‹ Cours de physiologie d'après l'enseignement du professeur KüssChapitre 24 sur 219 · D. — HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAUX · texte numérisé non relu

D. — HÉMISPHÈRES CÉRÉBRAUX

a) Fonctions cfènérales des centres cérébraux prcpreinent dits.

En généralisant l'expression de phénomènes réflexes^ nous pouvons l'appliquer aux phénomènes qui se passent entre la moelle et l'encéphale. Eu effet, le cerveau ne paraît communiquer directement avec aucune des parties de la périphérie, il ne peut percevoir que ce qui se passe dans la moelle ; puis , dans le cerveau , les réflexes se font pour ainsi dire à l'infini, entre les nombreux centres réunis par des commissures multiples : et c'est après cette série d'actions, qui en partie constituent pour le moi ce qu'on appelle la 'perception, que le cerveau réagit sur la moelle et de là sur l'extérieur, dans les phénomènes qui sont considérés comme volontaires.

Sensations. — Le cerveau est donc le siège du phénomène de la perception^ sous l'influence d'un agent extérieur dont l'action luj est transmise par les nerfs périphériques et par la moelle. En effet, la perception ne se produit pas dans le sommeil, pendant lequel le cerveau est hors de service (V. plus haut, p. 86, le rôle de la protubérance comme siège des sensations brutes, c'est-à-dire qui ne se transforment pas en idées).

Les pJiénoynènes de perception se divisent en: ceux qui nous donnent des renseignements précis sur les objets extérieurs: ce sont les sensations sptéciales, que nous étudierons à propos des organes des sens : et ceux nommés sensations générales, qui nous avertissent seulement des modifications que subissent nos organes, sans donner de renseignements précis sur la nature des agents qui amènent ces modifications : la douleur est le type de cette seconde espèce de sensations. On trouve des transitions entre ces deux espèces de sensations, que l'on nomme encore les premières objectives et les secondes subjectives.

Les sensations générales ou subjectives peuvent elles-mêmes présenter deux formes : dans la première forme, la sensation (de douleur, par exemple) se localise parfaitement , comme la sensation d'une brûlure sur un point de notre tégument : dans la seconde forme, au contraire, la sensation est vague et difficile à localiser, comme

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