‹ Cours de physiologie d'après l'enseignement du professeur KüssChapitre 75 sur 219 · TUBE INTESTINAL · texte numérisé non relu

TUBE INTESTINAL

subit la vésicule blastoderniique à ses deux extrémités et sur ses côtés, sii cavité primitive se trouve divisée en deux : d'une part, la vcsicide ombilicale (V. plus loin. Embryologie), et, d'autre part, un tube mé lian. d'abord cylindrique et régulièrement calibré (fîg.87, A) : bientôt la partie supérieure de cet intestin se dilate {fig. 87, A, j), I)uis devient oblique, de telle sorte que son extrémité inférieure, la moins dilatée (fig". Hl, B, d). se dirige à droite en même temps que

FiG. 87. — Formation du tube intestinal '.

sa facegaucbe devient antérieure. Ainsi se îormeV estomac (fig, 87, C, s, d),et c'est ainsi que le pneumogastrique gauche devient antérieur en arrivant au-dessous du diaphragme. Le reste du tube digestif s'allonge, et, par suite, s'écarte du rachis eu formant une anse; du sommet de l'anse part le conduit qui fait communiquer l'intestin avec la vésicule ombilicale (fig. 80, B, o); la branche supérieure de l'anse est placée en avant et présente bientôt un léger renflement ('d^, première trace du cœcmn et àeVajjpetidice iléo-cœcal ; le reste de cette anse formera le gros intestin jusqu'à l'S iliaque (fig. 87, B, &, /", et G, b, f, c) ; en même temps les circonvolutions du sommet de la partie postéro-inférieure de l'anse se développent (fig. 87, B, k) et constituent l'intestin grêle {G, ky.

L'épithélium de cette partie du tube digestif est partout cyliu-

1 V.K. Vierordt, Grandrisj der Physiologie des Menschen. Francfort, 1860. p. 4iû.

» A. B. C, divers degrés du développement de l'eslomac et des circonvolutions de lintestin proprement dit ; -^s, estomac; — /".S iliaque ; — o, canal omphalo-mésentérique : — b, bourgeon qui formé le cœcuno ; — c, cOlon; — fc, circonvolutions de l'intestin grêle.

drique et se continue à ses deux extrémités avec les épithéliums paviraenteux de l'œsophage et de la peau. Il forme aussi des végétations vers la superficie (ou plio/nères) et dans la profondeur (ou cryptes). Les premières sont représentées par les ullosités que nous étudierons à propos de l'absorption: les secondes sont les glandes diverses du tube intestinal. Ces glandes peuvent être très

simples, comme les glandes de Lieberkiihn, qui ne sont qu'une dépression en doigt de gant (fig. 88), et qu'on rencontre sur toute la longueur de cette portion du canal alimentaire; mais déjà dans l'estomac quelques-unes de ces dépressions se compliquent, l'épithéliurn de leur extrémité cœcale cesse d'être cylindrique, et on a alors les glandes pepsiques. Plus loin, un bourgeonnement plus complexe nous donne des glandes en grappes : telles sont les glandes de Brunner du duodénum: le pancréas n'est qu'une tk-orrne glande de ce genre. Enfin l'emljryologie nous montre que le foie lui-même est formé de bourgeons semblables à ceux des glandes de Lieberkiihn, mais bourgeons très longs et très espacés, de sorte qu'entre eux se loge un autre organe glandulaire, provenant de la végétation des parois de la veine omphalo-mésentérique (plus tard veine porte). Le foie est donc la réunion de deux organes : 1'^ le foie biliaire, formé de canaux tapissés d'un épithélium cylindrique, comme les glandes de Lieberkiihn : 2'' le foie sanguin, constituant les vrais acini du foie (autour desquels se logent les culs-de-sac biliaires j, qui est destiné à faire subir une certaine élaboration au sang, à y verser du sucre, d'où le nom de foie glgcogéniqiie.

Ces diverses glandes versent dans le tube intestinal leurs produits de sécrétion, qui se trouvent la plupart en présence des matières alimentaires venues du dehors; ces matières sont modifiées par 'ces

Fig. 88. — Glandes en tube d muqueuse intestinaie '.

la

» a. Épaisses couches do glande :— l, tissu propre de la muqueuse et couche celluleuse;

c, d. couche des fibres musculaires oirouUires ; — e, fibres musculaires longitudinales;

-- f. enveloppe péritonéale.

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