s. Auf., XI' Conf., chap
TKOIsIKMK PAK'riE, LES CATKUOIUES DE l'kTRR MiM
second, le n'est antre chose que le mouvement des astres, et, en particulier, du soleil, considéré relativement aux autres mouvements, dont il est la mesure.
;^o Le temps est mesure ou mesuré, suivant qu'il est pris |)our unité de mesure ou que, au contraire, il constitue l'objet à mesurer. Ainsi il est convenu que l'espace de vingt-quatre heures est pris comme mesure du temps ; et que les autres mouvements dans l'uniNcrs sont mesurés à l'aide de cette unité.
149. Opinions philosophiques sur la nature du temps, — Telle est l'analogie du temps et de l'espace, que l'un et l'autre ont donné lieu à des hypothèses presque identiques. Ici, comme dans la question de l'espace, on les ramènera à trois groupes. Pour certains philosophes, le temps est un idéal purement subjectif ; d'autres lui prêtent une réalité (jue l'on peut appeler excessive ; enfin les scolastiques se prononcent en faveur de la thèse intermédiaire.
1° Parmi les idéalistes se remarquent encore Kant et Leiijnitz. — a) D'après Kant, le temps, pris en général aussi bien qu'en i)articulier, ne serait qu'une forme subjective de l'esprit, « une vision a priori de la sensibilité » — b) Suivant Leibnitz, le temps est une fiction de l'esprit, représentant « l'ordre des successions considérées comme telles ». 2° Dans le camp des réalistes outrés, on reconnaît Epicure et (îassendi. Newton et Clarke. — a) Les premiers avaient concédé à l'espace une réalité distincte de celle des objets étendus ; ils attribuent de même au temps une existence indépendante de celle des objets soumis à la durée. Comme l'espace, le temps serait, à leurs yeux, un immense rérej)tacle de nature particulière, ne tenant ni du corps, ni de l'esiuit, et destiné à loger tout ce qui est sujet au mouvement. — b) Les derniers, c'est-à-dire Newton et Clarke, confondent cette réalité immense et infinie avec l'éternité de Dieu.
3° Les scolastiques regardent le temps, comme partiellement idéal
et partiellement réel ; ils en font un être de raison fondé sur la réalité.