‹ Cours de philosophie, Volumes 3-4Chapitre 30 sur 39 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

mr BSAV BI9BAL.

SECTION I

Du beau moral dans la -vie intime.

Gfr n'est pas du beau en général que je dois irai* ter ici ; et quel que soit , je Favoue , mon penchant à le &ire , je sens cependant que mon sujet ne me laisse pas libre de m*étendre hors des limites de la question toute spéciale du beau dans rhomme. Seulement comme le beau dans l!homme n'est pas autre , à la moralité près , que dans toute autre espèce d'être, en ne proposant explicitement qu'une théorie particulière , je n'en donnerai pas moins indirectement une théorie plus générale.

Je vais donc rechercher ce qu'est le beau dans l'homme , ou , en d'antres termes , comment l'homme s'élève et arrive à la beauté dans le déyeloppei^acat de sa mature.

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Je pourrab commencer par dire que le beau n'est que le bien porté à un haut degré de perfection ; qu'il en est le couronnement , l'achèyenient et la gloire, qu'il en est la splendeur, selon l'expression de Platon ; je prouverais ensuite par des exemples qu'en effet tel est le rapport qui les lie l'un à l'jautre ; je poserais d'abord ma thèse dans toute sa généralité , et puis je la démontrerais par les détails et les faits particuliers. J'aime mieux suivre une autre marche ; je partirai des détails et dès faits particuliers , je les analyserai et m'efforcerai de déterminer en chacun d'eux ce qu'est le beau moral , et en quel 'rapport il y est avec le bien ; puis , à la fin , je résumerai dans une induction générale toute cette suite d'observations.

Ainsi , qu'est-ce que le beau dans l'homme considéré dans sa conscience et ses facultés intimes? et qu'est-ce que le beau dans l'homme d'après ses rapports avec la nature , la société et la Divinité ? qu'est-ce que le beau dans l'homme en général ? tel est l'ordre des questions que je traiterai successivement.

Pour une force intelligente , il est bien de se connaître , je l'ai montré précédemment. Je vou* drais maintenant savoir si cela est beau commis cela est bien , par quelles raisons et à quelles conditions.

Je me propose dans ce but plusieurs sujets d'ob-

servation , et je les choisis de manière à avoir des exemples des diverses espèces de beauté. Je prends le premier dans l'enfant. Que vous semble de l'enfant lorsque naissant à la raison , il commence à se recueillir et à se demander compte à lui-même de sa vie et de ses actions ? S'il apporte à cet examen cette innocence de pensée et cette sincérité de sentiment si bienséantes à son âge ; s'il y met ce sérieux qui n'a rien de sévère mais qui annonce une curiosité consciencieuse de l'honnête ; si , dans ce naïf entretien de lui-même avec luimême, il s'avoue tout avec la simplicité et la franchise d'un cœur pur , ouvrant son âme à Dieu , et le priant de la bénir , de la gujder et de la ' fortifier; certes, à la vue d'un tel tableau, vous approuvez sans aucun doute, mais vous faites mieux, vous admirez; et comme ici le beau moral a un caractère particulier de grâce et de doux charme, vous admirez , en souriant, vous éprou* vez une tendre et caressante sympathie ; et si cet en&nt est votre enfant , touché et ravi jusqu'aux larmes, vous récompensez par un baiser cette angélique simplicité, cette douce poésie de la conscience.

Dans ce cas, il est évident que le bien est le fond du beau, ou que le beau n'est que l'excel*' lence et le degré éminent du bien.

Hais une âme faite, une âme d'homme, a une autre manière de se connaître. L'expérience de

Sfl . COURS

ta vvie, la maturité de l'âge, lui ont enlevé cette féaiobeur et cette virginité de pensée qui distinguent renfiatnce; elle a perdu cet abandon et ^eflte naïveté de sentiment, qui conviennent mieux à l'innocence qu'à la vertu éprouvée; avee les années, elle est devenue grave, soucieuse et discrète et dans ses retours sur ellemême, die a ses doutes et ses scrupules, ses troubles et ses combats : c'est sévèrement et laborieusement qu'elle s'examine et s'interroge; c'est une confession en règle qu'elle se ftiit à ell^ même, ùt, si dans une telle disposition elle mon^ tre cette élévation et cette pureté de conscience, cette sérénité de regard, ce calme de contemplation qui caractérisent un cœur ferme et un esprit vraiment viril , vous approuve* et admirez encore, car c'est encore du beau que vous voyez. Mais ici le beau est grave et a quelque chose de sérieux, el votre émotion est en conséquence grave et sérieuse elle-même ; plus profonde que dans le Jït'emier cas, plus élevée et moins tendre, vous ne ^exprimeriez pas par le sourire, vous la rendriez par un langage plus solennel et plus digne.

A cette différence près , le beau, dans ce noutef exemple , a le même principe que dans le premier; il n'est qu'un haut développement et la perfection du bien. Le bien, en eflfet, pour une âme d'homme, est de se connaître avec une

raiaon d*homme ; le beau de porter cette vertu jusqu'à la noblesse et jusqu'à l'excellence.

Mais il est encore dans l'acte de conscience un autre caractère admirable : il y a de sublimes recttcillemens. Qu'un père, frappé au cœur du coup le plus affreux, son enfant mort, son enfant, sa joie et son espérance, ait le courage, au lieu de se laisser aller à l'abattement de la douleur, de se replier sur lui-même, de sonder ses Uce^ sures, de mesurer sa perte, et de dire avec une haute et austère piété : Mon Dieu, tu me l'as donné ; mon Dieu , tu me l'as ôté ; que ta volonté soit faite! Voilà , certes, une terrible et magnifique confession ; on ne l'admire qu'en tremblant, tant elle est hors de proportion avec les forces communes de l'humanité. Il y a aussi des repentirs qui s'élèvent au sublime; c'est par exemple celui de l'homme, qui, coupable, mais impuni, hors de la prise des tribunaux, se fait à lui-même une justice impitoyable et sans fin, et avec la vi^ gilance opiniâtre d'une conscience que rien ne fléchit, se dit: J'ai été un lâche, un séducteur, un traître ! se supplicie de ces paroles, se flagelle de cette sentence, et se fait de son intérieur un lieu de peine et d'expiation que n'égalent pas les horreurs des plus cruels châtimens. Pour por«-, ter ainsi sur soi et l'y retenir fixé comme une lame de feu , ce regard implacable qui descend et pénètre jusqu'au plus profond du cœur, il faut

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à on sentiment, je dirai presque prodigieox da bien et de l'honnête, joindre une énergie de réflexion qui accable d'étonnement. Il y a, certes , plus qu'un homme dans celui qui se repent ainsi ; il y a un héros, il y a un saint : il y a un ' saint de remords et un héros de réparation.

Or, vous voyez encore ici, que comme le noble et le gracieux, le sublime qui est une face du beau, a sa raison dans le bien; qu'il en est l'idéal sévère et magnifique.

Mais l'homme, comme intelligence, a pour destination la science , l'éloquence et la poésie ; je l'ai expliqué précédemment. Je n'ai donc plus qu'à rechercher si chacun de ces développem^is est susceptible de beauté, et comment la beauté s'y rapporte à la bonté : et d'abord , la poésie n'est-elle pas belle et exquise, quand, fidèle à sa nature, expression vraie de son objet, elle se distingue en ses œuvres par le concours excellent de l'animation et de la sagesse, de la verve et de la raison, de l'originalité et du goût, et pour finir par une formule plus générale et plus. rigoureuse, de la variété et de l'unité? et puis, selon, ses divers genres, n'est-elle pas au même titre, gracieuse, noble et sublime ? n'estrclle pas admirable toutes les fois qu'elle paraît avec cette heureuse harmonie des élémens qui la constituent ? Ainsi, n'est-elle pas ravissante de doux charme et d'attrait dans c6s riches compositions de l'antique

Orient roù éfté se 'joue e^ %e déploie parmi lès âemrs dt les jeanes filles, ses amours et son culte, aVeo tlmt d'ahandoii, dç simpUeité et dé modestie, et tme Ceinte si indéfinissable de délicate naïveté ? irert4elle pas grande et élevée' dans ces chants l^ut TÎnls, qu^elle consacre à la mémoire dés •ethms des bérois, lorsqu'^le peint les ooi^seils, les .entreprises et les aventures, les combats et l^s iviotoires^ le» passions et les douleurs, et les glorieuses ;liméraiilç8 de ces hommes au coeur fort? iorsqu^e» ces larges tableaux elle se montre pviBSiiitte h Iq fois , piar rinventîen des détails et ht conception de l'ensemble, l'abondànee, la nou« veanté et la vie des images, Tharmoniè et ¥amr «pleur «ded'ordre qdi les unit? N'est->elle pas su*iilime eAfin^ lorsque digne de son sujet, en adoration devant Dieu et les prodiges de l'uni- Ters, elle s'abhne en pensées sans limites et sans iànd, et trouve à des prc^ndeurs où ne vont que quelque» âmes, de ces idées au vaste' sens que Fhiuiianité étonnée recueille comme des révélalîens et des pressentimens de Tinfini ? Et leipodte> n'atteint-H pas aloirs avec une admirable peirfeétion une des fins de sa nature, et dépassant l6Sf bornes où s'arrête l'art commun, ne «e plaee^Vî! P^ au rang des plus belles intelligence»? .1

L'éloquence donine lieu à des i^marques ann* logues; elle peut ôtre tout simplement de la IV. 8

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bonne éloqiience , oe qui n'est déjà' pas, au reste, un mérite si vulgaire; mais elle peut être aussi de la bdle ékM]|Uence : gracieuse dhuis la bondie d'une âme vive et eAlrainante, qui compte pour persuader suif le charme et le doux enohantenlent d'une parole aéductrioe; nc^le et pleiae d'autorité chei celui qui gagAe les oiBurs, surtout par l'élévation et le s^ieux îniérét ^s vérités qu'il proclame ; sublime enfin en œé iustans on l'orateur saisi d'une de ces rapides ÎBÂpimtienB d'où jaillissent soudnm des lunrfères surnaturel- ]e«f en illumine d'un trait lek esprits étonuéa, d'un mot, impose à la foule et la met à ses pieds^ elle est belle sous toutes ces faces, et puisque, à un moindre dep^if eBe est' déjà un certain bien, elle doit ôtre en sa beauté l'idéal d'un td bien.

La science de son côté ne se moiître-t^dle pas également avec ce double caractère ? n'est^oBe pas l'œuvre d'inteUigeiices tantôt droites et sat^ no(, tantôt en outre éminentes et placées hors de rang? N'y a^-t^il pas parmi les savans eeux qui se bornest à apprendre, et ceux qui trou* vent et découvrent ? Au«dessus des disciples et des penseurs en 80us*ordre, n'y a-t4l pas tes inventeurs, lea génks originaux^ les prinoes de la pensée? N'y a-t-il pas pour la phlIoso|diie, comme pour l'éloquence et la poésie, une ligne au-delà de laquelle ce n'est plus seulement l'es*

DE PHiLoaoraiE. &7

tkttie^ cWJa. gloire qu'elle mérite : car cNe lost plus qU'On légitiiae, elle est un admirable exer^ oioq du jugement et de la raison ; et seit qu'alors^ ingiénieusev fine et déliée en set procédés , elle brille surtout 'par l'élégance et la grâce de ses théories ; soit que plus krge en ses vues^ elle plane de plm haut sur les sujets dont elle s'occupe^ soit qu'enfin, plus grande encore, elle pé-* nètre en ces abiraesoù pour saisir la vérité qu'ils recelait eu leur fond, die rend d'hérctfques et' gigaiitaM|ues combats, elle derient une perfection que l'élite seule des esprits studieux et cultivés est capable d'atteindre.

Ainsi, l'on voit qu'en fait d'idées, le beau est; eoiutamment ^excellence du bien.

On peut d'avance en conclure qu'il en est de même pour les affections» £n efiet, quand les a^ ftsction» avilit tout légitimes, se distinguent en oatre par la manière dont elles mesurent leur» mouvemens à leur objet, dont elles hannonisent éans lent développonent Ténet gie et la conduite, l'aotivilé et la règle, la v;ariété et l'unité, cet deux conditions de la beauté, elles sont bellen par là mône; et puis sdon qu'dles le sont, les uaes avee ceUe vivacité et cette gentillesse nafve, beureusemènl alliées à une exquise modestie ; les autres avec cet élan et ce déploiement plue am-» pies que tempère cependant l'ordre dans lequel eilcs «e renferttieiit; les dernières enfin avec cette

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exaltadén «évèEO et patl»étk|iioqfiîexoiteiit,' sans e^mSj dea épreuves motues, elles sont toutes belles à différens titresj celles-ci, p«r une imposante . et > religieuse ma^sté; c^Ues^là, par UDe> tonckaitte et noble élévation ; jies autres. pai* «n (^riue heureux , pai^ %m vif et piquaiit attrait Ainsi, tour à tour, vous Itdinirei le héros, le martyr dont Tamour infini pour les honiwies ou pour Dieu se traduit par un de -ces. actes d'immense (iévouement buplrès desquels toute, vertu s'abaisse Qt devient petite:; le co^ur qui^ moins ibrt^t moins fortement ému, est dépendant animé des plus généreuses inspirations et des. plus jioblies sympathies; cdui.ônfîn dont les émotions, comme dans la femmç -ou dan» Feulant, plus hambles et de moindre éclata sont cependant ai délicates, si vives et si gracieuses :<et en tout ceci, comme* dans ce qui précède, si vous vous rendez compte de vos impressions;, vous reconnaissex «çncoDe une fois que von^ ne séparer pas le beau du bîeii^ . NuUe mauvaise passidn n'est belle. Une passioi^ esl mauvaise, ainsi qu'ailleurs je l'ai montré, parce qu'elle tsi vaine et ian» ol^et , ou qu'elle dépasse ou n'atteint . ipas l'objet auquel elle .M( rapporte. £h bien ! regardez une telle pasMon étk esfkiyez de la trouver belle ; vous nn Le pourrez pas*, pour, peu du moins que vous la voyez ti^le qu!elleest; eti si. elle pavait*^ vos y^x^avcp soq vjrai cairactère, monstrueuse y igaoUe ou oRidiculey

VOUS l'aurez en horreur, en dégoût ou en moquerie; vous la condamnerez moralement et vous la flétrirez esthétiquement. Le fou n'est pas sublime dans ses débordemens sans motif de colère et de rage ; il n'est qu'affreux et misérable ; et une àme n'est pas gracieuse , quand tout est manière ef affectation , ou immodestie et dévergondage dans les penchans auxquels elle se lii^re : elle est déplalisaiite et repoussante; et eâ général plus il y a de dépravation et de vice dans lesafBecfions, plus aussi il s'y trouve de difformité et de laideur. Le hideux vient du mal , comme le beau' vient du bien, et il croit avec le mal comme le hean avec le bien. C'est au reste un Sujet sur le-' que) je reviendrèri ultérieurement pour le traiter' avec plus d'étendue; je ne le touche ici qu'en passant, et pour jeter par ce contraste un nouveau jour* sqr le rapport' et l'intime liaison dd beom avec Icbien.

Ainsi 11 en est de la sensibilité de même que de l^ielligenoe , dès qu'elle est excellente, elle esf par là' même admirable. • ■ • ^ /i j

Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de pvoWrét^ qit^l en est de^ même pour la Kberté et la volonté. G*e«t «ne coiiclusioti qui va sans dire , je crain-; dirais d'ailleurs de ne pouvoir varier assez lés ex.^-' pressions pour suffire à des analyses qui souvent se touchent de si près , et rentrent presque lès unes dans les autres.

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SECTION IL

Du beau moral dans la irie extérieure , physique » aociale et religieuse.

Ji passe donc à la vie physique y et sans m'arréter à faire voir toute la beauté dont elle s'empreint, quand dans le langage qn'dle prête à rame, elle en exprime fidèlement la grâce ou la grandeur, ce qui , je pense , est ass^ claU , je lu considère particulièrement dans sa fonction looomotrice appliquée à Futile; je l'obserre daai Tindustrie , et là encore je la vois belle , ^aod elle s'exerce et se déploie avec une certaine perfection.

£n effet , quoiqu'il nq s'agisse alors que de la production de la richesse , comme quand elle est sage et selon l'ordre, cette production est un bien; rien n'empêche que, dans son genre « devenant un bien par excellence , elle ne prenne le cM«e« tère de tout ce qui est excellent , et ne paraiiie l^Ue par là même.

Il laudfa donc recoanaitre de Ift grêoe , une grâce réelle à ces cbarmans travaux de îeaamm « qui , tout en ne se proposant que le Inieii-ètiie et le luxe , s'exécutent avec une agilité et une adresse ravissantes , une légèreté et une entente, one facilité et une élégance , une harmonie de meuve-

DE |>HIU]|90PH1E. 9t

mens m tHs et ai déHo«U, A souples ei «î. bien oot»4ui4s t qu'on .ne ae lame pas de los ndrairer* C'est ainsi que quelques parties de l'économie d^niiesAiqise^ certains soins du. ménage, certains onyrages de la mère de famille ^ peuvent prendre eaUre des mains halâles et ijsgpéniettses , une sorte de poésie qui les rend avenans, attrayans et gracieux.

L'iiidustrie sur une plus large échelle est également admirable quand elle s'élève à un certain degré de perfection et d'achèvement Ce manufiaoturier, homme de génie, qui , ses calculs arré-, liés , assemble et s'ad|^oint des milliers de travail* leurs f les classe et les ordonne , leur livre les matériaux, les arme de machines , les met et les auità l'œuvre , chef, à ses risques et périls « d'un gouvernement difficile ; et qui , grâce à sa vigilance et. à son esprit d'ordre et de suite , à sa pensée., partout. présente ei partout cpnséquente«, couronne par le succès une si vwte opération , créateur à sa manière ^ n*a-t-il pas sa grandeur? et son (jBuvre ^'^-t-elle pas sa gloire et sa beauté?

]ï'arn.ve-t41 pas ausu qu'il y a parfois dm sublime dans des ju^tions qui cependant n'ont d'autre but que la conservation. Le marin , par exemple, danf le coiirs ordinaire de sa vie aventureuser a d^à tant d'occasions d'eptrer en lutte avec la nature et de soutenir dignement les combats qu'elle lui livre , n'a-t-il pas des momens où il

M dmmd

voit bette pnissdnce terrible ^^ëémedurée, ¥eflir à* lui , tnisérAble *et cbétive eréâftUfev^ TassaBlir de éiffîcalléset de périls iiibûisf?!Or d|in»de téHe»' situations , quand avec le pea de mofei^ pk^^fli^ ({ties qu'il a eiitte les «taink ,11 n'a 'pour se dé^ febdré que la tète et fe cœui^, qi^tme force «tirt<>Uirtoarale; mais quand il VÈPutpàr laftête, quand il vaut par le cœur, et que par cette force toute morale , opposant héroïquement des proÂi^eé à dès prodigeis , jetant au front de la ^nipéte unW pensée qui l'épie , îa^ tente et lût réfifiste, s'îèri jotré' et en triotnphe, ou du moins jusqu^à la fin lui dispute la victoire, représentant hérdïque et champion de Thumanitë , dans ce ebmlRit' à' ontràncte entre Fesprit et la matière, n'est*îl pas beau? h'est-il pas grand ? ne Test-il pas jusqaW stibUme? '

Mais que serait-ce si Pon obàeirvait l'afctîyité physique dans son application et son rafppoH aur chefe-d'œttvre des arts ? De toute part' ellé'y serait et s^y montrerait admirable ; daùë lé peitatrë, dans le sculpteur, dans le musicien , etc. Je n'ëritrè' pas dans ces détails , parce qu'ils s^trouveht reproduite en plus d'un endroit de cet ouvrage ; mais pour peu qu'on 'y rtèfléchisse , ne voit-bn pas que jamais les feèullés* physiques de i'artiklè, tet cette partie de la nature qu'il leur àssôfele dans ses travaux , ne se développent et ne concourent aux productiom de sa pensée, ne sbrvent bien son

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géiÛ0i,' iieJbt*<fnJ€fl«iténli'ai4 de)ifflrraiii<eetdttt m qu!ila .4^49batnieyde nobletteiet d'él^ratmiv sanèi s'QuibeUftr. elles-méwes -^ê»-'. iails > o«&- earaotèvèis» dWerSj? ."■ < . . •- -> ■>'■■, • ■ - . ; i • . -^ ■;' -, . ,Qti^^ Â danst. soa i^pocU atec)"]anaUire>^ rhoi9>oe'&'élèYeià «eidegné de liàe» f ue 6efa^t->i)i pas ;câpable A^ (jHéise mérite dans ses rapporta, avec ses semi^la^^lea ? .Qiiclks ;sont> «n gpénfval^ sest qbtigaiions: soieâales ? Ja juiéice »i. ku IneiiveiUaiiee.; Or^ je le dein^ai^ytfi'y a^tti^ pas.itiia ;inaiHèro d'èlrejusta qui esft pla» que la fnrobttÀ, aai- est é^ lagéiiéro^té:«t de h, grandeur d'âme. Être jusl^ efivers $011, .eaaemi eomma ;on Test eHi^ers son; ami ,.ne' passe bqrner à lui accorder ^ee que perw sonne ne lui reÇ^e, n^ais.luÂireeonnalire ce que SQÎ ^141 OAiP^t, p^ut-éUeà voiême; d^'estiiuer^ et cola sans ^nv^ ,m petite partialité; c'œl-li^i'v> c'est plus ^uelnen.,. c'est unajiohle lqjauté.']li-'y> a-t-ilpas inéme des cas dcfiupréme^vortu^où^ com^»^i Socrate dans les l^rs,^ uBbonmfepfiW ëé sa YÎe la:saini<e iréseJluUoa d'Etna fidèlci 'à lai loi ?> et,M'^^ue pas alors ^«ie>ad<aijrable bonnéleté ?.U y, ,a ,i>areil)eiaieiit.uiie jpMiiiière d'être bon à se^ semblables qui es^ plus quie de la ebairitét ou dii#. mcÂnsquie-lt uup^esquisqeit diiine.oharité. QueUe ifertu mm-^e rapport n'a>p9tijr4«Aede:la fejriane^ qui^ .sérieuse et r^u^Uie,,. eaiuên|ie tiempAquc^ douée4u sen4iiiAe«tile:pitMftdélic9^iia pourieomn j^rendcc.f deviner et sonder une gvandf) d<¥4euir>

«D tattt'stiUiorat'^ À pouirtk<8iBQl«frr«ne«ynipa^ Uiie si prompte, si ptraétraateet si fte«oeJ Comme elle aatlt tffottvor/le maAiettneox ^ le tovéber, le gagner, en faire en quelque sorte la conquête , afin de le rendre phsm- docile anK cottsodutiohs ^tt'eUe lui méiiâgel Qii^l art de s'abstenir ou d^^gir à propos, de oésser o« d'insister, de «'éloigner! eo de revenir, de mamère qu'ii n'échappe pasà la séduction de son dérouttaaeDt! Et quand à des traits déjà si pur» se joig^enldes afections q$i lesrelèyent encore, ^les qœ celles de l'épouse , de 1» mère et de la filie , ^uel ciutrme n'a pas celte Henreillanoe pleine de grâce ! quelle poésie, cette pitié! N'est-ce pas là encore le Itep qui devient beau en s'idéaKsant ?

Il y a un autre amour de l'humanité également eseidleitt , mais austère et douloureut , qui ne* ooâvient qu'aux for4»s âmes, el qui ^a se déploio que dans des actî ofis d'un immense oourage, d'une héroïque 'patienoe, d'uwe céleste résignation ; td est dehii du soldat iqui , Obscur et inconnfu , t^oui^onne une vie de misères , de périls d d'alarmes par le sacrifice souvent sans gloii^ d'une existence qiib*il a engagée, ei qu'il liwo à la parCrie à l'heure ôà elle la demande; tel est celui de l'h omm e d'étal, qfii, pour prix de àon attachement si profond ei si pur au^ pays qu'il gouverne , pour prix de ce génie si laborieuaornenl exercé, épuisé et cottstnaé^au service de la chose p«d>liqtte , el

DS pnniotDPHiE. '98

pamtti Jet minuit et le» soucis dii pon^oir, mé*e^imit» outrftfi^, ne reràetne que Finjuire, Ifi cÉlomuQ et ringrattilide , et bej^ndalit péni^ vère, le bœiir ferme , jasqu'ati bout, daos tcm invai^iaUe âévouement ; tel eit enoore odai 4m €brist, typedivia de notre nature , i[m , cruoiilé et mourant ai/»c toutes les anfOÙMes 4e Mtre^ùn*- Ueise, n'eu a pas moins jusqu'à la ûn^ cette' aéré*nité infinie de charité et d'amour, qu'il est Tenu apporter au monde. Hé bien F dans ces diverses manifestations de l'amour de lliuraanité « n'y d* i*ik pas une poéùe grave , triste et profonde, qui a le caractère du subfime ?

Jusqu'ici 'donc, le beau dans rberame est lacoti^ séquence du bien. Pour que œta soit -vrai sàiis restrîclion , il ne me reale phis qu'à le considérer sous le poml dé vue religieux.

Or^ où est la beauté en matière de religion ? ll'est«dle pas dans la piété angéKque du petit en* fant^ ipn sert et adere IHeu avec la nafreté de son â^, lui sourit i le supplie, lui fait lête en son oœur, et s'élève à lui de tovte la force dé sa vive et tendre âHalité? ITesi^elle pas dans les bora* mages solennels et lervens que la foule pressée an temple, recueillie et attentive, lui adresse parmi les cbants et les pompes expressives d'un œlte pur et plein de foi? N'est-elle pas pareilleimeni dans la confiance infinie que met en hri le malheureux , qui, toutes ses joies éteintes, toutes

M • .' qknim: f

«etcspiérancf s bHséèiVï tenté et battu' de toute lliçon j[kar le» aiKère9dela'Tiern0«e trouMepas néantnoins deltant de' désK^drés apparens, mais les arappœtaut à. là ProffidencoyenatteiKi , humble lei calme , l'explication et la réparation ? yànie dlùneasses haute énergie pour redoubler d'adhéaftônct ^'aspiration à l'ordre ^ alors mémo cpi'îl se maiiifeftte. par des rigueurs inouïe»^ «t que dans aes drréts mystérieux il pourrait iteparaî^e qu'une Hnplaoable fatalité ; cette âme «8t'«u1]Aînie' en sa dévotionvcUe^est sainte entre tontes les autres ; de ro^elqu'elleest gracieuse en sa douce ferrenr, celle qui, à l'aurore de la.Tie, etdanski Iraiohenr de «sou matûii,. s'élève au eidl eomme • un uKiupir d'ianoœnoè et df'amour. • -

Ainsi , en religion eonme dans tout le reste, l'homme trouve le beau dans- la voie d» bkm.

' £i mainteiiant , si je généralise et qpae j^exprinie en abstractions les observaftidnaqte'je tieus de fidrov que déisme dire du beau ? eommend l'ex* pliquer et le définit'. ? Il est d'abord érident qu'il tient .à l'ame élle*mène, car jamais il neteinon* ti\e que daasi'âme et par Tàme. Bans la eoaaeience , il est l'ame^ se dé^^ppatol.en penëes, en affections, et en volontés; an sein du monde extérieur, l'âme euoore , participant t et préaidanl à tous les faits de la vie , physique , sociale ou réU* giéuse. Le oorps a bien sa beauté , mais' il nelVipas par .Iiiianème;.ou die est toul.or^niquei, naUe*

DE MMMMOPHIE. 07

-fnMitinoral0,nâlleitietil^kftiflftîtiev et^lorsin^me 'ilfa'doit entaen^ à ime «spèe» d'âme o^^fot^eé*, ijtfl M deitfi^'i^aiikiiftliifti^ ile^tnoarém^ti etla ^mnfe: M ^kfa^qttel^e' chose de spirktiel,' et dâiis t;e eâs ; fe'fest Tâme elle-âiénie, Fâttie vérit»- Me et cotaiplèté j la torce-espkt qui la lui |>^ête ëi la M tî(totoum<ittb par impression ; ce ti'ést'iîàfs ^1 q^iî est réëlléiiient beau; , e*e*t l^me ({iti'eiEit ibèlfe en hî; qttl»^!^ fait beau par sa présence», l^eni^f^t de «on earactère, et le re^êt de' 9oh (i^arhÉe. Les ateles qu'il - accomplit , ^èk[ûe' Iwrt quMlsW proposent , qu'ils regat*dènt la hattoré?*, iîruniariité ok là dWttîlé , tie sont pas l)ieaux<fm^ ^iixHKiéniei;''ilsiie le sont que* par la peiisèe , ^ îês déterminé et les^dirige , parllnteiitibn «^îés anime , par le sévis qu'iis manifestent , par^i^âttie , en un- met, qui ;les pénètre et' les reififplit ^e^ paAsiA : dép^^illet^oa de cette tertu intime' «t Idéale , et ils pe^venta^^ftir bue beauté ot^ganique et "^téle, ceÛ'dépeMdeseonioKtiohsdeleur jeu «ià«éri)^s; mai» deiieautë mdrâle, ilsfi'en ont pid9. Us ne i4«pi^éséntet|t phuf tt« hérb», mi t0*and ca^ imotère > «a «loèle ^éo^^ ; ils m représentent fdiis 1'liomtae> maiS'llaflinMLJl'n'y a donc véritable^ Bieut lèe beauté c^e utons râiue, et sanapeua^er jusqu'aux profondeurs de la doctrine que jHn>diij[ue im ^ sans remoAler jiuqu^au pnncipe et à IV rîgiiie même deS'ekK>seB , et montrer que le Gréi|^ teur n'a nais de poésie dans runivérs <fq'ea y IV, 9

,^usL plaaiies., aux. piarrai. domine am éi^iteft, •une Içjki luie raîa0ii^d'éMre.jet oomn^ jime jmiet Ugenoe en aotiauf aaïus ^o coaotui^, oomm^ }ç Ip pourrais, qu'on toute cbpse , c'est à rél^paoït imniatériel et ,aclif qu'est attaojiéela beauté» je mp i^nm^ à eonslat^ev que dam l'bQou^^.^n , ^ri»cttlier , rien i^'e^t plus ctair que ee rafipoi;!. Ce^ rânie qui e#t belle en IuL Hai» pour ip^ l'âqi^ tait oe4 ajLtribut , suffit^lqu'elle .soit imp ; qu'elle le soit vaille que vaille , comme. pu dit. vulgiùre^ meut,, qf 'ell^ existe cqwfofi £9ire€ doué^ 4^ centaines facultés , dttt^elle d'ailleurs ne pas u^r > o^ aj^u^ de ces freintes , et a'y M-il paa 4ea cîroaniitfiiiees où , inAdèle à la nature , fKut.^n'elle m déploie pas sou activité , soit .qu'elle laidéplaîe HPM raisou, oisive oudéfégléoii iiMUlile oii per*- Ter^, luforme ou biw diffame, lotu d'étioi ^lle., elle. est hideuse.^ i^pmi bideu^.tout eciqui l'eipiÛBie ? Ëtv^'il.eutisiui^i, i^:fiMil-il jms, pour qu'elle cbaruie, qu'dle séjiviiaie flt iOancilie eu elle certaines qualités àiàfitmutéo^ ue &ut41 pas que dans la eamite^eiqu'^Ueresiappelée à parcourir^ elle soit pleive à la foiad'éla» et de mesure , de monveuKutet de règle* d'éseigîeet de, sagesse «de manière à aMetndret juste le but qui lui esi, manqué, a ne pas rester «a-dieeà» à ne pas aller au-delà ? Ne doit-die pas , eu d'au*

DE PKKIMOTHIB. ^M

irm tdrlneft^ àjlaiitdi'aètim et «MW>.l^dlWtfeii ) mme- certaine puiasàiicé ée dévtA^p^ème^t ,< «t UM eerUôir ordve' k mmyre ^mtm ce dérreloppe^ iBQBi> agir «elon €^lte loi 5 se ééVelopper selon eél < ordre , àe montrei^ Icnroe selon su ! ^raie fin >^ ^e usé âme en «n mot , mai» «ne âme.aceoln^ plie ? Je dirai àemc bien ^ dans non sens», que toute beaioté «Bt > dans ' l^ame ; mais j'enteiubrad Famé idéak et non patFàiiie i^île^ J'âmieiteUé « ^'e^ devient en se perfectionnant «et non tèHé qa^elle est lorafn'elle sie dégnade. et s^ oorresnp^ parle péebé. Xhxùs^ en effet, elle slenlaklât, paroat ^letie ne romplk pas ou qn/dle. remplit mal letf ccmdilîons de sa destination > parce qn'ette n'est ploa fidèle à sa nature, qù'dSe cède à la matière^ se eçndoât selon la matièrev ^i sait la Idi ^et es4 dtf^fwtoâie. Ce n'est qae l'âme dans le vrat^ œ n'eattqae^l'ftme vraimeni âae>q«â est capable 4<) beauté. Or , si tel est dans l'homme le prinoipe dhi'beàtt» il n'est pas difliette de voir quelle est ia^Mâai^onda beau, le bien; Qu'estrce ea ^tfel qae tobean ? ' Lecaraolère d'une.ferce qiû ,1 patf Vlaeiirettx eiùploi de l'aetÎTÎté dotit elle est doné^ ptioe à une^exquise barmowle.de'iftÎT^cité.eid0 reèe^ue, d'énergie et de mèdératioilj, de Yaate élm-ei d'ovdie, graoîenâe, noble. oU' tublime^ atteittttiadmiiFablemBiiile but da son es^isleneel Qtt'esttfce qne k hwn de son oélé? Le carfctère d'^me tùwoe^qm^ par L'exerciod légitime 4esiiao«il'»

téi(dOBi ^llei joail , icmnHl hoùOMbleniMii la carnère'qui iqi «M iraïc^ Letnen et le- beau soat dMçt dent tnuanees d'na aeul «eè *aié«efoavaotèi«i: «liiiuiUe . qu ad«tirable , voîià toute la differenoe^ le ibieii est Ton s le beau «st FautM'; le bien est déjà le beau, il le ooniiience et le prépare; le beau «tl encore Je bèen , il> ië cantomme et le «ouroime. BoîtttdeiiQiioefactioiiiqui u'ait déjà qu^cjpié traoe dé beMrtéi, q«i plus pai^te ne soit bisHe; point dei belle action qui, arahittouii ne soit lionne ^ di fl p e d'approbation ; une abolie às^ est unebonne âme, , non qu^l y ait parité, enlve la.beauAé et la bonté' ^ niaia> si l'une est snpérieara , elle a'cat fm étrangère à :ra«itre , elle en est au contraire toat« k*4BàV inséparable ; h, iboanl» tient à la bdnté'i aomrne la flènn à i aen- germe ; > elle «en est In plein et par dévtelop;ténient , o'ept la bonté devenue belle /reloue* de* gmndenr, 'de nobléaan 'oa de

gnâoe; " - . . .. •

• Il itnporte «ans idoété ici de ne> pa» faire de eonh lutfen, de -ne pae dire', par'exéni(ile!; roâà:nn benu ^ie eirun «mépriBaUe- ea#a<;tère. Oà est ators FalKance'dubeanavedla'bieh ?£]leeatdani to^fénie , qni^ n^est beau-ipië -pàree qn^iest enoet* lent; elle n'est pas dans lé «uiractève qui est beiH teUK, !^rce< -qu'il -est vieieua, et 'n^èst-|>rii>é> db beauté que parce quNI Féta'de bonté; il' ne fiiu-^ drait'pas dire non plusc Toilè dans le némebanune lliërdisnie 'du sirfdat et un eqprit groMier , ^a

DB PttlLOSOPHlE. Ml

penchans peu relevés, des habitudes ignobles ; comment concilier dans cet homme le beau avec le bien ? Le beau /et le bi^isont dans l'héroïsme , qui n'est un grand courage que parce qu'il est un courage vrai^ séj^ieux et éprouvé; et, c^uant au reste, ce qui y paxaît, de hideux et de laiflj yAent précisément de ce qui s'y trouve de mauvais et de dépravé , en sorte qu'alors même et par contraste on peut y apercevoir le rapport du bien avec le beau. Ainsi, pourvu qu'on en juge avec un is^gô discernempnl , qu'on noicshérobe pas «nd espèce de beau, dans une eisrpècè de bien différente^ fe'bean intellectuel dans le bien phyàique, le beah ^ihynqne dahs le' bien social , le beau social dans le 'bien individuel , etc. , toute contradiction diB<i> pafaMra> et on demeurera convaincu qu'en efiétj dan»; l'huniahité , si le bien n'est pas toujours beau , le beau n'est jamais a^ans lé bien. /

' Le beaà ^t le bien dam sa splendeur.

1€S ' QOUM

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