OKUF DU REPTILE.— ŒUF DU POISSON.— ŒUF HUMAIN
vivipares ou mammifères en trois classes : la première comprend ceux qui ont un placenta unique, ou les monoplacentaires, la deuxième ceux qui en ont plusieurs, ou les polyplacentaires, et la troisième ceux qui n'en ont pas, ou les apLacentaires.
Nous venons d'étudier l'œuf des vivipares et celui des oiseaux. Examinons rapidement l'œuf dans les ovipares, autres que les oiseaux.
Il va sans dire que je n'emploie, pour le moment, ces mots vivipares, ovipares, que dans le sens ordinaire, vulgaire, dans le sens qui se rapporte aux apparences ; car, dans le vrai, et au fond, tous les animaux sont ovipares. N'oublions jamais le grand principe : orme viviim ex ovo.
On divise les ovipares : 1° en ovipares aériens, ce sont les oiseaux et la plupart des reptiles ; 2° en ovipares aquatiques, ce sont les batraciens et les poissons (il ne s'agit encore que des vertébrés).
Cela posé, nous ne serons pas étonnés de retrouver dans l'œuf de la tortue et dans celui du crocodile, qui sont des ovipares aériens, la structure et les principaux caractères que nous avons vus dans l'œuf de l'oiseau. Celui du crocodile avait attiré l'attention d'Hérodote à cause de sa petitesse, remarquable quand on la compare au développement de l'adulte.
L'œuf de la tortue présente cette particularité, que sa coquille est ponctuée : la membrane calcaire est également ponctuée.
Dans les œufs des ophidiens, faisons, encore une fois, cette remarque des structures qui se compensent : l'œuf n'a pas de coque ; par compensation, le chorion est très épais.
L'œuf des ovipares aquatiques n'a pas d'allantoïde. Cette membrane, qui sert de poumon fœtal aux ovipares aériens, n'est plus nécessaire aux ovipares aquatiques : ils respirent par leurs branchies, même à l'état fœtal. Nous voyons par là que les organes fœtaux varient selon le milieu dans lequel le fœtus se développe : dans le sein de la mère, le fœtus respire par le placenta ; plongé dans l'air, il respire par les vaisseaux de l'allantoïde ; plongé dans l'eau, il respire par les branchies.
Chez les batraciens et chez les poissons, la fécondation s'opère après
la pondaison. Le batracien mâle embrasse la femelle, la presse et force les œufs à sortir : à mesure qu'ils sortent, il les féconde. Les poissons (j'entends les poissons osseux) nous présentent un degré de simplicité de plus : la femelle pond ses œufs et les dépose sur le sable; le mâle survient et les arrose de sa liqueur fécondante , de la laite.
La fécondation se fait sur Cœuf. Ceci est encore une loi générale. Dans les poissons, cette loi s'offre directement aux regards de l'observateur ; dans d'autres vertébrés, elle se déduit de faits pathologiques, tels que les grossesses extrà-utérines. L'œuf est déjà fécondé lorsqu'il tombe dans l'abdomen et s'y développe anormalement.
Je dirai un mot de l'œuf humain. Malgré quelques particularités de structure qui masquent le caractère des enveloppes, les physiologistes ont retrouvé, dans cet œuf. toutes les parties de l'œuf des vivipares. Je crois avoir été l'un des premiers qui aient déterminé le véritable caractère (le la membrane appelée jusqu'alors (1836) membrane caduque, laquelle n'est autre chose que le chorion. Les autres parties , l'amnios, l'allantoïde, la membrane ombilicale, ont été observées dans l'œuf humain.
Cet œuf est celui qui nous intéresse le plus et qui, pourtant, a été étudié le plus tard. Aujourd'hui, il est complètement ramené à la loi d'analogie.
Vingt-troisième liCÇon.
Sommaire. — Œuf des ovo-vivipares. — CEiif de la seiclie. — Transition de la vie fœtale à la vie d'adulte. — Théorie du dédoublement organique.
Après avoir considéré les œufs dans les ovipares et dans les vivipares, je dois dire quelques mots ùeVœaî c\es faux vivipares ovLovo-vivipares, Mais, avantd'en venir là, voyons ce qu'est l'œuf dans les poissons osseux. Il a une structure fort simple : il se compose d'une coque et d'un vitellus. Point d'allantoïde ni d'amnios. Si l'on examine la contexlure de la coque, on y trouve deux lames, l'une extérieure, qui est l'analogue du