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Peut-on connaître et discerner le vrai miracle

T.IKSK

Le miracle est co/uuiissad/e, tant comme fait Instorique, que couime fait surnaturel.

A. — Preuve. — Tous les faits extérieurs, sensibles, quels qu'ils soient, peuvent être vus, entendus, perrus par les sens ; partant, ils sont ol)jet de témoignage ; à plus forte raison, si, comme c'est le cas pour beaucoup de faits miraculeux, ils sont faciles à saisir, d'une grande importance, accomplis devant de nombreux témoins. Naturels ou surnaturels, les faits sont des faits, et du domaine de l'histoire.

C'est donc une if rave erreur d'avoir écrit, par ex., « que la résurrection n'est pas proprement un fait d'ordre historique, mais un fait d'ordre purement surnaturel, supra-historique, et qu'elle n'est pas démontrable par le seul témoignage de l'histoire ' ». Il est manifeste, en elTel, qu'un homme soit vivant et marchant, soit mort et dans un tombeau, soit ressuscité et palpable sont trois faits sensibles et objets de témoignage.»

Il est vrai que la méthode historique ne saisit pas la cause, qui les produit et n'établit pas, par ex., hi surnaturalité d'une résurrection. Mais elle ne prouve pas davantage le caractère naturel des faits qu'elle rapporte. Ceci est du ressort des sciences supérieures, et concerne la discernibilité du miracle, et non sa constatation historique.

B. — La difficulté est plus grande quand il s'agit de discerner le vrai miracle de certains faits extraordinaires produits par des forces cachées de la nature, par l'artifice des hommes, ou par le prestige des démons. Aussi ne manquetil pas de gens qui, tout en reconnaissant la possibilité du miracle, nient, comme Rousseau, sa discernibilité, et d'autres qui sans raison se montrent trop exigeants avant d'admettre son existence.

Cependant, il y a des signes distinctifs fournis par la science, la philosophie, la morale et la théologie : 1° Le miracle se distingue des faits naturels, toutes les fois qu'il contredit une seule loi de la nature scientifiquement certaine ; telles sont : la résurrection d'un mort ; la guérison subite d'une lésion organique, etc. — On ne peut attribuer de tels faits à des forces

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