APPAREIL [' K I X A 1 R F
eipe azoté : c'est, de tous les produits excrénientitiels de l'organisme, celui qui élimine le plus d'azote. 11 est démontré que l'urée excrétée est presque toute l'urée à laquelle })ouvaieut donner naissance les aliments, ce sont les 4/5 d'après Lehmann : on se rend (^nmpte du dernier 1/5 en se rappelant que la resjjiration en excrète un peu, ainsi que l'exfoliation épidermique et la sécrétion de la sueur. On trouve encore dans l'urée à peu près 1/5 de carbone qu'il faudrait ajouter à l'acide carbonique que nous excrétons en un jour par le pomnon.
La quantité d'urée peut varier sous l'influence de conditions Ijien déterminées : comme elle est le résidu de la combustion des albuminoïdes dans l'organisme, elle sera d'autant plus abondante que la nourriture sera plus animale. En Angleterre, où la nourriture est très abondante et surtout très animale, on cite comme normaux des cbiÔres relativement très élevés. Dans l'abstinence complète, l'urée arrive à son minimum (17 grammes par vingt-quatre beures), mais il y en a toujours dans l'urine, parce que dans ces conditions l'animal se nourrit aux dépens de sa propre substance, et que, par suite, son régime est azoté.
Dans les maladies fébriles on peut dire qu'il existe en général un rapport direct entre le degré de la chaleur animale et la quantité d'urée éliminée (Hepp et Hirtz). Un fait à noter, c'est que la diète agit sur l'urée eu sens inverse delà fièvre, il peut donc arriver que, dans les fièvres qui ont duré longtemps, l'urée, sans cesser d'être considéraljle, le devienne moins, quoique la température se maintienne élevée. Dans certaines maladies, au contraire, la chaleur restant normale, l'urée s'élève accidentellement aux proportions que lui donne l'état fébrile : c'est particulièrement dans la cirrhose du foie que l'on a trouvé dans ces cas l'urée augmentée (Andral;.
Les 30 à 35 autres grammes d'urine anhydre se répartissent de la manière suivante :
Il y a 10 à 15 grammes de matières qu'on désignait autrefois sous le nom de matières extra ctiv es et qui sont aujourd'hui bien caractérisées par la chimie comme des produits incomplets de la combustion des albuniinoïdes : ce sont la créatine, la C7\^atinine,etc.; mais le plus intéressant est l'acide urique, peu abondant, il est vrai, mais qui, dans certaines circonstances, peut s'accumuler en grande quantité dans l'urine ou être retenu dans les tissus (diathèse urique : goutte; tophus dCuvate de soude). Dans l'état normal, ce corps esta l'urée comme 1 est à 30, c'est-à-dire qu'on n'en trouve que 1 gramme dans les urines de vingt-quatre heures. Il est surtout remarquable par son peu de solubilité. L'eau n'en dissout ^t