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Propriétés des corps : leur nature et leurs espèces

A. — Ou tipix'Ilc priipriétè d'un torps iiiiP rêalilè jjositire, distincte de la substance, et ualureUenienl ou iiécessairenienl dérivée de celle-ci. Puisque toute substance est le principe de divers accidents, qu'elle produit d'une manière nécessaire (Ont., n. 99), la substance corporelle doit, elle aussi, être la source de diverses propriétés.

B. — D'après la plupart des modernes, les propriétés des corps sont primaires ou secondaires . Locke et Descartes donnaient le nom de primaires à celles qui existent réellement dans le monde physique : telles l'extension, la masse, la solidité, l'impénétrabilité. Les autres propriétés, dépourvues d'existence objective, seraient de simples sensations subjectives produites par les objets sur nos sens, où elles déterminent les impressions d'odeur, de couleur, de saveur, etc.

Nous admettrons cette division, mais dans un sens fort différent. Qu'elles soient, en effet, primaires ou secondaires, les propriétés jouissent toutes, à notre avis, d'une réalité (dijective. Mais nous donnons la dénomination de primaires à celles qui sont le principe des propriétés secondaires, et qui, en raison de leur universalité ou de leur nécessité, se révèlent les premières. Celles-ci découlent, en effet, de l'essence d'une manière immédiate, celles-là d'une manière médiate.

Or, personne ne conteste que tous les corps inorganiques et organiques, insensibles et sensibles, soient tout d'abord doués d'étendue et d'énergie, (^est là une donnée constante et universelle de l'expérience. Deux articles seront donc consacrés à l'étude de ces propriétés primaires : l'un traitera de l'jG'/eyif/Mt' ; l'autre des Forces phijsiques.

ARTICLE I

L'Étendue des corps '.

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