tseuifl
iabie qm ferme nos ân»i à -tovle pitié , à toute Ipéfiérettse inspiratkm , et sa nous kîfse de socU^ rfailité que ee qa'il nous ai hut pour n'être pas jMnis-maaEie» oublîést et iJMaissés. Ce vice est capî^ .tal , et il perdrait l'Jmmaiiîté s'il deTenait aa»yersel , ear il ruinerait la société , sans laquelle •1 n'y à . pins* â'hnmanité. Mais le .mal est plus frave encore quand de négatif Végoîsnae devient ^actif et offenfflf , quand il arrive au appris et à l'attaque ouverte des droits , à l'injure et à la violence , à tous les délits et à tous les crmes qui iroubleat l'ordre social. Ici, plus de neutralité; il y a intervention , invasion dans la destinée 4'autrui pour l'empêche^, l'arrêter et l'opprimer méobanuxient .La propriété^ l'honneur, la pw- «onne et la pensée , tout est att^tcit menacé; et ai , an nom de la société et dépointaire de sa puissance , l'état n'était pas là pour prot^er l'ofboâéy ce serait le règne de la force et l'inévha- He dîssplnUon des nations et des famâlea; le triomphe du mcil finirait Umt*
Le mal , selon la religion , ne se conçoit pas moins dairea^ot que le mal selon la aoetéié ■ Deux mots le réamweiU et répliquent : l'ikidiflé* p&tme et .l'impiété; l'iodifféreniôe, <fni: n'est que l'oubli et la négligenoede l'otdre , de IHen l'or* dre vivant» la Icn suprême en action; certes , il y a pour l'humanité une grande canse de faibleese, de chute et de corruption à vivre ainsi dans- Vé^
loîgn«iiient de cehti qui est la règle et la éagesse ^r cbLceUesee; l'mipîété, pire que Tindifférenoe , •car elle n'est plus simplement de l'apathie et de 3*. tiédeur > mais une rérolte^ une lutte direele, et quand elle est poussée à l'excès , une sorte de rage et de frénésie contre toute espèce d'ordre ; •l'impiété qui nie tant qu'dle peut , et blasphème quand elle ne peut nier le gouvernement de la ProvîdeBee; lui imputant tout à malice, à inen^ ^ie ou à impuissance , et les misères du juste et les triomphes du méchant , et le délaissement de la Tertu , et l'impunité du crime ; lui reprochant le présent, désespérant de l'avenir , n'adhérant à rien et condamnant tout. C'est là, certes, une affreuse disposition du eœtir humain , qui , si jamab elle se développait sans frein et sans rete^ nue , le troublerait de désordres et de douleurs infinis.
Heureusement que, malgré tout, il reste ton* jours aux âmes une certaine icn à la divinité, qui les sauve de cet excès de mal et de malheur.
> Je viens de passer en revue les principales espèces det mal. Si , les embrassant maintenant d'un seul et même eoufMl'œil, je me demande ce qu'elles ont entre elles de commim et de sembla^ Me f et ce ,qui , par conséquent, consÉîtue le mal en général , je reconnais que c'est d'abord d'avoir caractère de liberté. L'homme , en effet , dans ses faiblesses , dans ses fautes et dans ses crimes, n'est IV. 15
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MNipabM que ÇfkTce qu'il est Qlire^ quetpanseqii'â est eapalile par luî^méiMtk.att posséd^ôv, dedé*- U)ére7t de vouloir et d'euéeuter. Il est. trcrp dair ^ne sans oela il y aurait aal « nais non md ttopaK
PuîbV si l'on lait attention que dan» chaque eas pavdcuMer le mal oonsiate à s'abstenir' de certain» actes lë(|pti«ie», ou. à se livrer à certaw «êtes contraires à Tordre et illicites , en s'aura pas dé peine à conclure, d'une naanière j^nérale, qu'il :se rëdmt soit à ne pas laiire ce qu'il faut , aoit à faire ce qu'il ne £iut pas. Des fiicult^ quiiœ se déploient pas ou «e déploient en désordre, UQC TÎe qui ne mène à rien ou ie perd enl dérèf lemens , une destination délaissée ou malheureusement pervertie ^ l'oubli ou l'abus des dons accordés à rhômme par le Créateur , Uà. est en effet le mal. Il résulte dans tout être de la- privation ou de J^a dégra^tion des qualités qu'il devrait avoir; dans l'honme il vient em particulier de l'une <^ l'autre deoes deux éauses. Pour toute force , les deux cOndit^ods dhine légitime exiirt^ice sont l'aedo» et la règlei d'aetion; en cela est le bien; où manquent l'une ou l'autre de ces eonditîens est par là>niéme le mal. Plaeei ee mai daiis une loroe intelligente et libre <, et vous ares eous sa double face le nual moral , le malhuînani.
Je ne ferai pas du laid monal anjcl»pttre par^
DB PHAOSOPHIE. 171
iiodliér ; j^in^eh yettu dire queqtiek(tbefifiiiot» opri ' se^plubeiit id nâtiirc4)eittetit.^
Si le be«a est Teiodlmioe et* la perfbetion é». iiim j qne peut être le laid ? Le degré extrême du mal ; et , en effet , quand le mal , soit d'omis* «ion, soit deooiÀiiiission, est porté jusqu'au point d;'étr« l'absolue négation de quelque bonne qua* •Iké, €(« F^bsolu dérèglement de ielle 0u tdlle -faculté ,! il ïi'excite plus seulement le repi*oefae et le blâme, miiisle dégoût et llhorreur. Disgra^tcieu^ , ignoMe , hideux , il n'est plue simplement le mal, il estlemialderenulaid. Ainsi, pourquoi cette intelligence lourde , stupide et enveloppée, incâpjBible à la fois de p&èM et de science , moHe «n un mot k toute idée , tous parah-^lle un objet 4atd et infèrqué moralement ? C'est que, comme •îoitelligenoe , elle est si bas dans le mal, si loin de ee qu^elle devrait être, que vous ne pouvet <Toir une t^lle dégradation sans mépris et ^ans -tépugnanee. ïouréfuoî, d'autre part, cet esprit ique rien i^e règle et né contient, qui extràvague, délire , et n'a que d'absurdes conceptions , tous fait-il une impression si révoltante et si triste? C'est' qtoe vous le sentez insensé et mauvais à l'excès. La foHe le rend monstrueux.
> Il y a de hideuses passions. Ce sont celles dont la tiédeur et la déplorable inertie attestent une ienéibillté' qui s'éteint et ne vit plus, bu celles dont les débdrdemens et les emportemens désor-
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doaoés ré?ètlèiit un ccsti qai n'a pins ni frein ni retenue. Passions Apathiques ou délirantes dès ' cfu'elles le sont à Texoès, dles ne sont plus simplement vicieuses , elles sont honteuses, elles sont affreuses.
J'abrège , et je passe aux habitudes sociales et religieuses que j'ai marquées comme mauvaises : d'une part , l'égoisme et rindifférence ; de Taur tre , la malteillanoe et l'impiété. £h bien !. lorsque l'égoîsme est si plein et ri compacte , qu'on me perm0tte l'expreaision ^ qu'il ne laisse plus place dans le cœur à la moindre sociabilité , à la plus faible 9f iXipathie ; lorsque l'indifiérence à l'égard de Dieu est si persistante et si froide» qu'elle éteint en son foyer toute espèce de religion, n'est-ce pas là du laid moral ? £t quand la malveillance est si vive, qu'injustices, perfidies , y^stgeances cruelles et détestables, elle se permet tout et se porte à tout ; quand l'impiété , dans son î^udace , a quelque chose d'effrjéné » de forcené, de satanique, n'est-ce pas toujours le laid moral ? Et le mal , dans tous ces cas , n'est41 pas toujours le fond du laid P
JJfn mal au laid , la différence est de degré et non de nature. Le premier est évid^nment le principe du second , et celui-ci , par conséqu^it, le terme extrême de celui-là.
Cette conclusion que je limite ici à la question du laid moral, je n'hésiterais pas à l'étendre à la
question de toute autre espèce de laid ; mais je m^en abstiens pour ne pas sortir du sujet dont je m'occupe.
Quand on considère le bien moral comme ob* jet de la volonté , on juge qu'il est obligatoire ; par opposition, le mal moral, envisagé sous le même point de vue , parait illicite et non-oMi* Ifatôîre. Jamais à la vue d'un acte futur , on ne le reconnaît pour mauvais , sans prononcer dans sa conscience qu'il faut ne pas s'y livrer. On peut se faire illusion sur le caractère qu'il présente , le regarder comme indifiérent , quoique réellement il soit coupable , ou même encore le «opposer légitime et honnête , quand cependant il est tout le contraire ; il y a de ces erreurs dans les esprits. L'irréflexion , la passion , l'intérêt y, . et peut-être même déjà une certaine corruption., en sont les causes ordinaires ; qu'alors on ne réprouve pas, qu'on ne se détende pas à soi-même cet acte que l'on croit.permis, il n'y a rien là que de naturel ; on ne condamne pas ce qui semble bien ^ et ici pour la pensée le mal est devenu le bien ; il en a pris le caractère , il en a l'apparence. Mais quand on revient à la vérité, quand on la voit telle qu'elle est, qu'on estime le mal ce qu'il est , on n'hésite pas à affir* mer qu'il faut le fuir et s'en abstenir. C'est une loi de la raison aussi invariable qu'universelle * qui détermine dans l'âme cette opposition morale
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à tout ce qui est contraire au bien : opposition morale, je dis bien , et non nécessité ; car alors, s'il y a motif qui détourne et déconseille, il n*y a pas empéchanent invincible et fatal, et la liberté reste toujours. Il en est de cette prohibition ou de cette obligation négative comme de celle qui CBt positive ; elle consacre et n'abolit pas, elle co»^ Btitue au contraire la moralité humaine. Je ne répéterai pas à ce sujet tout ce qui a été dit précédem- Inent à propos du bien et de l'obligation dont il estle principe , ce seraient les itiémes idées à exprimer. Be même aussi que ce seraient les mêmes remarques à reproduire pour montrer que cette dii^osition à repousser le mal n'est pas une mple répugnance, uK^e pure affaire de goût, un mouvement de la sensibilité , mais Une négation de la raison , un refus formel de sa part d'approuver et d'ordonner ce qu'elle juge mauvais. Enfin, je me dispenserai encore de prouver que l'obligation a .des degrés aussi bien quand elle défend , que quahd el]e ordonne et commande.
Outre qu'en soi il est très-clair que les fautes ne sont pas des délits , et ^uè les délits ne sont pas des crimes ; qu'entre les fautes eUes-mémes il y a des différences et des nuances, de même entre les délits, de même aussi entre les crimes; que, par conséquent, tous illicites , ils ne le sont cependant pas tous de la même ftiçon et avec la même gravité; qu'ainsi, par exemple, le mal,
DE PHIUMOPHIE. 'HB
sînipleroent mal , ne peut pas être ]'ol)îet d'une aussi sévère réprobation que le mal à Fétat de laid ; tout cela se conclut avec facilité de ce qui a été dit précédemment à propos des diverses espèces et des divers degrés du devoir.
Il faut seulement qu'on sache bien que l'obligation prohibitive se mesure sur la nature et la gravité du mal , défend le mal quel qu'il soit , mais le défend moins quand il est moindre et plus quand il est plus grand.
' £l du reste, le mal varie selon qu'il affecte une pai^tîe plus ou moins importante de notre destination , et que dans chacun de ces cas il est une ^atteinte plus ou moins forte à l'ordre et à la loi dtf bien.
Tel est le mal en général ; mais à câté du mal , H y a le malheur qui s'y rattaqhe intimement. Or , on ne connaîtrait qu'imparfaitement l'un si l'on n'avait aussi une idée de l'autre. Il me reste, sinon à développer, au moins à indiquer cette idée;
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