APPAREIL GENITAL FEMELLE - OVAIRE
d'un pénis dans un canal vaginal. Notons cependant que des sensations voluptueuses très intenses paraissent accompagner cet accouplement et qu'elles ont pour siéire, chez le mâle, des papilles cutanées alors très développées occujiant la région de la racine du pouce (membre antérieur); la compression de ces [lapilles, par le mouvement énergique au moyen duquel le mâle tient la femelle embrassée, est sans doute le mode particulier d'excilation des terminaisons nerveuses corresi)ondantes. Toujours est-il qu'à un moment donné, la femelle émet ses œufs par son oritice anal, ou, pour mieux dire, cloacal ; au même instant, le mâle laisse échapper sa liqueur sémimile par son oritice homologue, et les œufs sont ainsi arrosés de sperme au fur et à mesure qu'ils sont émis à l'exlérieur.
\\. — Ari'ARKlL GÉNITAL DK LA FK.MMK
I/appareil i:énital de la femme se compose d'une glande (i'ovaij e) et de canaux excréteurs {trompe, matrice, vagin, etc.,), qui pré. sentent un intérêt tout particulier, les uns comme organes de lacojulation (vagin et ses annexes), les autres comme lieu de développement du produit de la fécondation (matrice).
r L'ovaire provient de ce germe que nous avons vu situé sur le bord interne du corps de Wolflf (V. p. 574) et rester indifférent jusqu'à la fin du deuxième mois de la vie embryonnaire. Nous avons vu conimout cet organe se développait pour devenir testicule Lorsque, au contraire, c'est un ovaire qui se développe, l'épithélium péritonéal qui le recouvre envoie dans la profondeur de l'organe des végétations eu culde-sac (fig. 172) qui forment de véritables glandes en tubes (fig. 172-1, 2, 3) ; mais bientôt l'orilice de ces glandes en tubes (tubes de Pflûger) s'oblitère (id.-4, 5) et il ne reste plus ^^
qu'une petite cavité (id.-6) tapissée fig. ITT."- Développement de l'ovid'épithélium et parfaitement close. sac ou vésicule de Graaf*.
Ces cavités très nombreuses constituent les vésicules de Graaf on ovisacj (fig. 172, en 6) ; leur épithélium estdoncun produit de l'épithélium péritonéal; c'est lui qui donnera ultérieurement naissance à l'ovule.
2° Les canaux excréteurs se forment par le développement dts conduits de Miiller (p. 657): la partie supérieure de ces deux conduits constitue la trompe de Fallope en restant isolée de chaque côté; la partie mférieure se soude avec la partie correspondante du côté opposé
» OO, surface de l'ovaire avec son épithélium, qui en 1 forme un bourgeon profunJ, une sorte de glande en tube ; — cette glande tend à s'isoler de plus en plus en 2, 3l 4. 5 ; en 6, elle est complètement isolée et forme une cavité close tapissée d"un épitnélium qui s'est hypertrophié en un point [d, disque proligéré) et dont une des cellules est devenue l'ovaire (o).
APPAREIL GENITAL FEMELLE
pour former l'utérus, et cette soudure souvent incomplète constitue chez les animaux les utérus bicornes ou les raatrices doubles et indépendantes, comme chez les rongeurs. Ainsi chez la femme, à l'inverse de l'homme, c'est essentiellement l'orèraue de Mûller qui se développe pour constituer les organes génitaux ; le corps de AVolff s'atrophie ; on en retrouve comme traces quelques restes de canaux borgnes situés dans le repli péritonéal qui unit la trompe à l'ovaire, et désignés sous
le nom de pai'ovaire ou organe de Rosenniidler: parfois son canal excrétem' persiste à l'état rudimentaire chez la femme, et presque toujours chez la vache, sous le nom de canal de Gartner.
Pour bien fixer toutes ces ques* lions d'homologie des organes génitaux internes mâle et femelle, homologie dont nous avons parlé à plusieurs reprises, à propos de chaque organe (V. p. 570, 596, 611), nous donnons ici une figure qui résume tout ce que nous avons indiqué à ce sujet ( V. l'explication de la fig. 173).
Le vagin seul n'a pas d'homologue chez l'homme. C'est une sorte de territoire intermédiaire entre les organes génitaux internes et externes.
Quant aux organes génitaux; externes, ils résuhent, comme chez l'homme, d'une fente périnéale, qui se met en communication avec la muqueuse des organes profonds; seulement, tandis que cette lente se ferme chez l'homme de façon à constituer un canal (portion membraneuse et spongieuse de l'urètre) qui n'est ouvert qu'à son extrémité antérieure et supérieure (méat urinaire), chez la femme cette fente reste ouverte, bornée parles deux replis cutanés (grandes lèvres), qui ne se sont pas rejoints et qui circonscrivent ce que l'on appelle l'orifice vulvaire. Ainsi toutes les parties de la femme ont en général leurs homo-
FiG. 173. — Schéma de l'homologie des organes génitaux, internes du inâle (A, côté droit) et de la femelle (B, côté gauche)*.
* O. Ovaire. — T, Testicule. — W, canal de Wolff ; chez la femelle il s'atrophie; chez lo niale il forme le canal déférent. La partie génitale (i) du corps Wolff est représentée par lepididyme, chez ia femelle farlépoophore (corps de Roseiimuller). La partie urinaire du corps de Wolff (2) forme chez le mâle le paradidyme (corps de Giraldès) et chez la femelle le paroophore (ou parovaire) ; elle forme de plus chez le mâle le vas aberrans (x). — M. canal de Mûller: il disparait chez le mâle. Son extrémité libre, qui forme chez la femelle le pavillon (P). foifme chez le màie l'hydaticle de Morgagni (h). Son extrémité inférieure forme chez la femelle l'utérus (O) et chez le mâle l'utricule prostatique (Pj.