‹ Cours de philosophie, Volumes 3-4Chapitre 21 sur 39 · GOU · texte numérisé non relu

GOU

vous du physicien le secret de soutirer et de dissiper le feu du ciel. Nous prenons la foudre comme dans un piège et Tensevelissons au sein de la terre. Moios heureux contre d'autres fléaux, €t particulièrement centre ceux qui, sous la Ibrme de maladies nouvelles et inconnues^ atteignent , altèrent soudain , et ^ détruisent nos organes , nous ayons cependant encore hien des ressources contre leurs tristes effets. En sorte que chaque lois que la nature entre en guerre avec nous et les nôtres , nous ne devons pas bé^ter de nous armer de tous nos moyens de défense et d'attaque pour la repousser^ la oom))attref la vaincre s'il se peut^et s'il se peut Aurtout,la soumettre et la dompter. Il est beau de la braver , plus beau de la conquérir; et notre gloire est moins encore d'abattre et démettre à mort le géant menaçant , que de je contenir en sesviolenees , que de le calmer et de l'adoucir , que de le dépouiller de sa sauvage et horrible énergie , pour l'amener à l'action docile et inoffensive d'un serviteur obéissant. Ce n'est pas seulement pour nous que nous avons la civilisation, c'est aussi pour l'univers, qui , jusqu'à un «ertain point, peut en sentir l'influence. Nousavons sans doute avant tout à nous l'assurer à nous-mêmes, à nos frères , à nos semblables , en un mot à l'humanité ; mais nous avons aussi à la porter et à la répandre hors de nous , à la faire passer de la so- (;iété des forces intelligentes , à la société , ou si

l'on aime mieux , an monde des forces ph^^iques; nons avons à l'étendre même aux êtres qui ne vk rent pas de la même vie que nous : nous la de* vons , j'ose le dire , même à la plante , même à la pierre , qui , sans nous , sans notre travail, resteraiait brutes et agrestes , et n'auraient pas la Valeur qu'elles reçoivent de nos mains ; et nous la leur devons d'autant plus qu'elles ne peuvent rien par elles-mêmes , et que nous sommes en quelque sorte les providences en sott»<Mrdre que la Providence suprême a chargées de les soigner. Liés à tous les êtres de la créaticm , de leur famille , pour ainsi dire , notre tâche de perfectioniiement nesebomepasà nôtre personne; elle embrasse une foule d'existences qui se rattachent à la nôtre, et qui j à des d^^és différons, sont destinées à en suivre la marche et les progrès ; leur destination , au moins pour une part, rentre dans la nôtre et s'y lie; comme la nôtre et à cause de la nôtre , elle nous impose des obligations. Il y a donc pour la nature une véritable civilisatioo qui émane de nous , et. qu'il est de notre devoir de lui communiquer le plus possible , afin que le plus^ possible elle soii^ à l'homme et selon l'homme. Or si jamais il nous* importe de développer à son égard cette pms-^ sance civilisatrice, c'est bien surtout lorsqu'elle vient à nous, fougueuse, déchaînée, prête à nous dévorer en quelque sorte ; en cet état Taborder, tout d'un coup, ou lentement, s'en em-r

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parer ei la eontenir , &ire iooatber m funa , l'apprivoiser et ramener à fléchir août notre maîit; ▼oilà notre ynde misrôn , màsm^n de paix et 4b trarail, qui eomm^ice par d'afireiue» luttes et finit par d'immenses et menreillei£»es eoQ^étea.

La seconde récrie de conduite, relatâyeà la nature, a pour objet sa beauté. Je tacherai d'être oourt en l'exposant ; car je sens que malgpré moi , et par l'entrainememt du sujet y j'ai à cramdre les explicatioffis , et parmi ces expUoati(ms des répétitioBS presque inévitables^

La nature est belle dans son msemble ^ de tous lesipenres de beauté; tantôt elle nous son^ rit arec le- clmrme de l'enfent dont le Ttf et doux TÎsage , la grâce û délicate , l'innocence si pure , nous toodient jusqu'au fimd de l'âme; dAe nous réjouit , nous émeut , et éreille en nous qudque chose' de cette poécde d'un cœur de père que nous aTons ponr toute créature , même maenaible et inintelligenite , qui nous semble dass sa fiabiesfse me pouvoir bien se développer que sous la protection de notire amour et le reganl de notre admiration; tel est l'attrait qu'elle a pour nou^ dans l^umble fleur et le petit oiseau; tantétaons d'aiKtres traits , toujours pleine de séductions, mais d'usie séduction plus sérieuse , sans; nous en imposer encore comme quand elle s'^ève au sublime , elle excite cependant en «eus un profond plaisir du gont , et nous ravit par la noblesse ,

par raûanoe et la ^^raodmir de ses beaux déve loppemms; o'^it ainsi qu^elle nous semble dans «n jour por et serein , dans une *iiui| calme et elaire , dans «n fleave qui eoule en paix , lioipide et tninspaireat; tantôt enfin pveoant enoore im nouveau oaraotè» , ôèntinnant à întér^ser et à oaptîrer notre admiration , -mais mêlant à nés impressions je ne sais quoi' dé séTèro , de s^ennel et de rdi^eux ; plus puissante <{«e jamais , toute puissante , si on pouvait le dire 4!mn autre être que de Dieu ; nM^iestaettse etimmense , subUme en un mot , eUe tnoos iq)pai;pit conuaie une force qui s'exalte , gcandk jusqu'à i'infini , ^t. ^e dépMe sfms obstacle dans une «arrière iUintitée, Telle nou3 b voyons «dans ces tempêtes qui remuent et troûUent les élémeiis , «bans ces masses cotesiales qn'nne si vaste ^ergie a soulerëes, organisées et posées là pour Tétemité , dans ces plaines sans fe , ces dbimes sans fondée! cette spleadide voûte des cieux ; et alors nous la omiteraplons areo un saint ^tremblement; eUe ne œsse pas de nous plaire , car c'est la Ycrtu de tout ce qui est beau; mais dans te sentiment jqii'eHe nous inspiee ii y a u»e sfMrte.'d'bttmBiié et de reconnaissanoe tacite de notre âdblesseet idé notre petitesse; ^

Or, quand la. nature se montre à< nous sous Tus ou Tautre de ees aspects , nous fât'^le d^aiU le«9s inuli^ pour les nécessités de k vie , par cela seul qu'dle est belle et qu'elle excite <ilam

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notre âme de poétiques sympatkies; qu'elle k remplit de sa |;race , de sa n<^lo68e et 4e sa su^ biimité ; qu'elle l'eiudiante et l'émermlle, elle la recrée , la yirifie , la fortifie réellement , et la dis^ pose par conséquent à mieux remplir sa destination. Qu'elle ait sur elle un tel^fot, qu'elle la p<^te au bien par Tinfluence et le charme heureux de ces impressions, c'est ce que savent tous ceux qui ont senti ce c[ue répmid dans l'âme de calme et de pureté , d'élévation et de grandeur ^ la religieuse contemplation des beautés de l'univers. Qui jamais a été touché de» magnificences sans nombre de la terre et des eieux , qui les a vues et adorées avec un saint recueillement ^ sans se trouver soi-même ensuite meilleur et plus parfait? qui n'a pas puisé dans ces émo^ons comme un principe de -vertu ? qui n'a pas aimé l'idéal en soi , après l'avoir aimé hors de sor ? Observez-vous en présenee de ces images admirables , que Dieu a empreintes à dessein d'une m vive poésie, et dites si, en les contemplant, vous n'auriez pas honte de ne reconnaître en vous que souillure et turpitude; si vous n'aspires pas avec amour à être vous^tnéme dans votre vie ce que ces êtres sont dans la leur, à avoir votre perfection comme ik ont leur perfection , à mettre votre excellenceen harm<mieavec leur excelience; dites si vous ne souffrinez pas de voir en vous rhumanité flétrie, déshonorée, en face la force

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physique, brillante, et florissante? si vous n'éprouveriez pas le besoin de vous relever de cette humilialion , de repr^idre votre rang , et d'être aufôi devant Dieu des créatures admirables ?

Tout vous fait la leçon autour de vous , tout vous précbe et vous enseigne en un langage qu'il ne s'agit que d'écouter avec religion pour le com* prendre et en profiter. Sans doute , les exemples qui vous viennent de vos semblables , plus clairs, plus expressifs , parlent mieux à votre cœur, et l'animent d'une plus prompte et plus active émulation; i^aijis les êtres inintelligens. eux-mêmes, quand ils sont à vos yeux caractère de modèles , élèvent vos pensées , les purifient et les sanctifient Il y a toute une morale dans la beauté des qualités qu'ils offrent à vos regards ; et pour qui sait interpréter et saisir le sens secret que Bieu dans sa sagesse leur prête et leur communique , les avis viennent de toutes parts; la terre et les cieux parlent à l'bomme, et dans leur m^^stérieuse éloquence l'avertissent de songer à lui , et de ne pas s'oublier en ses défauts au milieu de tant d'existences si poétiques et si parfaites.

J'ignore si mon idée est suffisamment expliquée ; mais ce que j'entends par ce qui précède, c'est que la nature en ses merveilles agit sur nous comme un artiste , qui , d'un génie tout inspiré , nou6 initierait au goût du bien , non par philosophie et prédication , mais par peintures et vives

images. La nature est cet aHiste ; elle i^patid dant ses teurres une beauté si raTissante , qu'elle nous attire et nous gagne à F'Ordre par la magie ée ses effets , et qu'à la vue de ses tableaux , une indici* ble innocence pénètre en nous , et y introduit la paix, la sinaplieité, la pureté et le calme de l'âme; mbraliste infaillible, parce qu'elle ton* cbe au lieu de démontrer; qu'elle mêle à ses leçcms un perpétuel encbantement , parlant de rertu par les cieux , par la terre et les mers , par toutes les majestés de la création , et aussi par le miracle des infiniment petites choses , par le ciron et le brin d'herbe ; elle tient de Bien une persuasion qui vaut souvent mieux que celte des paroles ; elle dit tout en une langue maîtresse des cœurs et des esprits , et que Thumanité écoute tonjours avec une religieuse docilité.

Peu d'hommes, en ^et , résistent à ces enaeignemens , qui se traduisent à leur âme par ce qu'il y a de plus gracieux et de plus imposant à la fois , de plus riant et de plus sublime parmi ks choses de ce monde ; peu ferment l'oreille à ce chant y qui ne se tait ni jour ni nuit , qui s'exhale ou éclate en suaves accens ou en solennelles harmonies. Mais ce sont ceux surtout que le malheur a brisés, qui éprouvent dans leur douleur un grand bien à recourir aux douces fêtes ou aux pompes brillantes d'une poétique nature. Us y retrouvent sous images et en signes admirables ,

daas la parure et la variété de» ^pècea averses, dans la beauté des lieux et des scènes qui les r^atr* plissait , dans tout oe drame de la TÎe physique , si intéressant , si bien (XHiduit , una intervention de la Proyidenee plus visible et plus direete qu'au sein des choses humaines. Au sujet des diose» humaines, l'affliction les aveuglait; ils ae emiservaient plus assez de sang-froid pour y re* connaître, comme partout, les traces profondes des conseils de Dieu , et ils doutaient , ne se confiaknt plus, laissaient aller leur destinée, fiaute de foi et d'espérance. Biais au spectacle si sensibioy si facilement intelligible des perfections dont est revêtue cette autre partie de la création , ils reprenn^it croyance et force , se relèvent, se raffermissent f et désormais , en progrès , ponrsui* vent avec constance leur marche vers le bien. La nature les a sauvés ; elle en a la puissance , elle a même celle de convertir des malheureux que le désordre et le vice ont flétris. Arraches-les , en effet , à la boue de leurs cloaques;, retirez- les de ces repaires , où pressés et enfouis , ils n'ont ja;mais sous les yeux qu'objets laids et repoussans ; prenezles à la taverne, au sein de leurs sales orgies, et menez-les , solitaires, à la clarté du soleil, parmi ces fraîches campagnes, que décorent et qu'ani^ ment tant de créatures de tous les règnes , mêlées et semées partout avecsun art infini ; conduisez-les au fond des bois , au bord des fleuves et des lacs,

derant l'océan et sar Tocéan et au sommet d^ montagnes ; qu'ils assistent tour à tour aux jeux simples et charmans , ou aux splendides exercîees de ces foix^es qui , de tontes parts, meuvent et forment la matière; quHls voient en tout ce monde un temple où mille autels se dressait pour recevoir et manifester le créateur , tantôt sous les apparences de la plus délicate des fleurs, tantôt sous le déploiement des masses les plus gigantesques , et leuts sens commenceront par être captivés et saisis, et puis leur âme sera réjouie ; elle sera ravie , remuée ; elle s'oubliera dans cette extase, elle y oubliera tout ce qu'elle était , elle dépouillera ses vieilles habitudes comme un vétem^it souillé, et pour être digne du saint lieu, elle se lavera et se purifiera. Alors ces hommes , qui , en continuant à vivre leur même vie, en présence des mêmes images , toujours en face du hideux , se seraient certes abrutis et dépravés sans retour, pour peu que ces nouvelles impressions persistent et continuent , pour peu qu'il s'y joigne , pour les féconder, quelques bonnes et saintes paroles, ces hommes s'amenderont, et la poésie de la nature triomphera encore en cette œuvre.

Puisque telle est sous tous ces rapports son action sur la moralité humaine, il n'y a pas à mettre en doute lé devoir qui la regarde. L'intérêt de notre destination qui , faute de ce secours, pour* rait en certains cas fléchir , s'arrêter , ne pas ae

bien développer , nous commande en ces situations d'avoir égard à la nature , et non-seulement de n'en pas détruire, de n'en pas négliger la beauté , mais , autant qu'il dépend de nous , de la cultiver et de la perfectionner. Quand quelque nécessité puissante nous contraint à fiaire autrement , quand , comme à la guerre , par exemple , nous n'avons pas à choisir entre l'utile et le beau, et que , pour nous défendre , nous sommes obligés de porter dans les plus belles choses la dévastation et la ruine , c'est un malheur , et nous le sentons à la tristesse qui no|^ gngne , au serrement de cœur qui nous saisit : mais du moins n'avons-nous alors aucun reproche à nous adresser. Que si nous n'avons pas eu ces raisons , et qu'il n'y ait eu de notre part que légèreté , caprice , brutalité et violence vaine , il y a malheur et mal tout ensemy e , et nous sommes coupables à notre détriment de barbarie et de folie. Celui-là est en quelque sorte profanateur et sacrilège , qui ne respecte pas dans l'univers les chefe-d'œuvre dont il brille , qui les brise , les abat , les mutile à plaisir , qui les dégrade pour les dégrader , les perd pour les perdre , y porte une main impie , sans voir que du même coup il se frappe aussi lui-même , en enlevant à une de ses plus nobles et de ses meilleures facultés , le sentiment poétique, son aliment et son objet. Une telle conduite est une atteinte à une loi de la Providence qui , III. 16

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enréalkantHir la terre aous tant de formes d'animaux, de yégétaux et de minéraux les types et les idées de son éternelle pensée , ne les a pas jetÀi là pour être ilétris et souillés , mais les a , au contraire , consacrés comme des révélations par images de ses divines perfections. On ne s'é^* loigne pas seulement de Dieu en troublant l'or* dre social , on s'en éloigne également en troublant l'ordre matériel ; et certes , sous ce rapport , il y a faute , et faute grave ^ à remplacer dans la nature le gracieux par le disgracieux , le noble par l'ignoble, le sublime par le monstrueux , à tourner tout en laid, à tout corrompre et à tout gâter.

Je voudrais donc que , sans pousser le culte de la nature jusqu'à une aveugle idolâtrie » on lui donnât cependant place parmi les règles de la morale; je voudrais qu'on le considérât non-seulement comme un art , mais comme un devoir , comme un bien ; je n'en ferais pas une religion , mais je ne crûndrais pas de le faire religieux. Je sais tous les inconvéniens , tous les dangers même qu'il y aurait à l'exalter outre mesure ; dès qu'on croit trop la nature , dès qu'on y croit absolument et à l'exclusion de toute autre chose, l'homme et Dieu s'effiicent de l'âme , et le monde seul , qui est alors Dieu et l'homme tout ensemble, attire à lui nécessairement tout honneur et tout soin. Or le naturalisme qui en est là , est sans contredit très-fà-

cheux , mats ce n'est pa^ oeltLi qu6 j6 recommande. Celui dont je veux , plus raisonnable , s'accorde arec le bien gi^éral de l'humanité; et , dans ce sens , je n'hésite pas à le déclarer obligatoire. Ainsi , qu'on me demande si la natore , cette corn* pagne , celte sœur que la Providence nous a donnée pour nous être bonne , non-seulement par ses secours et ses bien&its , mais par ses charmes et sa beauté t doit autant qu'il dépend de nous couserrer et développer la poésie qu'elle a en elle ; je répondrai oui , car cela est bien ; oui , tant que l'art que nous lui consacrons n'entreprend pas sur d'autres œuvres , sur des œuvres plus iraporianies , et qu'il se borne à concourir , à son rang et pour sa part, à l'accomplissement de notre destination : ce n'est que s'il avait un autre caractère qu'il faudrait le condamner.

Je ne pense pas qu'il soit nécessaire d'ajouter à ce qui vient d'être dit aucun développement des raisons d'après lesquelles on peut conclure de (pielle manière nous devons en agir à l'égard du monde physique , quand par hasard en quelques détails il nous paraît avoir laideur et difformité. On conçoit que comme alors il nous attriste et nous répugne, refoule en nous notre activité toute prête à se développer , il nous est mauvais par là même; et qu'en conséquence, si nous le pouvons, nous devons nous efforcer de le réformer et de l'embellir , ou sinon , de le fuir et de l'éviter. J'in-

dique ce point et ne l'explique pas ; je puis sans inconvénient m'en dispenser.

Le sujet que je viens de traiter est loin sans doute d'être épuisé; peut-être même, parce qu'il présente quelque nouveauté en morale, n'a-t-il pas reçu en tous ses points les développemens qu'il exigeait. Mais, je l'avoue , j'aurais quelque peine à m'y arrêter plus long-temps : j'ai devant moi encore tant de questions à aborder ; j'ai tant de chemin à foire , que je suis comme le voyageur qui craint de s'attarder I j'ai besoin de presser le pas , d'aller vite et d'avancer. Les plus graves problèmes me restent d'ailleurs à examiner et à discuter. Après avoir reconnu quel est le bien pour l'homme, considéré en lui-même et dans ses rap* ports avec la nature, j'ai à reconnaître quel est son bien comme être social et religieux ; j'ai à re* chercher quelle est en lui la relation du bien et du beau, celle du bien et du beau avec le plaisir et le bonheur; j'ai même ensuite à parler du mal, du laid moral, et de leurs conséquences nécessaires. On voit que les sujets ne me manquent pas; il fout donc que je me hâte , et que je passe sans plus tarder à la question qui suit immédiatement, laissant au lecteur, s'il s'y intéresse , le soin d'insister par la méditation sur cette partie de la morale que je viens de lui présenter.

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