; donc la subsistance n'est point assimilable à ([uelque chose de négatif. Qu'elle ne soit fias i>ossédée par un autre suppôt, telle est l'unique condition sine qua non de la subsistance : mais elle ne la constitue pas.

II. — Il y a une distinction réelle entre la personne et la nature individuelle. Il suffit, pour le reconnaître, d'analyser les caractères de Tune et de l'autre : s'ils sont opposés, c'e.st signe de distinction réelle (n. .54). Or:

1. La nature est le principe quo, ou Vinstrument d'action : la personne est le principe quod ou le sujet qui agit par In nature.

2. Les actions sont imputables à la personne, non à la nature, qui

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