‹ Cours de physiologie d'après l'enseignement du professeur KüssChapitre 11 sur 219 · DU GLOBULE OU CELLULE · texte numérisé non relu

DU GLOBULE OU CELLULE

P'ènû [glohiile proprement dit), subissent ensemble la division, ce qui constitue la fissiparité (dont le bourgeonnement n'est qu'une variété). Ce dernier mode est le plus fréquent: on voit donc que les globules se ressemblent tous quant à leur mode d'origine, et môme quant à leur forme })rimitive, qui est globulaire.

Fonctionnement des r/lobides. — Une fois formés, les globules, sous l'influence des excitants, fonctionnent de diverses manières. Pour les uns, nous trouvons de simples cJtanr/ements de forme; c'est ainsi que certains globules de la peau de^ batraciens, sous l'influence de la lumièree seule, comme excitant,'passent de la forme sphérique à la forme étoilée et même chevelue ^. Ce changement de forme est ce qu'on connaît depuis longtemps sous le nom de contraction. Nous pouvons encore citer, comme changement de forme ou contraction, les mouvements des cils vibratiles, dont est pourvue la surface libre de certaines cellules épithéliales, mouvements qui tiennent uniquement à la vie de la cellule, sans l'intervention du système nerveux, puisque, quarante-huit heures après la mort, ils subsistent ou peuvent reparaître sous l'influence excitante d'une solution très légère de potasse ou de soude.

Mort des globules. — Le globule étant essentielleinent éphémère, il arrive un moment où. après avoir manifesté spécialement quelquesuns des phénomènes que nous avons signalés, cet élément se transforme et disparaît. Cependant quelques-uns peuvent persister à l'état de cellules pendant de longues années, mais alors ils ne vivent plus, ils sont plongés dans une espèce de sommeil qu'on peut déjà comparera leur mort. Ce cas est très commun chez les végétaux; il est plus rare de voir chez l'homme des cellules cesser de fonctionner, perdre leur caractère de vitalité active tout en conservant la forme cellulaire. Nous pouvons citer cependant certains globules pigmentaires, comme ceux de l'uvée (pigment de la face profonde

ce sont des individus nouveaux qui surgissent de toutes pièces par gènéralion nouvelle ; mais, pour naître, ils ont besoin de ceux qui les ont précédés ou qui les entourent au moment de leur apparition, car ils se forment a l'aide et aux dépens des principes fournis par ces derniers. Ainsi la genèse n'est pas une génération spontanée hélérogéniqne, c'est-à-dire s'accomplissant hors de l'économie et donnant naissance à des corps dissemblables à ceux déjà connus : la genèse est une génération spontanée homogènique, c'est-à-dire donnant naissance à des éléments anatomiques semblables à ceux des êtres préexistants auxquels sont dues les conditions (i'accomplissement du phénomène.

1, Ces changements de forme amènent des changements de coloration dans les globules qui sont chargés de pigment (chromoblastes). Voyez les travaux de G. Pouchet sur la couleur et les changements de coloration des crustacés et des poissons Journ. de l'an'itomie de Ch. Robin, 1S73-74),

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de la choroïde et de l'iris), qui ne manifestent plus que les propriétés physiques de leur pigment, destiné à assurer les fonctionn d3 l'œil en ohsorhant ou en réfléchissant les rayons lumineux. On peut encore citer ici les globules que nous étudierons sous le nom de globules eitibryonno.ires ou plasmatiques^ qui semblent se momifier au milieu du tissu conjonctif, mais qui, cependant, à un moment donné, sous l'influence d'une excitation suffisante, se réveillent tout à coup, et se mettent à fonctionner activement, soit en réparant des brèches faites aux tissus, soit en donnant naissance à- des produits nouveaux, le plus souvent pathologiques. Mais la véritable mort des globules^ la perte réelle et définitive de leur individualité, se fait de deux façons principales.

Dans \e premier cas, le globule ne laisse plus ou presque plus de formes déterminées. — Ou bien il se dessèche et tombe en poussière (couches furfuracées et desquamation incessante de la surface épidermique) : ainsi les lamelles et débris pulvérulents qui constituent le furfur épidermique peuvent reprendre la forme cellulaire au contact d'une solution alcaline ; mais on n'en a pas moins aflaire à un cadavre de globule. Ou bien, et c'est le cas le plus fréquent, le globule s'infiltre de graisse ou d'autres substances sur lesquelles il exerce une puissante attraction : puis il se liquéfie, il tombe en déliquium, et ses débris forment divers liquides : tel est le mécanisme de la plupart des sécrétions; telle est l'origine de la plupart des liquides sécrétés.

Dans le second cas, les globules perdent là forme globulaire, mais ils donnent naissance à de nouvelles formes anatomiques, en se soudant, en se confondant les uns avec les autres, pour former des fibres, des lames, des canaux. Telle est l'origine des parties non cellulaires de l'économie. Quelques-uns de ces éléments anatomiques ainsi formés jouissent encore au plus haut degré des propriétés caractéristiques du globule primitif; c'est ainsi que la fibre musculaire, outre l'élasticité, est douée du pouvoir électro-moteur et surtout de la propriété bien plus essentielle de changer de forme sous l'influence des excitants. La fibre nerveuse jouit de propriétés, sinon semblables, du moins tout aussi caractéristiques de l'état de vie.

Tels sont les principaux phénomènes qui peuvent donner l'idée la plus générale de \Si physiologie des cellules. Tous, avons-nous dit, ont lieu sous l'influence des excitants ou irritants; nous avons vu que ceux-ci ont pu être divisés en physiques, chimiques et vitaux; cette division est assez juste et intéressante pour le physiologiste, quoique les excitants les plus différents puissent produire le même effet : un choc, un contact amène la contraction cellulaire et surtout pV-'f^Piii^irc ; rélectri':"ité. certain^ /^cides mémo pj'oduiF<ep.t Ifî m^i^ie

DIFFERENTES ESPÈCES DE CELLULES

phénomène, qui, cependant, à l'état physiologique se manifeste presque exclusivement sous rinfluonco du système nerveux. Une division d'un hien jilus grand [intérêt aurait pour hase, non la nature, mais les effets de l'excitant ; malheureusement elle est impossihle. C'est ainsi qu'on a essayé de reconnaître trois espèces d'irritabilité: irritahilitc de formation ou de développement, irritabilité nutritive, irritabilité fonctionnelle. Mais nous avons vu que développement, nuti'ition, fonction et même mort, tous ces différents phénomènes forment pour la cellule un tout physiologique que nous avons dû artificiellement séparer pour la commodité de l'étude : l'irritabilité de développement pourra-t-elle se séparer de l'irritabilité nutritive, et n'avons-nous pas vu que les cellules, des glandes, par exemple fonctionnent surtout en disparaissant comme éléments cellulaires, et se liquéfiant en un produit de sécrétion ?

m. — DIFFÉRENTES ESPECES DE CELLULES

LEURS RÔLES PARTICULIERS — SCHEMA DE l'ORGANISME

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