‹ Cours de physiologie d'après l'enseignement du professeur KüssChapitre 15 sur 219 · A . MOELLE É P I X I È R E · texte numérisé non relu

A . MOELLE É P I X I È R E

Les nerfs centripètes arrivent à la moelle par les racines r achidiennes postérieures; après avoir pris une plus ou moins grande part à la constitution des cordons blancs postérieurs, ils se mettent en rapport avec la substance grise. Aussi peut-on dire que la sensibilité a pour voies de passage les racines postérieures, les cordons postérieurs et la substance grise; cette dernière paraît être plus spécialement affectée à la conduction des sensations douloureuses, et les cordons postérieurs aux sensations de tact ou toucher. En effet, on peut, dans les expériences, détruire isolément chacun de ces modes de sensations, et nous les voyons s'isoler parfaitement dans la chloroformisation : un animal auquel on n"a sectionné que l'axe gris, ou qui est soumis à l'influence du chloroforme, perd les sensations de douleur, mais toutes les sensations de tact peuvent encore arriver parfaitement à son cerveau. Les nerfs centrifuges traversent les cordons antéro-latcraux, et ensuite, comme nous l'avons vu, sortent de la moelle par les racines antérieures des nerfs rachidiens : ces racines partent de la substance grise de la moelle (fig. 12, p. 31).

Ainsi la substance blanche de la moelle est formée par les racines nerveuses qui la traversent plus ou moins obliquement, et par les fibres verticales (cordons proprement dits), le tout englobé dans une substance unissante particulière, la névroglie, qu'on peut considérer comme une forme embryonnaire du tissu conjontif.

Les vivisections, mais surtout l'étude des dégénérescences de la moelle consécutives à des sections expérimentales ou à des altérations pathologiques, ont prouvé: l^ que les racines postérieures vont se perdre presque innnédiatement dans les cornes postérieures de la substance grise, les unes par un trajet plus ou moins horizontal, les autres par un trajet plus ou moins oblique en haut ou même en bas; des éléments de la corne postérieure partent alors des fibres qui montent dans les cordons postérieurs jusqu'au plancher du quatrième ventricule, et peut-être quelques-unes jusqu'à l'encéphale (L. Turk). Le reste des cordons postérieurs est formé par des fibres commissurales qui unissent une région des cornes posté-

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