‹ Cours de physiologie d'après l'enseignement du professeur KüssChapitre 10 sur 219 · DU GLOBULE OU CELLULE H · texte numérisé non relu

DU GLOBULE OU CELLULE H

inédiaire tk-s uerfs sensitifs, les cellules nerveuses, qui, par Tinterniédiaire des nerfs moteurs, portent l'excitation vers les muscles ou vei*3 d'autres éléments des surfaces, vei*s les épithéliums glandulaires, par exemple, et nous avons ainsi des excitations dites vitales provenant d'excitations primitivement mécaniques.

Remarquons encore que, pour quelques globules, ces excitants jjeuvent être tout à fait spéciaux : c'est ainsi que le globule ovule a dans le spermatozoïde le seul excitant qui réveille bien efficacement son activité fonctionnelle ou de développement.

Enfin ces excitants peuvent agir à divers degrés ; au degré le plus élevé, ces excitants peuvent amener immédiatement la destruction du globule : c'est ainsi que les poisons agissent plus spécialement sur tel ou tel groupe de globules au point de les détniire.

Étudions donc les phénomènes que présentent les globules sous l'influence de ces excitants physiques, chimiques et vitaux.

Xaïssance des globules. — La science a été longtemps indécise sur la question de savoir si les globules (ou éléments cellulaires) peuvent prendre naissance d'une manière spontanée dans un liquide plus ou moins amorphe, sans précéder d'aucun globule préexistant : telle était la théorie de la formation libre des cellules (Schleiden et Schwann, 1838). Schwann donnait au liquide générateur le nom de cijiohlastème . Raspail comparait volontiers la formation de la cellule dans ce cytoblastème à la formation des cristaux àB.m>\Yû. liquide qui contient la matière cristallisable eu dissolution. Aujourd'hui la théorie du blastème ou de la genèse est défendue par d'éminents histologistes, par une école nombreuse, et particulièrement par Charles Robin. Toulefois la théorie de la genèse de Robin diÔêre en plusieurs points de l'ancienne théorie de Schwann. Ainsi les milieux où se produirait la genèse, les blastèmes (sang, lymphe, liquides interstitiels) sont eux-mêmes le produit de cellules préexistantes, de sorte que les éléments nouvellement formés proviennent en somme de cellules antérieures, non directement, mais par l'intermédiaire (substitution) d'un liquide: en un mot, sans précédent immédiat figuré. Le mode selon lequel se produit la genèse consiste dans l'apparition spontanée d'un noyau qui s'entoure de blastème épaissi : ou bien même la masse du blastème se divise en îlots globulaires au centre de chacun desquels est placé un des noyaux nouvellement formés (ici donc le nucléole, qui peut se former ensuite, est un élément .secondaire, tandis que Schwann en faisait le point de départ des formations cellulaires )^

i Ainsi la genèse est caiactérisée par ce fait qu'au sein d'un liquide, entre des élémfnrs BnatpmiqM<^3j certains prinp.pes inipi^diats l'ujjissent ppe^-jug

D'après une autre école à laquelle se rattache aujourd'hui la très grande majorité des histologistes, et qui a pris naissance surtout à la suite des travaux de Reraak sur la formation (par segmentation) des globules du sang, on est porté généralement à admettre, avec Virchow, que toute cellule provient d'une cellule préexistante (omnis cellula a cellula et in cellula). L'étude de l'accroissement et de la reproduction des épithéliurns, qui ne sont formés que de cellules, celle de nombreux produits pathologiques montrent, en effet, que tout globule naît d'un autre globule (omne vivum ex ovo); c'est aussi ce qui résulte de toute les études d'embryologie (formation du blastoderme^ et formation des éléments des tissus par évolution des cellules du blastoderme).

En admettant que tout globule naît d'un globule préexistant, le mode type selon lequel se fait cette génération nous est présenté par la première cellule d'un organisme, par l'ovule. A un moment donné, si les milieux ambiants sont favorables, on voit la cellule mère (fig. 2-1) présenter un étranglement superficiel, qui, se prononçant de plus en plus, divise le globule primitif en deux nouveaux globules : du temps que se produit ce premier dédoublement, dans le sens par exemple du méridien, on en voit déjà commencer un second, dans le sens de l'équateur (fig. 2-11), de sorte que finalement nous avons quatre globules au lieu d'un (fig. 2-III). Nous aurons à étudier ces phénomènes avec plus de détails pour les divers globules et en particulier pour l'ovule, sous le nom de segmentation du vitellus. Contentons-nous de dire d'une façon générale, que toute cellule naît d'une autre cellule par nue seg-rnentation, soit que le contenu seul y prenne part, ce qu'on appelle alors endogenèse^ soit que contenu et enveloppe, formant masse homo-

Fig. 2. — Divers degrés successifs du sillonnement et de la segmentation consécutive d'un globule (ovule de la grenouille, d'après Baer)*.

subitement molécule à molécule et forment dps éléments anatomiques. Ceuxci ne proviennent donc directement d'aucun des éléments qui les entourent ;

* 1, Premier sillonnemç'nt vu un peu (Ucôté.; 2, second siUonnement vu direcleraent du haut ; 3, troisième, vu obliquement du haut.

Page 1