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DE l'organe central DE LA CIRCULATION. — DU CŒUR

Pour comprendre les fonctions du cœur, il ne faut pas se représenter ^pt grgane tel qu'on le trouve ^\\r le cgdavre, cai* là rjeu ne

rappelle rune des principales propriétés du muscle, Yélasticitéy [propriété aussi importante que la contraciilité et qui est spécialement utilisée dans l'une des cavités du cœur, dans l'oreillette. Les éléments musculaires du cœur sont des fibres striées, comme

les muscles de la vie de l'elation, mais ces fil)res s'anastomosent, présentent des stries ]j1us fines, et sont dépourvues de niyolemme CV. p. 119).

Oreillette. — La principale fonction de l'oreillette est de se prêter, par sa facile dilatabilité, à un facile écoulement du sangveineux, et l'on peut dire qx-Velle agit comme une saignée à l'extréraité centrale (le Varbre veineux, dans lequel elle diminue par conséquent la pression du liquide. Pendant près des 8 10 du temps que dure une révolution t ardiaque, l'oreillette est à l'état de repos, et elle se remplit de sang, ou plutôt elle se laisse remplir, car elle n'exerce que peu ou pas d'aspiration active sur le sang veineux (V. Respiration). Elle est, pour ainsi dire, comparable en ce moment à une bulle de savon qui se laisse distendre par l'air

Tir„

55. — Appareil de la grande (générale) et de la petite (pulmonaire) circulation *.

* 0, 0, Oreillettes ; — r. v, ventricules ; — «, a. système aortique; — C.cajàllairesgénéraux ; — ve, veines à sang noir (delà grande circulation); «/), artère pulmunairç; ^^ V p, veines à sang roiige (pulmonaires).

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qu'on y insurie ; c'est ainsi qu'elle devient le réceptacle du sang, l'iintiehambro du ventricule, r(''CO[)tacle où s'accumule une grande quantité do sang.

Quand l'oreillette est pleine de sang, elle se contracte très brusquement et chasse ce liquide vers le ventricule, pour ainsi dire en un clin d'œil. Sa contraction dure à peine 1,5 du cycle total. Lorsque le cœur bat 70 fois par minute (pouls normal), entre le commencement d'une pulsation et celui de la suivante (cycle d'une contraction cardiaque), il s'écoule une fraction de seconde (0,857) qui se partage de la manière suivante : 2/10 pour la systole des oreillettes 5/10 pour la systole des ventricules et 3 /lO pour le repos total du cœur. (V. le tableau p. 207.)

Quand cette cavité se contracte, son contenu tend à se précipiter vers le ventricule, ou à retourner dans les veines. Du côté des veines, il n'y a pas de valvules, ou seulement des valvules insuffisantes (valvule d'Eustachi), ou placées très loin, et peu aptes à empêcher le reflux ; mais les veines sont pleines de sang, sang qui est à une faible pression, il est vrai, mais qui cependant oôre une certaine résistance au retour du contenu auriculaire. L'état du ventricule est à ce moment tout différent : il est vide, dans un état de relâchement complet, et par suite n'oppose aucune résistance ; il joue en ce moment, vis-à-vis de l'oreillette, le rôle que celle-ci jouait précédemment vis-à-Nds des veines, et c'est tou^oursV élasticité du muscle à- Vétat de repos qui lui permet de se laisser distendre (V. Physiologie du muscle, p. 122) avec aussi peu de résistance qu'en opposerait une bulle de savon. Ainsi le sang de l'oreillette contractée, éprouvant du côté des veines une faible résistance, et du côté du ventricule une résistance nulle, se précipite dans celui-ci et le remplit.

Cependant l'oreillette ne se vide pas complètement et ses parois opposées n'arrivent pas au contact. Sa rapide contraction terminée, l'oreillette reprend son rôle d'organe passif et laisse librement couler dans sa cavité le sang qui gorge le système veineux.

Ventricule. — A peine le ventricule est-il plein, que la présence du sang, par son contact avec les parois, en excite la contraction. La systole ventriculaire succède donc immédiatement à la systole auriculaire ; mais la systole \:entriculaire dure longtemps (les 5/10 delà durée totale de la révolution cardiaque. Y. p. 207), parce que ce réservoir est obligé de lancer son contenu dans une cavité déjà pleine de sang, et il éprouve une certaine résistance à le faire pénétrer. Sous l'influence de cette contraction, de cet eflbrt prolongé, le contenu du ventricule passe dans l'artère correspondante, sans refluer vers l'oreillette.

Gomment est empêché ce reflux vers l'oreillette ? Par le jeu d'uu

appareil tout particulier, appelé valvules auriculo-ventricidaires, mais qui constitue en réalité une espèce de manchon, de boyau, qui pend des bords de l'oreillette ilans le ventricule, et qui tantôt se rapproche, tantôt s'éloigne des parois de celui-ci. La dénomination de valvule fait voir qu'on n'a pas d'abord compris le rôle de cet organe. Il est démontré aujourd'hui que la valvule tricuspide (ou la mitrale) est loin d'agir comme une soupape, mais que ce n'est qu'un ajutage mol)ilo continuant l'oreillette et sur lequel agissent et'rtaines puissances musculaires. En effet, sur les bords et la face extei'iie de cet appareil aurieulo-ventriculaire (fig. 56) viennent s'in-

FiG. 56. — Schéma de l'appareil auriculo-veiitrioulaire pendant le repos du ventricule *.

FiG. 57. — Schéma de l'appareil aurieuloventriculaire pendant la contraction du ventricule **.

sérer un gi-and nombre de muscles papillaires qui représentent jusqu'à 100 tendons dans le cœur droit et 120 dans le gauche. Quand le ventricule se contracte, ces muscles papillaires entrent aussi en action. On avait admis autrefois que e-es muscles et leurs tendons serviraient à empêcher la prétendue valvule de trop se redresser .sous l'effort rétrograde du sang, et de se retourner à l'envers dans la cavité de l'oreillette. Mais le fonctionnement est tout autre, car en hitroduisant le doigt vers la région aurieulo-ventriculaire au moment de la systole du ventricule, on voit que l'espèce d'entonnoir qui pend de Toreillette dans le ventricule continue à exister : il paraît même s'allonger, et le doigt est comme attiré dans l'intérieur

* y. Veine; — G. oreillette ; — V', parois du ventricule avec les muscles papillaires e leurs tendons; — A, artère; — 1. cavité de Tappareil aurieulo-ventriculaire flottant dans l'intérieur du ventricule ; — 2, infundibulum

** 1, Pendant la première moitiéde la systole ventriculaire : — 2, à la lin de cette systole : — AV, le pistou creux que forme l'appareil aurieulo-ventriculaire; — O, oreillette; — V. parois du ventricule ; — A, artère aorte ou pulmonaire

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