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Nature de la causalité dans la cause finale. Thèse

La causalité de la fin est dans sa bonté qui, reconnue par r intelligence, excite le désir.

I. — La causalito de la fin est dans sa bonté. La fin, en efîel, n'est cause que dans la mesure où elle est capable d'exciter le désir : mais la bonté seule, au moins apparente, peut le solliciter; la causalité de la fin consiste donc dans sa bonté qui provoque le désir et l'action de l'agent.

II. — C'est la bonté saisie par l'intelligence ou par les setis : telle est la condition sine qua non de Tinfluence de la cause finale. Impossible de désirer ce que l'on ne connaît pas.

III. — La causalité de la fin n'est pourtant complète, que lorsque sa bonté connue est en outre aimée, désirée. Alors seulement l'effet sera produit par la cause efficiente, si aucun obstacle ne l'arrête. L'idée n'est donc pas une force motrice par elle-même et sans l'intervention de l'appétit, et la théorie de iM. Fouillée sur Vidée-force est une exagération.

L'expérience, d'ailleurs, atteste que la volonté, ne passe à l'acte que sous l'influence d'une fln qui la séduit ; et que fintensité de son exercice est en raison directe de celle de l'amour allumé en elle. « ,Mon amour, voilà le poids qui m'entraîne partout où je vais. »

ARTICLE II

Existence des causes finales *.

175. État de la question. — A. — Il s'agit de la fia au sens strict, c'est-à-clire de la fin voulue. Si l'on se bornait à parler de la fin prise au sens large (n. 171), aucune difficulté ne pourrait s'élever. Tout être est bon (n. 66) Qibon à quelque chose. Tout être tend donc naturellement vers un but et vers une fin résultante. A ce point de vue, il est incontestable que le principe de finalité est un principe nécessaire.

W. — Que tous les êtres tendent en outre vers une fin intentionnelle, la plupart des philosophes l'affirment, mais quelques-uns le nient avec obstination. Il n'y a pas lieu de s'en étonner, car la question agitée est celle de savoir si tout, dans la nature, peut s'expliquer par un mécanisme aveugle, ou si, au contraire, ce mécanisme n'est que la réalisation d'un plan intentionnel. I/ordre matériel est-il, oui ou non, l'oiivragc d'un Auteur infiniment sage? Or cela n'est pas évident a priori; nous aurons à en faire la preuve en Cosmologie et eu Théodicée.

C. — Ici nous nous demanderons seulement, en supposant prouvée l'existence de Dieu, si chacun des êtres qui existent tend vers inie fin particulière, soit vers une fin prochaine, soit vers une fin dernière.

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