MUSCLES DU LARYNX
tion, et la forme linéaire, qui tend à se produire pendant l'expiration
FiG. 118. — Occlusion de la partie interii^iaineiiteuse delà glotte*.
FiG. 119. Oblitération complète de la fente gloltique **.
(V.la Respiration, p. 274) ; mais elle est plus spéciale à la phonation
♦ Action des muscles crico-arytênoîdiens latéraux, agissant dans le sens indiqué par les flèches, pour mettre les cartilages aryténo'ideset les cordes vocales dans la rosition icdiquéc j'ar les lignes ponctuées. (D'après L. Mandl.)
«• Action des muscles ary-aryténoldien s, mouvement médian des cartilages aryténoldes. dans le sens indiqué par les deux flèches: les lignes ponctuées indiquent la nouvelle position des aryténoldes et la nouvelle forme de la glotte. (D'après L. Mandl.)
et à l'effort, c'est ce qui nous explique pourquoi l'effort s'accompagne souvent d'un son. d'un cri caractéristique. Nous voyons de plus que des quatre muscles intérieurs du larynx un seul sert à dilater la glotte : c'est le crico-aryténoïdien postérieur: le crico-aryténoïdien latéral et rary-aryténoïdien ont pour effet de l'oblitérer et de la réduire à l'état de fente. A l'action de ces muscles, il faut joindre celle du thi/ro-arj/ténoidien, qui, placé dans l'épaisseur même de la glotte, en complète la fermeture, comme tous les muscles courbes placés autour d'un orifice ; mais nous verrons bientôt que la contraction de ce muscle a encore à jouer un rôle bien autrement important. Nous n'avons pas parlé d'un muscle extérieur du larynx, du crico-thyro'idien : c'est qu'en effet, ce muscle n'a sur la glotte qu'une action sans importance ; il fait basculer le cartilage thyroïde en avant, en le tirant de son côté, et, par suite, il peut allonger la glotte en allongeant les parties fibreuses qui vont de la face interne du thyroïde à l'apophyse antérieure de l'aryténoïde; aussi a-t-il été considéré par un grand nombre d'auteurs comme tenseur des cordes vocales : mais l'expérience directe a montré que le rôle de ce muscle est à peu près nul dans la phonation : les modifications qu'il imprime à la glotte semblent être en rapport plutôt avec la déglutition qu'avec la phonation : et. en effet, il est innervé par le même nerf que le constricteur du pharynx (nerf ?ar//n 7e sitpérieur ^hvanohe externe).
Mécanisme de la phonation. — L'expérimentation sur les animaux, les observations accidentelles sur l'homme, les essai? de phonation artificielle sur des larynx détachés, tout démontre que c'est au niveau de la glotte que se forme le son de la voix. Quand ce son se produit, nous savons que la glotte se rétrécit : aussi a-t-on cru tout d'abord que l'appareil vocal était comparable, comme mécanisme intime, à un sifflet^ c'est-à-dire que la cause du son était la vibration de l'air lui-même passant par un orifice étroit, et produisant un son d'autant plus aigu que l'orifice est de dimensions plus petites.
Il est démontré aujourd'hui que, dans cet appareil, ce n'est pas l'air qui vibre, mais bien les bords de la glotte, de sorte que le larynx doit être comparé non à un sifflet, mais à un tuyau à anche. Du reste, nous trouvons dans l'organisme un appareil analogue, qui peut également fonctionner comme une anche, ce sont les lèvres (orifice buccal), qui vibrent elles-mêmes^ par exemple, quand on joue du cor; inutile d'insister sur l'analogie anatomique entre l'orifice buccal et l'orifice glottique^.
1 « Rien n'autorise à comparer les replis thyro-aryténoïdiens inférieurs, soit à des cordes, soit à des rubans. 11 est beaucoup plus exact de les appeler