DES SURI-ACES ÉPITHÉLIALES
pâlie ; et en effet, on peut constalei- que chez les mollusques les cils vibraliles traversent le plateau dont est munie la base libre de la cellule, et viennent directement se mettre en rapport avec le contenu cellulaire ; chez l'homme mèniâ, Ranvier a pu vérifier ce détail important de structure, dans les cellules vibratiles de la pituitaire, grâce aux moditlcalions que subissent ces cellules au début du coryza.
Diverses circonstances modilient Tactivilé des mouvements vibratiles de ces épithéliums ; elles ont été étudiées avec soin par Mich. Forster et par Calliburcés sur l'œsophage de la grenouille. Les anesthésiques (éther, chloroforme) les arrêtent ; mais ils reprennent leur vivacité dés que l'on soustrait ces surfaces épithéliales à l'action de ces vapeurs; d'après Mich. Forster, le manque d'oxygène les paral}'«erait aussi par une sorte d'asphyxie. Les acides les immobilisent, mais en altérant leur structure; cependant, si l'acide est très dilué, des mouvements peuvent revenir quand on le neutralise par une solution alcaline; ces solutions alcalines sont très aptes à activer leurs mouvementss (les acides et les alcalis produisent exactement ces mêmes actions sur les spermatozoïdes). Une basse température les ralentit, une température élevée les accélère; chez les animaux hi})ernants, ils paiaissent cesser pendant l'hibernation (?). Aucun poison (curare, par exemple) n'agit sur eux, soit qu'on empoisonne l'aiiimal, soit qu'on dépose directement la substance toxique sur la surface épithéliale. Chose remarquable, l'électricité a une grande influence sur ces mouvements: il sont accélérés par ce mode d'excitation, ce qui doit faire rapprocher le mouvement ciliaire du mouvement musculaire.
Le mouvement des cils vibratiles persiste encore un certain temps après la mort: on l'a constaté trente heures après la mort sur la
muqueuse des fosses nasales d'un supplicié(Gosselin, Robin, Richard), et quinze jours sur une tortue (Valentin et Purkinge).
Ces épithéliums à cils vibratiles, étudiés d'abord chez les animaux inférieurs par Hunter, Sharpey, Ehr^nljerg, ont été depuis constatés sur diverses muqueuses des verlébrés et des mammifères. Chez l'hoiame adulte 0:1 les rencontre dans les fosses nasales, la trachée, les grosses bronches, la trompe d'Eustache, la caisse du tympan (excep'é la face interne de la membrane tympanique), le canal nasal, les canaux déférents (partie inférieure), le canal de l'épididyme (c'est là que sont les plus longs cils vibratiles de l'homme), les canaux des cônes séminifères ; dans la trompe de Fallope et Tutérus (jusqu'un peu au-dessus du niveau des lèvres du museau de tanche), chez la femme (fig. 82), Chez le fœtus et même chez, l'adulte on en trouve encore dans le canal de la moelle
Fi-; S2. — Gelhi'.e, de l'ulérus hypertrophiées avec multiplication du noyau. (Robin, Anatomie el physiologie cellulaires.)