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PREMIÈRE PARTIE, DIALECTIQUE

aussi Aristote défini t-ll lo terme : ce en quoi se résout /a proposition, à savoir en prédicat {attribut) et en sujet. Do fait, toute proposition a un commencement et une fin, puisqu'elle se compose d'un sujet et d'un attribut qui en sont les extrémités, c'est-à-dire les termes. Ex. : Dieu est adorable.

Le terme est appelé loi/ique, externe ou même oral.

Logique : c'est qu'ici, en effet, nous ne le considérons que comme signe des opérations de l'esprit ; le point de vue n'est donc pas le même cfu'en grammaire.

Externe : ainsi il est différent du terme mental ou concepinterne, qui ne sort pas de l'esprit (n. 21).

Oral enHn : habituellement, en effet, c'est une émission de voix, une parole, un mot : en ce sens seulement il diffère des autres signes, tels que l'écriture, le geste, etc.

R. — Considéré en lui-même, le terme est un signe sensible et principalement un mot qui manifeste nos idées. Mais cette définition a besoin d'être développée.

52. Définition du signe ; ses espèces. — A. — On définit le signe : uno chosi- tout d'abord connue et dont la connaissance conduit par elle-même à la connaissance d'une autre chose. Ainsi la fumée est signe du feu.

1° C'est une chose tout d'abord connue. Une chose inconnue n'est pas un signe proprement dit. Ainsi, dans la perception des sens, l'espèce impresse, étant inconsciente et inconnue, n'est pas un signe de l'objet.

2** Cette chose, une fois connue, conduit à la connaissance (tune autre chose, qui est la chose signifiée, ou la signification du terme.

3° Et elle y conduit par elle-même, c'est-à-dire par sa seule connaissance, en vertu d'une sorte de lien entre le signe et la chose signifiée, et c'est là la vertu même du signe. '

B. — 1" C'est dans une opération intellectuelle que consiste le langage des anges : leur signe est donc purement spirituel. Quant aux signes qui permettent à un homme de transmettre sa pensée à d'autres hommes, ils sont toujours sensibles.

2° Le signe sensible est formel ou imtrumenial. Le signe formel est l'image même d'une chose, et naturellement celte image amène à la connaissance de la chose qu'elle représente ; ex. : la statue de César. .\usâi l'appelle-t-on également représentation parce qu'elle est comme une se-

conde présence de la chose même. — Le signe insirumental, au contraire, exprime une chose sans la représenter ; ex. : un gémissement, le rire. C'est pourquoi on l'appelle simplement expression de la chose avec laquelle elle est en rapport.

3° Le signe est nature/, arbifraire ou mixte. Le signe naturel est celui qui manifeste quelque chose en vertu d'une qualité naturelle ; ainsi les sanglots expriment naturellement la douleur, et le rire, la joie. Le signe arbitraire, encore appelé signe de convention, est celui qui dépend du bon plaisir de l'homme ou de Dieu, tel est le laurier, signe de la victoire, ou le mot qui la signifie. Le signe mixte vient en partie de la nature, en partie d'une convention ; ex. : le glaive est un signe de guerre.

53. Définition du mot. — A. — Parmi les signes arbitraires de la pensée humaine, au premier rang vient la parole qui est composée de mots. Le mot « é-.s-/ une émiasion de voix articulée, fjui, par suite d'une convention, est le sif]/ne de la pensée ».

1 0 C^est une émission de voix articulée. — Il faut, en effet, distinguer le son inarticulé proféré par l'animal, tel que le cri ou le chant, et qui n'exprime que les émotions, du son articulé que l'organe de la phonation chez l'homme modifie de diverses manières, et qui seul exprime l'idée.

2" Le mot, par suite dune convention humaine, est le signe de la pensée. — En un sens, on peut dire que les mots sont naturels, car par le seul fait que l'homme est un animal sociable, il communique naturellement au moyen du langage ses idées aux autres hommes ; mais la détermination des mots est conventionnelle. C'est le bon plaisir de l'homme qui donne leur sens aux mots animal, plante, pierre, etc.

B. — Il y a dix espèces de mots, d'après la Grammaire. Les principaux et les seuls dont s'occupe la Logique sont le nom, le verbe et Vattrihut.

En elTet, comme Ta remarqué Aristote, « tout se trouve ramené aux rapports de substance et d'accident, c'est-à-dire, de sujet et d'attribut. L'être (le verbe) domine toujours pour unir les deux termes du rapport. A ceux-ci se rattachent tous les autres rapports possibles d'action, de passion, de causalité, de lieu, de temps, etc., exprimés parles catégories qui ont une portée logique et grammaticale » (E. Blanc).

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