‹ Cours de philosophie scolastiqueChapitre 26 sur 291 · Division générale des raisonnements. — Le raison · texte numérisé non relu

Division générale des raisonnements. — Le raison

nement est une opération de l'esprit par laquelle un jugement est (léchât de jugements antérieurs qui le contiennent logiquement. Or :

lo Une chose ne peut être contenue dans une autre que de deux façons différentes : comme le singulier dans l'univei-sel, ou comme l'universel dans les singuliers.

2° De plus, il y a deux manières de conclure d'une chose à une autre : on peut conclure du genre à l'espèce et de l'espèce aux individus, ou bien des individus à l'espèce et de l'espèce au genre. La foi'me du i-aisonnement sera donc double : la déduction et V induction.

Le raisonnement déductif est celui dont la conclusion est contenue dans les prémisses comme la partie dans le tout. Le raisonnement indue tif est celui dont la conclusion est aux prémisses ce que le tout est aux parties. Exemples : ( Toute vertu est aimable ; Déduction <. Or la prudence est une vertu ; ( Donc la prudence est aimable :

( La prudence, la justice..., sont aimables ; Induclion < Or la prudence, la justice... sont toutes les vertus ; ( Donc toutes les vertus sont aimables. 49. Comparaison de ces deux raisonnements. A. — Ressemblances. Les raisonnements inductif et déductif ont le même nombre d'idées et de jugements.

Il y a trois idées comparées dans l'induction, aussi bien que dans le syllogisme. Mettons de côté, dans l'exemple ci-dessus, le grand extrême « aimable » ; il y a encore deux autres notions. En effet, les parties, c'est-à-dire les vertus, sont considéi'ées à un double point de vue : 1° en tant que parties ; 2° en tant que constituant un tout : ainsi elles forment deux notions distinctes, au moins logiquement.

L'induction contient aussi, au moins implicitement, trois jugements, comme on peut le voir dans l'exemple cité. Nous disons : au moins d'une manière implicite ; car il arrive souvent que la mineure se trouve sous-entendue. Voici un exemple de S, Thomas. « Longtemps le médecin a vu telle herbe guérir de la fièvre chaque malade : Aristote, Platon et beaucoup d'autres ; donc, conclut-il, cette espèce d'herbe guérit purement et simplemiMit de la fièvre. »

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