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Proposition modale ; sa définition; ses espèces

A. — Dans une proposition l'attribut est simplement nïin-mè ou nié du sujet ; ex. : Dieu est juste ; ou bien on indique en outre la manière dont l'attribut convient au sujet ; ex. : Dieu est nécessairement juste. La première proposition est absolue

et porte sur l'existence ; la seconde est appelée modale, elle porte sur la manière d'être.

Dans les propositions modales il y a deux choses à distinguer : rafflrmation de l'attribut et l'affirmation de son mode. L'affirmation de l'attribut est la proposition même : Dieu est juste ; le mode est la raison selon laquelle le prédicat convient au sujet ; Dieu est nécessairement juste. La vérité d'une telle proposition dépend donc à la fois de la vérité des deux affirmations, car si l'attribut ne convenait pas au sujet, aucun mode de cet attribut ne peut lui convenir.

B. — L'attribut ne peut convenir au sujet qu'au point de vue de sa nécessité, de sa contingence, de sa possibilité et de son impossibilité. Il n'y a donc que quatre modes d'être, et c'est pour cela que les Logiciens l'amènent à quatre les propositions vraiment modales. Ex. : Il est nécessaire que Dieu existe. — C'est une cbose contingente que l'homme existe. — Il est possible que Pierre court. — Il est impossible que la matière pense .

Nous disons quatre propositions vraiment modales ; car, en grammaire, les modes sont plus nombreux : « Pierre étudie très bien, . — bien, — lentement, etc. ». Mais dans ces propositions l'adverbe modifle l'attribut « étudiant », et non pas la convenance entre le sujet et l'attribut. Les modes des propositions ne sont donc pas innombrables, comme le veulent des modernes.

ARTICLE m.

Propriétés relatives des propositioJis .

Si maintenant nous prenons les propositions non plus en elles-mêmes, mais dans leurs relations, nous leur trouverons différentes propriétés. Une proposition comparée avec une autre peut lui être opposée, équivalente ou réductible. — D'où trois propriétés relatives : l'opposition, Véquipollence et la conversion.

§ I. — Opposition des propositions.

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