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TROISIÈME PARTIE, LES CATÉGORIES DE l'ÈTRE

est mutuelle ou non mutiidle. Dans le preinior cas, le fondoincnt modifie réellcnient les deux termes, et produit une relation d(»uhle et réciproque, c'est le cas du père et du fils : la liéntM-ation qui les unit se retrouve active chez le père et passive chez le fils. — Dans le second cas, le fondement n'aiïecte réellement qu'un des deux termes, et la ndation n'i^st pas réciproque. Ainsi la création rattache l'homme à Dieu, et null(>inent Dieu à l'homme.

130. Existence de relations réelles dans le monde. - Les anciens Stoïciens, les .\ral)('s, Avicenne et Averroès. les nominalisles, les sceptiques, enfln Hiinip et Lnckc nient la possibilité des relations réelles, dans la création.

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// // a dans le monde des relations réelles.

Preuve. — Pour constituer une relation réelle, quatre conditions sont requises et suffisantes : un sujet réel, un terme réel, un fondement réel et une distinction réelle entre le fondement et le terme. Or on trouve parfois ces quatre conditions réalisées dans les choses créées.

La mineure s'établit par induction pour toutes les relations et pour chacune en particulier. Prenons pour exemple Ia/;Gternité de Pierre par rapport à Jean : 1° le sujet de cette relation, c'est-à-dire Pierre, est évidemment réel ; 2° il en faut dire autant du terme Jean ; 3° le fondement, qui est la génération elle-même, ne manque certainement pas de réalité, car elle a déterminé dans le père et dans le fils un changement véritable, en vertu duquel ces deux êtres sont rapportés l'un à l'autre ; 4" enfin une réelle distinction existe entre le fondement et le terme de la relation, car la génération diffère de l'être engendré, comme l'opération de la cause se distingue de son effet. La relation de paternité réalise donc les quatre conditions indiquées plus haut.

On en peut dire autant du rapport de similitude et <le tous les autres rapports de dépendance, de causalité, etc.

Ce qui le confirme, c'est que supprimer la réalité objective des relations, c'est détruire la réalité de l'ordre physique, aussi bien que l'ordre moral et civil, des droits et devoirs mutuels, que l'on ne peut fonder sur de simples apparences, mais sur

de vraies relations de causalité, de dépendance et de similitude, etc.

Obj. : La relation n'est que le résultat d'une comparaison faite par l'esprit entre le sujet et le terme : elle n'est donc qu'un être de raison.

Rép. — Je dist. l'ant. : que toute relation soit obtenue, c'est-à-dire connue par comparaison ; c'est exact. Mais que notre pensée soit le seul fondement de son existence, il faut le nier, car, par ex., la ressemblance de deux hommes blancs, Socrate et Platon, n'existe pas seulement dans l'esprit, elle est fondée sur leur blancheur réelle.

Corol. — La relation est donc la moindre de toutes les entités. Elle ne jouit pas de Vaséilé, comme Dieu ; elle n'est pas par elle-même, comme la substance créée ; elle ne repose pas intrinsèquement dans un autre être, comme l'accident; mais elle implique un rapport de l'objet qu'elle affecte à un autre (jui en est distinct. Aussi Aristote l'appelle-t-il « TÔ ad aliquid », c'est-à-dire ce dont tout l'Atre consiste à se rapjiorter à une autre chose.

§ IV. — L'Action et la Passion.

On comprendra aisément la nature de l'action et de la passion, en se souvenant de ce qui a été dit au sujet de l'acte et de la puissance (n. 29-.35). Mais, comme entre l'action et la passion se place le mouvement, qui en est comme la synthèse et l'explication, nous allons traiter de ces trois notions.

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