Farges. Idée du continv, p
lignes, des surfaces. Ce sont, en effet, des éléments réels du volume des corps, sans lesquels, les trois dimensions ne pourraient être conçues ; ce sont les limites et les liens du continu ; le point termine les lignes ; la ligne réunit les points et termine les surfaces, et la surface termine le volume. Donc, les points, les lignes et les surfaces ont un fondement objectif dans le continu.
II. — Ce ne sont cependant pas des êtres réels, distincts des parties du continu. De tels êtres seraient inutiles, car l'être continu se termine par lui-même tout seul ; et même contradictoires, ce que l'on peut trouver par la géométrie. Supposé que le point C de la ligne AB
soit supprimé par Dieu, les ^- , 3
points D et E, les plus voisins d e
de C, sont à la fois en contact
et n'y sont pas : ils n'y sont pas en l'absence de leur lien C, et en même temps ils y sont, puisque le point C que nous supposons supprimé, n'a pas d'étendue qui les sépare.
III. — Donc les limites du continu ne sont que des modes réels du continu, ou des aspects qui ont en lui un fondement objectif. Ils sont réels, disons-nous, bien qu'ils soient inséparables du continu (Ontol., n. 116).
Obj. — Tout ce qui existe dans la nature a trois dimensions. Donc il répu^-ne qu'il existe un point indivisible. — Rép. — Dist. faut. Tout ce qui existe séparément comme substance, oui:, tout ce qui existe comme accident ou mode de substance, non. Autrement on nierait la réalité de la quantité ou de la qualité. — Que les monadistes concluent de là, combien c'est s'éloigner de la vérité de dire que les points du continu sont non seulement des modes réels, mais sont les seules réalités de la substance corporelle.
ARTICLE II
Propriétés relatives de la quantité.
Ces propriétés sont au nombre de trois, savoir la localisation, Y impénétrabilité, la dilatation ou la compression.
76 . Si la localisation existe et si elle est toujours unique'. A. — La localisation est la propriété par laquelle un corps