‹ Cours de philosophie scolastiqueChapitre 258 sur 291 · Farces. La vie, p. 43. — Vallet. Im vie, V p., c · texte numérisé non relu

Farces. La vie, p. 43. — Vallet. Im vie, V p., c

TRC)I>;iEMR PARTIE, LA VIE

dispose les éléments organiques, communs à tous les corps vivants », »

101. — H. — Quelque forme qu il prenne, avons-nous dit, l'orgaiiicisnie est faux ; or il a trois formes : l'organicisme mécanique, p/njsico-c/iimique ot le semi-organicisme.

I. — Le mécanisme vital n'admet pour expliquer la vie qu'un mouvement extrinsèque à la matière organique. Mais le mouvement mécanique n'explique ni le mouvement vital, ni la formation de V organisme.

l^amouvement vital d'iïîërt^ essentiellement d'un mouvement mécanique. Celui-ci, en effet, le mouvement d'une pierre projetée en l'air, par exemple, est proportionnel à l'impulsion reçue ; il reste indifférent h telle ou telle fin ; il est extrinsèque à la pierre, et enfin tout à fait passif. Le mouvement vital, au contraire, le mouvement nutritif, par exemple, n'est aucunement proportionné à sa cause extérieure ; il a une finalité manifeste et spéciale pour chaque être; il procède d'un principe immanent, intrinsèque ; enfin il est vraiment actif, car il dirige d'aulres forces ^.

Le mouvement mécanl([ue n'explique pas davantage la formation de Vorganisme. Sans doute, une machine déjà entièrement construite peut être mise en mouvement par un moteur extrinsèque ; mais elle ne saurait se construire ellemême et se reconstruire sans cesse, comme le font les machines vivantes.

IL — L'organicisme physico-chimique enseigne que, les forces physico-chimiques, les affinités, la chaleur, l'électricité, le magnétisme donnent une explication suffisante des mouvements vitaux. Mais, quelque nécessaires que soient ces forces dans l'être vivant, il faut néanmoins reconnaître qu'elles sont dirigées par un principe vital, car seules elles ne sont pas une explication suffisante de la vie.

a) Elles doivent être dirigées par un principe vital. — En effet, sans ce principe elles peuvent exister dans la matière, mais ne sauraient jouir d'aucun mouvement spontané et immanent, ni à plus forte raison marcher avec ensemhle vers un hut déterminé, savoir, la formation et la conservation de l'être vivant.

i. Traité de chimie, t. II. — 2. Farges, La vie, p. 3"-46. — Vallet, La vie, r- p.. c. d et p. 52.

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b) Elles ne sont pas une explication suffisante de la vie. — Il est peu probable qu'elles suffisent à élaborer les matières organiques, dextrine, albumine, etc., qui sont la nourriture immédiate de l'être vi\"ant ; mais sûrement, nos adversaires l'avouent, elles ne sauraient suffire <^ former un seul organe, si minime soit-il ^

Donc, une fois de plus, les forces vitales diffèrent essentiellement des forces physico-cbimiques.

III. — C'est pourquoi, dans l'Ecole de Paris, le semi-organicisme admet des forces vitales, spéciales à l'être vivant, sans bien les définir. Hobbes et Broussais parlent à' irritabilité, Bichat de contractilité et de sensibilité, Robin et Gerdy d'autres forces de même genre. Mais, pouvons-nous leur objecter, ces forces viennent ou de l'organisation ou du principe qui a formé l'organisme lui-même, c.-à-d., du principe vital ; en ce second cas, nous avons gain de cause ; dans le premier, le phénomène principal de la vie, la formation et la reconstitution perpétuelle de l'organisme, n'est p»s expliqué ^.

ARTICLE II

Xaturc du principe vital.

Demandons-nous si c'est bien une forme substantielle ; non pas sans doute une forme spirituelle subsistant par elle-même, mais une forme unique et indivisible.

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