COUE
lité , elle en serait plutôt la condition* Les hommes sont semblables , mais ils sont inégaux ; ou si on le veut , on peut bien dire qu'ils sont tous également doués de certaines facultés , d'une c5er* taine nature ; qu'ils ont tous également une certaine destination , et certains moyens de raccomplir ; qu'il y a pour tous également des devoirs et des droits ; mais que signifient ces paroles ? qa'ils sont sous tous ces rapports d'une exacte parité ? qu'ils ont tous ni plus ni moins le même but à al* teindre, le même pouvoir de l'atteindre ? Étî-' demment , non , car ce serait là une absurdité et une impossibilité. Elles n'expriment qu'une ma* logie, qu'une simple; ressemblance. Honsmes^tils ont tous la condition, le devoir et le droit ëe Fhumamté,. ils se rapprochent tous dans cette communauté de vie et de loi de vie; mais ils se rapprochent et ne s'égalent pas; ils sont de mêiae g^nre, mais diacun ai^ec sa nuance et son caractère particulier , et la société qu'ils forment n'est pas une somme d'unités toutes de même ordre et de iliême valeur, mais une harmonie d'existences entre lesquelles il y a des rangs, une htérarehie de personnes , à difiérens titres et de différentes manières subordonnées les unes aux autres. Il n'y a qu'inégalité dans les rapports d'hommes à hommes ,. et il ne faut certes pas s'en plaindre , car c'est la raison de toutes leurs i^elations domestiques, p(ditiques, nationales, uni ver-