LA CAUSE FINALE
Telle est l'importance des causes finales, qu'il convient d'iMi l'-hiflier avec soin la nature et V existence.
ARTICLE I
Nature des causes finales.
171. Nature de la fin. — A. — Au sens étymologique, jo mol fin (rélo:) est synonyme de le?'7ne ou de limite en général.
H. — En soi et au sens large, la fin est ce vers quoi un objet tend par sa nature, même d'une manière aveugle et inconsciente ; mais an sens strict elle doit se définir ce en vue de quoi (tô ov sv£x«) U7îe chose s' accomplit, ou encore, ce -pour quoi un agent exerce son activité.
1° La fin est le ternie que l'agent propose à son activité ; elle ne peut donc être autre chose qu'un bien au moins apparent ; jamais, en effet, le mal ne saurait être pris comme but. — 2" C'est la fin que nous avons en vue, lorsque nous agissons ; elle a pour caractère distinctif d'être voulue pour elle-même, tandis que la recherche des moyens n'est faite qu'en vue d'un
bien ultérieur. — 3» C'est pour la fin que l'on agit, mais ce n'est que par l'action que la fin se réalise.
C. — La notion de fin comprend donc plusieurs éléments : à savoir : V intention ou acte par lequel on se propose une fin ; le c/wix des moyens considérés comme propre à faire atteindre cette fin ; Yexécution de ces moyens ; enfin les motifs ou les raisons pour lesquelles nous faisons choix de telle fin et de tels moyens particuliers.
D. — Cette doctrine trouve son résumé dans les axiomes suivants :