La fin du monde : sa certitude et sa nature
Thèse Ce monde, considéré non dans sa matière, mais dans sa forme, aura une fin.
I. — Il ne s'agit pas ici de la matière constitutive de l'univers. Il paraît certain, en effet, que rien ne rentrera dans le néant absolu. Selon la belle remarque de S. Thomas, « aucun acte d'anéantissement ne saurait procurer la gloire de Dieu, puisque c'est, au contraire, la conservation des existences qui manifeste davantage la puissance et la bonté divines ». — On ne saurait, du reste, admettre que Dieu agisse d'une manière opposée aux tendances essentielles des choses. Or, s'il est dans la nature de la matière de se dissoudre et de
1. Farges, Idée de Dieu, p. 93-99. 5wm. Theol., 1^, q. 105, a. *. — Cf. Discours de M. de Lapparent sur les enseignements philosophiques de la science.