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choses matérielles ? Où y en a^*til itoos atteKtio» , sans soins, sans iiuiosirie , et , pour tout dive^ «ans liberté ? Les Tertils sociales sent-ellea antrç ^60e que la[ liberté appliquée à la justice et^u droit? les yertus religieuses autre chose encore que la libwté appliquée au cuke de Dieu ?
n est donc trè»-Yrai qu'il n'y a pour nous de moralité et de dignité qu'au mioyen de la Hberté. Ms^ p<lur cela il est ^néeiossaire que nous uaîoas bien de cette faculté et que nous sachions par ocmséqiient comment il convient d'en acciHnplir les difiSérentes opérations.
Or que faut^il que<nous) fassions pour être .légitimement libres ? Quels sont les csuractères de cette nouTclle perfection à laquelle nous deitms tendre?
Il s'agit en premier lieu de bien nous posséder et d'amr sur nous-mômesun empire assesiétendu pour ne pas nous Taîssier arrêter, oa emporter aveuglément par les forces qui nous enevironnenL Au4our de nous tout est< obstaele, résistance et embarras y ou puissanoed'im)pcdiian, d?eicitatioii et d'^ntraâietnent. %ki8 aiMàu» à nous garder de ces périls de tout geîirey à nouB ttvec de) Frétât d'empêehjBmoit et dlinaeti^Mi où nqus« tiennent certaine» causes, àlutt^oahtrelenuMiivemttitqiie nous imprnpaent certaines autres ; nous:. iavons à non» dégager ou à non» modérer, à nous développer ou à i|ous retepirv et, dàn» tous les cas , à nous affranchir de manière à pouvoir agir avec oon^
seil et prévoyance. Il y a là deux iM)rtes "d'exercices qxà , s^on les cifroonstanoes , conTiennent également biorà la &cuhé de se posééder : l'exerctce d'énergie, de courage et d'élan, exc^ent contre les toi^ations de tamgaeor et de mollesse; l'eKerciee de t e mpérance, de patienee et de rési* gnation , si utile dans les épreuves vives , promptesetsaisissantes* Celui auquel manquerait ce double pouvoir sur lui-même, et qui feiMe à la f<H6 contre les causes qui l'endialnent et celles qui le précipitent, ne ferait que passer au gré des événemensde la torpeur à la violence, et de la violence à la torpeur, celui-là ne se posséderait pas et n*aurait point de moralité. Mais celui même qui ne pécherait que par Tun ou l'autre de ces défauts^ qui saurait se contenir et ne saurait pas s*exeit^, ou qui capable de promptitude, ne le serait pas de discrétion, celui-là encore se po^Rsiéderak mal , parce quHl ne se posséderait qu'à demi. La pleine possession de soi-même est dans une égale xp^ tnde au calme et au mouvement, à la vigueur et au sang-froid , à des qualités qui se concilient malgré leur apparente contrariété. Il n'y a au reste que les âmes douées d'une vraie et forte liberté, il n^ a que les grandes âmes qui aient une telle perfection ; les autres , et c'est le grand nombre , ne Font qu'à un degré inférieur; aussi ne sont-elles pas pleinement libres, quelques-unes même le sont-elles à peine.