CIRCULATION DU SANG
La circulation consiste dans le mouvement continuel du sang dans un réservoir circulaire en forme de canaux i-amifiés (appareil circulatoire). Cet appareil, considéré dans son ensemble, foi'uie essentioUemeut \xno série Ao tubes à propriétés et à fonctions différentes (fig. 54). Ce sont: 1° Le cœur, réservoir musculaire, divisé en quatre cavités (chez l'homme, mais bien plus simple chez les animaux moins élevés). Primitivenient il forme lui aussi un tube cylindrique qui, j)endant la vie embryoï.naire, se tord et se cloisonne de façon à donner les oreillettes et les ventricules. 20 Les artères, système de canaux ramifiés en forme d'arbre, remarquables au premier abord par l'épaisseur de leurs parois (fig. 54, a).
30 Les veines, autre système ramifié, comme celui qui constitue les artères, mais se; [distinguant de ces deruièies par la nànceur relative et la flaccidité de leurs parois (fig. 54, 2^)' ^^ Entre ces deux systèmes, le système capillaire (qui naît des artères et aboutit aux veines), ensemble de vaisseaux très fins disposés en réseau (fig. 54, GP), dont les plus étroits ont généralement le diamètre des globules sanguins; leur calibre est piême quelquefois moindre, mais les globules étant élastiques
/ CR, Cœur. ventricule;— o, oreiUette ; —s, s, valvules: —a, ailères: — CP, capillaires; p, ve|n^s, — î^es flèjîljes ipdicjuent le s.eps daps J.equel cjrctile le li(paid'
FiG. 54. — Type idéal de rappateil circulatoire *.
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peuvent s'allonger et s'aniineir pour traverser des canaux plus fins qu'eux (V. 1). 175).
On voit qu'en somme on peut diviser l'ensemble de l'appai-eil circulatoire en un organe central, le cœur, et un ensemble d'organes périphériques, les vaisseaux (artères, capillaires, veines).
Le sang circule dans le système des vaisseaux , i3arce qu'à l'origine de ce système (origine de l'aorte ou de l'artère pulmonaire) se trouve une des cavités du cœur, destinée à y produire de fortes pressions (ventricule), tandis qu'à l'autre extrémité (veines caves) se ti'ouve une autre cavité du cœur (oreillette), qui a pour action de diminuer la pression ou tout au moins de laisser libre passage au sang qu'elle reçoit pour le transmettre au ventricule ; c'est ce double antagonisme entre ces deux cavités du cœur qui produit la circulation.
En un mot, le sang circule par suite de Vinêyalité de pression dans les différentes parties du circuit vasculaire ; et le cœur, dans son ensemble (oreillettes et ventricules), a pour but de maintenir cette inégalité de pression, qui, des artères, où la pression est forte, ihit jjasser le sang dans les veines, où elle est de plus en plus faible.
Les anciens n'avaient que des notions fausses et incomplètes sur la circulation . Galien faisait du foie l'cjrgane formateur du sang ; parti du foie, le sang se répandait dans la partie inférieure du corp.s par la veine cave inférieure, dans la partie supérieure par la veine cave supérieure ; une portion de ce dernier sang arrivait au cœur, et, filtrant à travers la cloison interventriculaire, y acquérait de.<< ])ropriétés nouvelles pour circuler dans les artères sous le nom (\^esprit:< vitaux. Galien ne soupçonnait donc pas la circulation pulmonaire (V. plus loin, p. 208).
Michel Servet, en 1553, indiqua pour la première fois la circulaiion' jJ'i-il^onaire. Falirice d'Aquapendente montra la disposition {les valvules veineuses, qui s'opposent à la circulation telle que la concevait Galien. Enfin Harvey (1615-1Ô28) démontra la circulation telle que nous la connaissons aujourd'hui, c'est-à-dire formée d'un double système correspondant au double cœur (droit et gauche) : la circulation p^ulmonaire et la circulation générale; la figure 55 donne de l'ensemble de l'appareil circulatoire une vue générale, facile de saisir en invoquant les souvenirs les plus élémentaires qu'il est d'anatomie(V., du reste. Respiration^ et fig. 63, p. 208).