VINGT-QUATRIÈME LEÇON
S09IHA.IRE.
Suite de la dernière lejoD. Quelalbéoriedn jugemealeomme perception d'un raiijiorl de coDTCDance ou de ditconre-
saiice entre ds> idéei luppuie que lout ju^meol eat fondé lur une cani|iaraiion. BéFiilatioD de la tbéorie du jugement comparatif. — De< axiom». — Det propoiitioni idintiqnet. — De la raiion el de la fol. — Du ayMoEiime. — De l'en- Ibouiiasme. — Dei cauiei d'erreur.— Dlviiion dei tciaoeei. Fin de l'exameo ilu quatrième iivre rie VJBtttU lur l'entendement humain.
Je crois avoir «uffisamment réfulc, par ses résallaU, la théorie de Locke qui fait consigter la coanaissance et le jugement dans une perception de rapport de cod- TCnance ou de discoDveuaDce entre des idées; je crois avoir démontré que cette théorie ne peut domier la réalité, les eiietenceg; qu'elle est condamnée à partir de l'atwiraction, et à aboutir à l'abUraction. Aujourd'hui, je Tieiu exanÛDer cette niâme théorie sous une anb«
VinCMlUÂTItlkKE LEÇMI. I«T
face, noo idnadaDS sei résultats, mais dans ses principes , dans son principe essratiel , dans sa condition même.
11 est évident que le jugement ne peut être la perception d'un rapport de convenance ou de disoonvenaoce entre des idées, qu'à cette condition qu'il y ait eu comparaison entre ces idées : tout jugement de rapport est nécessairement comparatif. C'est là, si l'on ; fait attention , le premier et le dernier principe de la théorie de Locke ; principe que l'analyse infaillible du temps a successivement défjagé et mis à la tète de la logique sensualisie : il est au moins en germe dans le quatrième livre de VEitai mr l'enttnâftuiU kttmain. C'est là qu'il faut le saisir et re:(aininer.
Encore une fois, la théorie du jugement comparatif, comme celle qu'elle résume et qu'elle domine, est une théorie illimitée , absolue , dont la prétention est de rendre compte de toutes nos connaissances, de tous nos jugeinenls ; de sorte que si la théorie est exacte, c'esi-â-dire si elle est complète, il ne doit pas y avoir un seul jugement qui ne soit un jugement comparalif. Ainsi je pourrais, je devrais même dans cette leçon, comme dans la précédente, aller de jugements en jtig^ ment* , leur demandant s'ils sont en elTet ou s'ils ne sont pas le fruit d'une comparaison. Mais ce luxe de méthode m'entraînerait trop Loin, et le long espace qui me reste à parcourir m'avertit de me hiler. Je dirai donc tout d'abord que s'il y a beaucoup de jugements qui sont incontestablement des jugements comparatif.
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il en eit beaucoup autsi qui ne la sont potnl, et qutci encore tout jugement qui implique la réalité et l'euBtence exclut toute comparaison. Commençone par tHen reconnaître lei conditioni d'un jugement comparatif, puii nous vérifieroni ces condiliong sur les jugements tfii impliquent l'eiisLence. Nous renirerons sans doute UD peu dans nos raisonuenienls antérieurs ; mais il Ift fut pour pourmiivre et forcer dans son dernier retrancbement la théorie de Locke.
Pour qu'il y ait comparaison, il faut deux termes i comparer. Que ces termes «oient des abstractions ou des réalités, c'est ce qu'il ne s'agit plus d'examiner; toujours es^il qu'il en faut deux, ou la comparaison est impossible. Et il faut que ces deux termes soient connus antérieuremenl à la comparaison qu'on en vent bite, qu'ils soient présents à l'esprit avant que l'esprit les compare et juge. Cela est bien simple ; eh bien, Bâia suffit pour renverser la théorie du~ jugement comparatif, en matière de réalité et d'existence. Li, en efiet, je maintiens que le jugement ne porte pas et ne peut pas porter sur deux termes.
Prenons, par exemple, l'existence personnelle, et voyons quels sont les deux termes qu'il s'agit de comparer pour en tirer ce jugement : j'existe. Sortons, pour oetI« fois , de l'abstraction du moi et de l'abstraction de l'existence qui, nous l'avons vu , ne peuvent d<mner qu'un jugement abstrait ; prenons une hypothèse plus favorable; rapprochons-nous de la réalité. Il est indabitable que si nous ne penùoos
TraGT-(|IUTBl£llB LBÇ<Ht. tl9
jamais, si nous n'agiuJoDs jamais, si noua ne sentions jamais, jamais non pins nous ne saorioni que Dons sommes. Sensation, action, pensée, il faut absolamenl qu'un phénomène quelconque paraisse sur le théJitre de la eoDScience pour que reniendement puisse rapporter ce phênomëDe au sujet qui l'éprouve, à ce sujet qui est nous-uëme. Si donc la connaissance est ici lefrnil d'un jugement comparatif, les deux tennes de ce jugement doivent ëtce,d'uu côté, l'action, la sensation, la pensée, el en général tout phénomène de conscience; et de l'autre câié, le sujet mot .- je ne vois pas d'autres termes possibles de comparaison.
Maintenant, quelle est la nature de ces deux termes? Et d'abord, quelle est celle du phénomène de con- Bcienceî Le phénomène de conscience est donné par une aperception immédiate qui l'atteint et le conualt directement, et c'est parce que cette connaissance est directe qu'elle est entière et adéquate à la réaUté m£me. Voilà déjà une connaissance ; je dis une connaissance, car, ou on dispute des mots, ou une aperception de conscience est de la connaissance, ou cen'est rien. Or, s'il y a là connaissance, il y a en jugement; car, apparemment, il y a eu croyance qu'il y avait connaissance, il y a eu affirmation de la vérité dd cette connaissance; et que celte affirmation ait été tacite on expresse, qu'elle ait eu lieu seulement dans les prorondeurs de l'intelligence ou qu'elle ait été prononcée du bout des lèvres et avec des mots, elle a eu heu, enfin ; et afBrmer, c'est juger. 11 y a d«oc eu
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leo HISTOIRE DE Lt raiLOSOPflrE.
jugement ; or il n'y a encore ici qu'un aeul t»me , savoir, ou ]a gentalion ou l'action, ou la pensée , en un mot un phénomène de couBcience : donc il n'a pa y avoir comparaison ; donc encore, selon Locke, il n'a pu y avoir jugement, si tout jugement est comparatif. Toutes nos coiinaiaBances ge résolvent , en dernière analyse, en aOSrmations du vrai ou du fauï, en jugements, et il implique que le jugement qui donne la première connaissance, la connaissance de conscience, •oit un jugement comparatif, puisque cette connaissance n'a qu'un seul terme, et qu'il en faut deux pour toute comparaison ; et cependant ce seul terme est une connaissance, et pr conséquent 11 suppose un jugement, mais un jugement qui échappe aux conditions que ta tliéorie de Locke impose à tout jugement. Ainsi des dam termes nécessaires de la comparaison de laquelle doit résulter le jugement ; j'existe , le premier à lui tout seul comprend déjà une connaissance , un jugement , qui n'est pas et ne peut pas être comparatif : il en est du second terme comme du premier. Si tout pliénoraëne de conscience , en tant que connu , implique déjà un jugement, il est évident que le moi qui doit éire connu aussi pour être le second terme de la comparaison, par celaqu'il est connu implique aussi un jugement , et un jugement qui ne peut pas non plos avoir été comparatif. Ea effet, si c'est le rapprochement d'une sensation , d'une volitJôii , d'une pensée et du moi qui fonde le jugement : j'existe, il suit qne ni le phénomène de conscience, ni l'être moi, qui s<mi
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les termea de cette comparaicon , ne doi?ent ni ne peuvent, cbacuD pris à part, venir de la comparaîum qui n'a pas encore eu lieu; cependanirunet l'autre de ces deux termes constituent des csnoaissaDces ; le second surtout est une connaissance importante et fondameniale qui implique évidemment un jugement. La théorie du jugement comparatif échoue donc contre le second terme aussi bien que contre le premier; et les deux termes nécessaires, selon Locke, pour qu'un jugement puisse avoir lieu , renferment chacun ua jugement , et un jugement sans comparaison.
Mais voici une seconde difficulté bien plus graveqne la première. Le caractère propre de toute connaissance de conscience est d'£tre une cononissaDce immédiate et directe. Il y a aperceptioo immédiate et directed'noe sensation, d'une volition , d'une pensée, et voilà pourquoi vous les connaissez parfaitement, vouspouveilei observer et les décrire avec certitude , dans tous lean modes, toutes leursnuances, tous leurs caractères relatifs ou particuliers, fugitifs ou permanents. Ici le jugement n'a pas d'autre principe que la faculté même de juger, et la conscience elle-même. Il n'y a pas de principe général ou particulier sur lequelle doive s'appuyer la conscience pour apercevoir ses objets propres. Sans doute un pliénomènesensitif, nciifoutntelleciaelabeaa avoir lieu ; sans un acte quelconque d'allenlion nous ne l'apercevons pas ; un acte d'attention est la condition de tonte connaissance de conscience ; mais, cette condition accomplie, le phénomène de conscience est aperçu et
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coDiiii directemenl. Mais il n'en e«t pas de l'être eoinme du phéDomène ; il n'en est pas du moi comme de la •MiBalion , de la Tolition on de la pensée. Un phéotA mène quelconque de conscience aperçn directement , fapposez que reniendement ne soit pas pourvu de ce principe, que tout phénomène suppose l'être, que Mute qualité suppose ud sujet, janiais t'eotendemeut ■e pourra juger que , sous la sensation , la voiition on la pensée, est l'être , le sujet moi. Et songez bien que je ne veux pas dire que l'entendement doit connaître ce principe sous sa fonne générale et abstraite , j'ai montré ailleurs que telle n'était pas la forme primitive des principes (<) ; je dis seulement que l'entendement doit ëlre dirigé, sciemment ou à son insu, par ce principe pour pouvoir affirmer et juger, pour pouvfùr soupçonner même , ce qui est juger encore , qu'il j a on être quelconque sous les phénomènes que la coascience aperçoit. Ce principe est, & proprement parler, le principe de l'être ; c'est lui qui révèle te moi ; je dis révèle, carie moine tombe pas sous l'aperception immédiate de la conscience ; l'entendement le conçoit' et y croit sans que la conscience l'atteigne et le voie. La sensation, la voiition, la pensée sont crues, parce qu'elles sont vues en quelque sorte dans l'intuition interne de la conscience : le sujet de la sensation , de la voiition , de la pensée , est cru sans être vu ni par le sens externe très-évidemment , iii par la conscience
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eUe-mtme ; il esl cru parce qu'il est conçu. Le phénomène seul est vigible à la conscience , l'âlre est invisible; mais l'un esl le signe de l'autre , et le phénomène viùble révèle rëtre invisible , sur la foi du principe en quesLion , sans lequel l'entendement ne sortilail pas de la conscience , du visible et du pliénomène, et n'atteindrait jamais l'invisible, la substance , le moi. De là la nature opposée de la connaissance du moi et de la connaissance des phénomènes de conscience : YttDe, toute manifeste, parce qu'elle est directe; l'autre, tout aussi certaine, mais moins manifeste, parce qn'elle est indirecte. N'oubliez pas encore cette dtSërence éminente dans le caractère de ces deux connaissances ; l'une est un jugement de fait, qui donne une vérité tans doute , mais une vérité contingente , cette vérité qu'il y a , en tel ou tel moment , sous l'œil de la conscience, tel ou tel phénomène, tandis que l'autre est un jugement qui est nécessaire , une fois sa eondition accomplie ; car anssitât qu'une aperception de conscience est donnée , nous ne pouvons pas ne pas juger que le moi existe. Ainsi , pour le second terme , le sujet moi , il n'y a pas seulement connaissance , et par conséquent jugement , comme pour le premier terme , mais 11 y a connaissance et jugement marqués de caractères tout particuliers. Il est donc tout à fait absurde de tirer le jugement de l'existence personnelle de la comparaison de deux termes, dont le second , ponr élre connu , suppose nn jugement d'un caractère S. Et il est trop évident que ce jugement
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ISt UISTOIRE m LA PBILOSOPaiB.
D'eu point un jugemeDt comparatif; car de qnelle Gom])arai>on pourrait sortir le moi? Invisible, il ne peut être amené tous l'œilde lacongcienceaTecle ph^ nomëne visible pour qu'ils soient comparés ensemble. Ce n'est pas non plus d'une comparaison entre les deui Croies que se lire la certitude de l'existence du second; car ce second terme nous est donné tout d'abord avec une cerlilDde quine croit ni ne décroît, et qui n'a pat de degrés. Loin que la connaissance du moi et de l'existence personnelle vienne d'une comparaison entre un phénomène et le mot, pris comme termes currélaiift , il suffit d'un seul terme, savoir, un phénomène de conscience , pour qu'à l'instant , et sans que le second terme, moi, ait été connu d'ailleurs préalablement, l'entendement parsa vertu innée etcetleduprincipe qui te dirige en cettecirconslance,conçoiveetenquelquesor(e devine, mais devine infailliblement, ce second terme, en tant que sujet nécessaire du premier. C'est après avoir ainsi conçu le second terme que l'entendement peut, s'il luiplait, le rapprocher du premi<;r , etcomparer le sujet moi et les phénomènes sensation , volition , pensée ; mais celle comparaison ne lui apprend que ce qu'il sait déjà , et il ne peut la faire que parce qu'il a déjà les deux termes , lesquels renferment tome la connaissauce qu'on cherche dans leur comparaison, et ont été acquis antérieurement à toute comparaison par deux jugements différents , dont la seule ressemblance est de n'être pas comparaiift.
Ainsi le jngcment de l'existence personnelle ne
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poFte pcànt sur la comparaison de deniL termes , mais sur iiD seul terme, le phénomèoe de conscience; celuilà seules! immédiatement donné, et c'est avec celuilà que l'eutendement conçoit l'autre , c'est-â-dire le moi et l'eiistetice personnelle elle-même jusque-là inconnue, et par conséquent incapablede servir de second terme à une comparaison. Or ce qui est vrai de l'existence personnelle l'est de toutes les autres eiiglences et des jugements qui nous les révèlent : primitivement, ces jugements ne reposent que sur une seule donnée.
Comment con naisse ns-nons le monde eitériçur , les corps et leurs qualités dans la théorie de Locke ? Pour commencer par les qualités des corps, si nous les connaissons, nous ne devons les connaître que par un jugement fondé sur nne comparaison, c'est-à-dire sur deux termes préalablement connus. Telle est la théorie ; mais elle est hautement démentie par les faits.
J'éprouveune sensation, pénible ouagréable, laquelle est aperçue par la conscience : voilà tout ce qui m'est donné directement, et rien de plus; car il ne faut pas supposer ce qui est en question , les qualités des corps ; il s'agit d'arriver à les connaître , et nrai de supposer qu'elles sont déjà connues. Et vous savez comment on arrive à les connaître, comment on passe de la sensation , de l'aperception d'un phénomène de conscience , à la connaissance des qualités des objets extérieurs (i). C'est en vertu du principe de causalité,
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s u puiLosopHte.
qui , aiMÛtAt qu'oD ptaéntHnène qaelcaBqos e ft paraître , nous pwte irrésistiblement à ea ehercber la cause ; dans l'impuiteince de nous rapporter à d<hi»mËmes la cause du phénomène involontaire de la wnsation, qui est actuellement sous l'ieil de la Gonscienes, nous le rapportons à une cause autre que nous, élrangëreà nous, c'est-à-dire extérieure; nous faisons autant de causesqu'il y a de classes distinctes de sensations, et ces causes dÏTerses sont les puissances, les propriétés , les qnalitéa des corps. Ce n'est donc pas une comp»raison qui nous fait arriver à la connaissance des qualités des corps; car la sensation involontaire nous eit d'abord donnée seule , et c'est, pour ainsi dire, sur 1> base de celte seide sensation , que l'esprit porte C6 jugement , qu'il est impossible que cette seosalion se suffise i elle-même , qu'elle se rapporte donc à une cause, il une cause extérieure, laquelle est telle ou uUe qualité des corps.
La théorie de la comparaison ne peut donner le* qualités du corps ; elle donne bien moins encore lo tubtlratum, le sujet de ces qualités. Vous ne crojei pas qu'il y ait seulement devant vous de l'étendue, de la résistance , de la solidité, de la dureté , de la ratdlesse, de la saveur, de la couleur, etc. ; maia vous croyez qu'il y a quelque chose qui est coloré, élendo, résistant, solide, dur, mou, etc. Or il ne faut pas commencer par supposer ce quelque chose en même temps que ses qualités , de manière à avoir ces deni termes , les qualités extérieures , savoir , la solidité , la
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réiiaUiDce, la durelé, etc.; ploB, qoelque cboie de réellement solide , régistaot, dar, «te, deustennes qne toub puiwieE comparer, BËn de prononcer s'ils convietinent ou disconviennent. Non , la chose ne k passe point ainsi : d'abord , vous avez seulement les qualités qui vous sont données par l'application da imncipe de causalité à vos sensations ; puis , sur celte tenle donnée , vous ju^z que ces (jualilés ne peuvent pas ne pas se rapporter à ud sujet de la mâme nature, et ce sujet est le corps (i). Donc ce n'est point k la comparaison des deux termes dont l'un , le sujet des qualités sensibles , vous était d'abord pro^ fondement inconnu , que vous devez la connaissance du corps.
n en est de même de l'espace. Là , encore , vous n'avez qn'nn seul terme, une seule donnée, savdr, les corps . et , sang avoir aucun autre terme , sur celaità seul vous jugez et ne pouvez pas ne pas juger que les corps donnéisont dans l'espace : bconnaissance de l'espace est le fruit de ce jugement qui n'a rien à voir avec aucune comparaison; car vous ne connaisseE pas l'espace antérieurement à votre jugement; mais le corps vous étantdoané, vous jugezqueVespace existe^ et c'est alors seulement qu'arrive l'idée d'espace, c'està-dire le second terme (s).
Même chose pour le temps. Pour juger que la suc-
(1) LeçoD 18>.
(3) Ibid.