‹ Cours de physiologie d'après l'enseignement du professeur KüssChapitre 39 sur 219 · LOCOMOTIONS · texte numérisé non relu

LOCOMOTIONS

où les deux pieds sont posés sur le sol, l'un eu avant, l'autre en arriére (temps du double appui)^ et celui oVi le pied postérieur oscille |)Our devenir antérieur (temps de Vappui unilatéral) *.

Jugeant |)eu utile de nous livrer ici à une analyse des mouvenicnls (|ui ronstituenl la course, le saut, la natation, etc., nous indiquerons seulement le caractère essentiel de la course comparée à la marclie ordinaire.

Dans la course il n'y a plus di; double appui; au cua'.raire, il y a un temps de suspension pendant lequel, entre deux appuis des pieds, le le corps resle en l'air un instant. La durée de ce temps de suspension semble peu varier d'une manière absolue; mais si on rap[)récie relativement à la durée d'un pas de course, on voit la valeur relative de cette suspension croître avec la vitesse de la course, car avec cette vitesse diminue la durée de chacun des appuis. Mais ce qu'il y a de plus remarquable, c'est la manière dont se produit, d'après Marey, ce temps de suspension: on pourrait croire, au premier abord, que c'est l'effet d'une sorte de saut, dans lequel le corps serait projeté en hau<, de manière à décrire en l'air une courbe au milieu de laquelle il serait à son maximum d'éloignement du sol. Il n'en est rien; le temps de suspension correspond au moment où le corps est à son minimum d'élévation; ce temps de suspension ne tient donc pas à ce que le corps est projeté en l'air, mais à ce que les jambes se sont retirées du sol par l'effet de leur flexion (Marey).

Résumé. — Les muscles sont les agents actifs des mouvements : les tissus de substance conjonctive servent à séparer les muscles (tissu conjonctif'ou lamineux proprement dit) ou bien constituent les leviers (os) que les muscles meuvent par l'intermédiaire des tendons.

Il faut bien distinguer la coniraclilité des muscles, propriété vitale (liée à la vie^ c"est-à dire à la NuxRrnoN), de Vclasiicilé des tissus élastiques, propriété purement physique qui subsiste sur le cadavre.

Dans le jeu des muscles, des tendons et des os, on retrouve les trois ordres de leviers.

1 Enfin l'opinion si longtemps admise, d'après les frères Weber, que dans la marche humaine l'oscillation de la jambe qui se déplace n'est due qu'à la pesanteur (oscillation pendulaire), opinion déjà réfutée par Duchenne (de Boulogne), par Giraud- Teuloii et par Garlet, vient d'être de nouveau et définitivement renversée par les recherches expérimentales de M. Marey. Au moyen de nouveaux appareils graphiques, l'habile physiologiste nous montre que le mouvement de cette jambe se traduit, sur un tracé, par une ligne droite, c'est-à-dire qu'il est uniforme i^endant toute sa durée. Or, tel n'est point le caractère d'une oscillation pendulaire. Il montre de plus que cette uniformité, qu'il faut attribuer à l'action des muscles, ne saurait être expliquée par une combinaison des maxima du mouvement du pied avec les mininia du mouvement de translation totale du corps et vice versa i.

' Marey, /", Machine animale, et Comptes rendus de V Académie des sciences, 13 juiHet 1874.

166 MUSCLES ET LÈtJRS ANNEXES

La ][)ressioyi atmospJiérique maintient le contact des surfaces articulaires. La synovie (riclie en mucosine) favorise le glissement de ces surfaces.

Dans un pas (élément de la marche ordinaire), il y a une jambe dite active et une jambe dite passive; mais cette dernière n'est point soumise à une simple oscillation pendulaire : comme la jambe active, elle est le siège de contractions musculaires très faibles, il est vrai.

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