‹ Cours de physiologie d'après l'enseignement du professeur KüssChapitre 54 sur 219 · ARTERES - VITESSE DU SANG · texte numérisé non relu

ARTERES - VITESSE DU SANG

PiG. 6Ô. — Héinodrorao mètre de Yolkmann.

daiis les gros vaisseaux : c'est qu'ici il faut tenir compte non seulement de ce fait que le système cai)illaire, pris dans son ensemble, représente le h'.c (fit torrent sanguiii, mais encore de ce que ce lac est subdivisé en une masse de réseaux, très fins, où le frottement fait petdre au liquide une grande partie de sa force d'impulsion; l'inîluence de ce frottement, de cette adhérence aux parois capillaires est mise dans toute son évidence par les recherches de Poiseuille sur l'écoulement des liquides à travers les tubes de petit diamètre ; elles se résument par les deux lois suivantes : Les quantités écoulées sont entre elles comme la quatrième puissance des diamètres, elles sont en raison inverse de la longueur des tubes. Or, les vaisseaux capillaires, vu leur di>position en réseau, représentent des tubes très longs, et réunis- >;ent, par suite, toutes les conditions nécessaires pour retarder le cours du sang et prolonger sou contact avec les tissus.

Pour évaluer la vitesse du sang dans les gros vaisseaux, on a recours à des appareils particuliers : par exemple, ou substitue à une certaine longueur d'une artère de fort calibre un tube de verre rempli d'un liquide alcalin, et on détermine le temps qu'il faut au sang pour chasser du tube le liquide en question et. par suite, parcourir la longueur connue de ce canal artificiel. Cet appai'eil constitue Vliémodronioinètre (de Yolkmann) (fig. 66) ; il se compose d'un tube de verre (Aj, recourbé en fer à cheval, garni à chacune de ses extrémités d'un ajutage métallique muni d'un robinet et communiquant avec un tube métallique droit que Fou enchâsse dans les deux bouts de l'artère ('a, a'). Le tube étant rempli de la liqueur alcaline et toute commimication supprimée avec l'artère (fig. 66, n^ 1),

grâce au jeu des robinets (à trois voies), de telle sorte que le sang suive le canal métallique, on tourne subitement les deux robinets, de telle sorte que le sang se trouve forcé de se dévier poui' s'engager dans le tube de verre (fig. 66, n^ 2;, qu'il parcourt, en chassant devant lui la colonne de liquide incolore, pour gagner l'autre bout de l'artère. Un appareil tout aussi ingénieux, nommé hématochomètre (de Vierordt), consiste en une petite boîte transpai'ente (fig. 67) <{ue l'on substitue à une partie d'artère : dans cette boîte

Fig. 67. — Hématochomètre de Vierordt.

SANG ET GIRCULaIION

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