‹ Cours de physiologie générale et comparée [electronic resource] (volume 2)Chapitre 18 sur 58 · COURS DF. PU YSIOLOGIF · texte numérisé non relu

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maKjuëc quand lu macération a un peu af^i sur lui. Il lie ressemble pas mal alors à de la {fomnie de caoutchouc.

Les observations microscopiques ne nous ont rien appris sur sa couleur jaune , non plus que sur son élasticité, etc. Cependant il diffère beaucoup du tissu fibreux proprement dit. En effet , il est formé de filamens cylindriques très-fins , comme granulés sur les bords , fortement tortillés dans tous les sens , de manière à former un véritable tissu serpentant , tandis que le tissu fibreux d’un tendon ordinaire est composé de filamens bien plus fins , plus serrés , peu ou point fibreux , mais seulement un peu onduleux. L’un et l’autre ne présentent aucune trace de globules.

Caractères organoleptiques. La variété qui nous occupe est plus digestible que le tissu fibreux ordinaire ; ainsi , des tendons peuvent traverser le canal intestinal sans être altérés par les fluides, tandis qu’il n’en est pas- de même des ligamens jaunes.

Caractères chimiques . M. Cbevreul a analysé le tissu élastique et lui a trouvé quelques propriétés assez différentes de celles du tissu fibreux blanc; il contient plus d’eau que celui-ci; cependant il n’en absorbe que la quantité nécessaire à son élasticité ; s’il en absorbe trop , il se macère et perd complètement cette propriété.

(il) COMPOSITION INTIME DES ANIMAUX.

Quant au.v cléraens qui entrent dans sa composition , les chimistes n’ont rien donne à ce sujet. M. H. Stauff croit que ce tissu contient une substance assez analogue à la gélatine et à l’osmazôme, mais qui ne serait cependant ni Tune ni l’autre , attendu que cette substance gélatineuse est bien loin de se dissoudre dans l’eau bouillante , et qu’elle ne se prend pas en masse par le refroidissement ; il pense que ce serait encore plutôt de l’osmazomc que de la gélatine, ce qui le porte à supposer que le tissu jaune a de l’analogie avec le libre musculaire.

Différences suivant les parties. Nous ne connaissons pas de différences entre les divers frag mens de tissu fibreux élastique qui se rencontrent dans l’organisme. On a dit qu’il y avait de ce tissu dans les organes caverneux ; je ne le crois pas : dans la rate, cependant, l’élasticité est trèssensible ; mais elle est probablement due à la disposition cellulaire.

Différences suivant U âge. On peut dire en général que la disposition élastique est proportionnelle au mouvement. Ainsi, par exemple, chez les très-jeunes animaux qui présentent quelque partie élastique , comme les chats , les oiseaux ,

1 élasticité est très-peu prononcée , elle n’existe même pas encore; elle n’augmente qu’à mesure que l’animal en a besoin. D’un autre côté , il est

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proliable qu’avec les progrès de l’âge ^ l’élasticité se j)crd à mesure que le tissu perd de scs propriétés vitales.

D ij^férences dans la série. Je vous ai déjà parlé du ligament cervical des quadrupèdes à propos de l’anatomie ; eh Lien ! on a cru voir dans l’espèce humaine un rudiment de ce ligament ; il n’y en a aucune trace ; ce n’est que dans les derniers des rongeurs que l’on commence à l’apercevoir. Ensuite, chez l’éléphant, il est extrêmement développé, comme au reste dans tous les pachydermes , et dans tous les riiminans, ainsi que vous le savez très-bien.

Chez les oiseaux , on rencontre aussi ce tissu; il présente meme au pied de ces animaux une disposition toute particulière , consistant en ce qu’il forme là de petites languettes élastiques qui tiennent au tendon du fléchisseur, et qui ploient simultanément toutes les phalanges sans effort musculaire. On trouve de même , à l’extrémité supérieure, chez les oiseaux, un ligament élastique qui rapproche l’avant-bras de l’épaule, lorsque l’aile n’est pas étendue. Je vous ai déjà parlé aussi du ligament élastique qui se trouve à la base de chaque plume placée le long du bord cubital de la main et de l’avant-bras , et qui sert à ployer complètement l’aile lorsque l’animal est au repos.

Les reptiles qui avalent de grosses proies,

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comme les boas , les pythons, doivent la facilité d’engloutir des animaux d’un diamètre double du leur, à la disposition élastique que présentent le tissu derineux de leur œsophage et leur derme cutané lui-même , ce qui permet à ces organes de revenir sur eux-mêmes après avoir été aussi énormément distendus.

On a lait peu de reclierclies à l’égard du tissu dont il s’agit chez les animaux inférieurs. Nous pouvons dire cependant que dans les huîtres , on doit regarder comme du tissu élastique le • ligament qui se trouve à l’articulation des valves. Un autre ligament , dont les fibres sont transversales , et qu’on est obligé de déchirer lorsqu’on ouvre l’huître, est de nature musculaire : lorscpx’il agit^ les valves se rapprochent, se ferment , et le ligament élastique qui se trouve en dedans de l’articulation des valves est comprimé ; mais aussitôt que l’action musculaire cesse, l’élasticité du ligament force les valves à s’ouvrir ; c’est ce qui fait que lorsque l’huître est morte , elle bâille. Il en est de même lorsqu’elle est fatiguée : aussi raconte-t-on que les singes , qui aiment les huîtres, profitent de celte disposition ; ils les touchent pour qu’elles se contractent fortement, puis ils attendent qu’elles soient fatiguées; alors, aussitôt qu’elles s’ouvrent, ils y jettent un petit caillou, qui leur permet d’aller

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chercher riiuî ire dans rinlerieur des valves. Il y a d autres bivalves dont le ligament élastique est au contraire en dehors de l’articulation : dans ce cas, ce que nous venons de voir a également lieu, c’est-à-dire que 1 élasticité du ligament fait ouvrir la coquille.

Ici se termine, Messieurs, tout ce que j’avais à vous dire sur la première division du système scléreux, et sur les caractères des deux variétés du tissu qui la constitue. Je vais continuer l’étude des autres formes de ce système, en commençant par celle que B i chat a désignée sous le nom de tissu jihro- cartilagineux .

1°. Du tissu Jibro -cartilagineux.

Ainsi que sa dénomination vous l’indique , ce tissu tient le milieu entre les tissus fibreux et cartilagineux : il participe des propriétés de l’un et de l’autre , de même que nous verrous plus tard le tissu osseux participer des propriétés du tissu cartilagineux ; il ne forme peut-être pas un tissu véritablement spécial , un tissu assez uniforme pour être susceptible d’une définition rigoureuse. C’est à Bichat que nous en devons la première distinction ; Laënnec l’a conçu un peu différemment que lui. Ou le rencontre principalement dans la couche musculaire sous-dermique , et tiès-rare-

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ment au-dessous de la muqueuse inteslinale, bien que cependant on l’y trouve quelquefois, par exemple, dans la trachée-artère. Jusqu’ici , scs propriétés n’ont été étudiées que d’une manière assez imparfaite^ ce qui tient en grande partie à la difficulté du sujet, et à la place que ce tissu occupe dans la série des solides organiques.

Caractères anatomicfues . Il est composé de fibres quelquefois assez distinctes les unes des autres , ce qui lui donne alors un aspect fibreux ; d’autres fois il offre ime apparence plus ou moins homogène, et se trouve disposé en lames, dans la composition desquelles entre une quantité plus ou moins considérable de tissu cellulaire , et d’une substance que nous connaîtrons plus lard sous le nom de substance cartilagineuse.

Caractères microscopiques . Le microscope ne nous apprend rien sur la disposition des fibres qui entrent dans la composition du tissu fibro-cartilagineux ; il laisse seulement apercevoir un certain nombre de granulations plus ou moins irrégulières, dont la disposition masque son apparence fibreuse , plus visible à l’extérieur de ce tissu qu’à l’intérieur; c’est un caractère que nous retrouverons dans les tissus cartilagineux et osseux .

Caractères physiques. Le tissu libro-cartilagineux est d’un blanc mat, assez transparent, quelquefois légèrement jaunâtre. Lorsqu’on le coupe

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en tranclies un peu minces, il conserve encore une densité et une ténacité très- remarquables ; il jouit d’une certaine élasticité, analogue, à certains égards, à celle du tissu jaune élastique. En effet , lorsqu’on étudie les cartilages qui entrent dans la composition des articulations, on voit qu’ils reviennent sur eux-mêmes avec facilité : mais ce n’est plus là l’élasticité complète que nous avons constatée dans le tissu jaune élastique.

Le tissu fibro-cartilagineux est peu hygrométrique, ce qui ne doit pas vous étonner; car, ainsi que je vous l’ai déjà dit, l’hygrométricité des tissus dépend essentiellement de l’abondance de l’élément celluleux. Cependant il contient une assez grande quantité d’eau ; mais elle y existe à un état de combinaison presque définie, ainsi que M. Cbevreul l’a démontré pour le cartilage de certains poissons , qu’il a étudié avec plus de soin que ceux des autres espèces animales.

Caractères organolepticjues. Du reste , ce tissu n’a ni odeur ni saveur ; il est sans action sur nos organes, et de difficile digestion.

Caractères chimiques. Ses propriétés chimiques sont peu connues , ce qui tient principalement à ce que, jusqu’à présent, on l’a peu étudié d’une manière comparative. On sait seulement que, lorsqu’on l’expose à l’air libre, il se dessèche facilement; qu’il se décompose par la macération,

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mais au bout d’un long espace de temps ( un au ou deux) } qu’il est composé d’albumine, d’une petite quantité de phosphate de chaux , de chlorures de sodium et de potassium , de sulfate de chaux , et de tous les autres sels que nous avons rencontrés dans tous les fluides animaux. Il est probable qu’il est alcalescent, c’est-à-dire qu’il contient, ainsi que tous les solides et fluides animaux , une certaine quantité d’alcali à l’état libre, et que par conséquent il se comporte , avec la teinture de tournesol , de la meme manière que tous les alcalis.

Propriétés vitales. 11 jouit de propriétés vitales peu prononcées, ce qui est conforme à la place qu’il occupe dans l’échelle des tiss.us organiques ; il n’est point contractile sous l’injQ,uence de la volonté ; à peine y aperçoit-on quelque apparence de contractilité lorsqu’on agit sur lui à l’aide d’un acide ou d’un alcali , ou lorsqu’on en approche lui fer incandescent. Si cependant, à l’aide du calorique^ on parvient à sous traire l’eau qu il contient , alors ses molécules se rapprochent visiblement; mais ce n’est plus là lui phénomène de contractilité. Il est complètement insensible , et cette absence de la sensibilité est en rapport avec la petite quantité de nerfs qu’il reçoit, si toutefois il est vrai qu’il en reçoive, ce qui est encore douteux. Cependant on a observé que,

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lorsque l’inflaniniation s’empai’e de ce tissu , il se manifeste de vives douleurs , phénomène qu’il faut rapporter à la présence des tissus cellulaire et vasculaire qui entrent dans sa composition.

Différences. Les différences que présente le tissu fihr'o - cartilagineux nous conduisent à le diviser en deux sous-espèces; i° le Jihro -cartilage tendineux, 2° le Jihro - cartilage membraneux, qui offrent des caractères différentiels bien tranchés.

a. Le Jibro-cartilage tendineux est composé de fibres beaucoup plus apparentes que celles du fibro' cartilage membraneux. Ainsi que j’ai déjà eu l’honneur de vous le faire observer, c’est du tissu fibreux qui constitue une partie du tendon des muscles du biceps brachial à son insertion scapulaire, et surtout du triceps fémoral à son insertion tibiale. Par les progrès de l’âge , le tissu fibreux de ces tendons devient très-dense et trèsserré ; il se dépose dans ses mailles une certaine quantité de substance albumineuse, et alors il prend une dureté très-remarquable. C’est à cette matière, considérée par Bichat comme appartenant à ce qu’il appelle le tissu fibro- cartilagineux, et qui s’encroûte avec le temps d’une grande quantité de matière calcaire; c’est, dis- je, à cette matière qu’est due l’apparition des ostéides, et de ces espèces de petits osselets qne

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l’on rencontre assez fréquemment dans les flechisseurs des doigts d’un grand nombre d’animaux , et meme de l’espèce humaine.

Ce tissu fibro-cartilagineux tendineux se trouve aussi dans les gaines des tendons, dans les ligamens annulaires. C’est lui qui se produit accidentellement quand le cal des deux bouts d’un os fracturé ne s’endurcit pas , quand ceux-ci jouent l’un sur l’autre, quand à l’extrémité d’un os se forme une ai’ticulation insolite.

Cette première variété du tissu fibro-cartilagineux offre eneore une disposition particulière très-remarquable : nous voulons parler du tissu inter-osseux, ou du tissu qui établit la continuité entre deux parties du système osseux. Si vous prenez le corps de deux vertèbres, et que vous examiniez l’intervalle qui les sépare , vous apercevrez à l’extérieur la continui té du tissu fibreux proprement dit, qui constitue cette membrane appelée le périoste, et, comme intermédiaire, le tissu jaune élastique. Si vous examinez une vertèbre coupée en deux, vous apercevrez à la surface de la coupe une très-grande quantité de tissu fibreux se continuant dans le système osseux ; et ce sont ces fibres qui , en traversant le tissu osseux, passent d’une vertèbrC'à l’autre, d’où résulte que la solution de continuité n’est qu’apparente. En effet , chez les vieillards qui font peu de mouvemens, et qui

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agissent peu , surtout avec la colonne vertébrale, les vertébrés s’enbylosent par le seul fait des progrès de l’ossification . Il en est de nictne dans plusieurs espèces d’oiseaux qui agissent très-peu du tronc, et chez qui l’on trouve les vertèbres dorsales garnies de côtes complètement ankylosées, par suite de l’ossification des lii^amens intervertébraux.

Les fibres de celte sous-espèce de fibro-cartilages sont résistantes et peu élastiques, d’où résulte qu’on ne parvient à les séparer qu’avec difficulté de la surface de l’os. Dans un âge plus avancé , cette substance fibro-cartilagineuse forme une espèce de calotte très-dure, ainsi qu’on peut l’observer chez les cétacés. Cette substance, que quelques anatomistes ont appelée le système fibreux inter-osseux , possède une ténacité et une résistance assez considérables, et est d’autant plus molle qu’on pénètre davantage dans son intérieur. En effet , à une certain époque de la vie, ce fibro-cartilage consiste en une matière muqueuse ou mucoso-albumineuse peu considérable, ainsi queM. Chevreul l’a démontré pour les poissons. Chez les squales^ par exemple, les vertèbres sont excavées en forme de salières , de même que chez les autres animaux , les vertèbres sont unies entre elles par des fibro-cartilages, dans le milieu desquels on trouve un fluide ii'ès-ahondant J, dont M. Chevrcid a fait l’analyse,

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et qu’il a trouvé composé des mêmes suLstances qu’antéricurement il avait rencontrées dans la composition des os, ou mieux des carlilaj-es qui constituent les vertèbres de l’animal. En raison de sa consistance, la matière dont il s’agit n’alFecte point la disposition fibreuse ; mais elle est répandue dans des membranes si lâches, qu’on peut la considérer comme une sorte de fluide intertextulaire.

Enfin, cette sous -espèce du tissu fibro-cartilagineux varie selon les differentes parties du corps où on l’observe. Vous savez tous de quelle manière les deux clavicules s’articulent, soit avec le sternum chez les mammifères , soit entr’elles , comme cela a lieu chez les oiseaux. Dans ces articulations^ le tissu fibro-cartilagineux est trèsrésistant, présente des fibres peu distinctes, et a beaucoup plus d’analogie avec le tissu fibreux proprement dit , que le fibro-cartilage des vertèbres. On observe la même disposition dans les parties inférieures du corps. Ainsi le ligament très-dense qui sert de moyen d’union entre les deux os pubis, jouit de toutes les propriétés que nous avions déjà dit appartenir aux autres parties du tissu fibro-cartilagineux. Soit, en effet, que vous coupiez ce ligament sur le cadavi'e ou sur le vivant, ainsi que cela se pratique dans l’opération désignée sous le nom de symphyséotomie.

C'.OUP.S DK PHVSIOI.OGIK.

VOUS trouvez toujours des fibres qui passent d’uu os à l’autre, et qui peuvent en être détachées. Cette disposition est surtout très remarquable à cette époque de la vie foetale, où les os sont composés de trois parties, d’une portion médiane composant son corps, et de deux épipliyses qui viennent s’ajouter à ses deux extrémités.

h. La seconde sous-espèce du tissu fibro-cartilagineux présente une disposition un peu différente. Elle se compose, ainsi que nous l’avons déjà dit , des fihro-cartilages membraneux, parties de l’organisme qui se développent au-dessous de la couche musculaire : tels sont les cartilages du nez , des oreilles, et l’épiglotte. Quant à cette dernière , peut-être serait-il possible de la ramener aux cartilages proprement dits. En effet, si vous examinez l’épiglotte avec soin , vous voyez que la disposition fibreuse y est très-peu apparente, tandis que la disposition cartilagineuse y est très-prononcée. Les cartilages de l’oreille des animaux supérieurs, et même de l’homme, offrent un tissu presque homogène. En les examinant avec soin , on voit à leur surface des fibres constituant une espèce de périchondre , sur lequel vont s’attacher les fibres musculaires , destinées à mettre en mouvement les diverses parties de l’oreille. Plus on pénètre dans l’intérieur de ces organes, moins la disposition fibreuse y est apparente,

(33) COMPOSITION INTIME DES ANIMAUX. l55 jusqu a ce qu’enfîn on arrive un ternie où l’on n’aperçoit plus que du tissu cartilagineux.

Nous venons d’indiquer plusieurs parties de l’organisme qui présentent de ces cartilages. L’oreille en est entièrement composée. Le canal cartilagineux qui se développe dans son pavillon , en dehors de la partie osseuse du conduit auditif, appartient à cette sous-espèce du tissu fibro-cartilagineux. On en rencontre aussi dans l’œil. Les cartilages tarses ne sont que des substances fibrocartilagineuses J mais dans ce dernier organe, l’uniformité de structure est encore plus évidente. Il J a plus, c’est qu’il est des reptiles et meme des poissons où ces pièces deviennent, avec l’âge, complètement osseuses. La partie solide de la trachéeartère doit être également considérée comme appartenant à ce tissu. Elle se compose d’anneaux plus ou moins serrés les uns contre les autres , divisés en deux parties chez les mammifères , et continus chez les oiseaux. La substance qui entre dans la composition de ces anneaux est certainement de même nature que celle des cartilages des oreilles, c’est-à-dire qu’elle est fibro-cartilagineuse. Entre les anneaux qui composent la trachée-artère, on aperçoit des fibres élastiques et des fibres musculaires bien sensibles , qui servent à mouvoir ces diverses pièces. Les cartilages des ailes du nez appartiennent encore à cette sousespèce, tandis que celui de la cloison appartient

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