S>.4G COURS DE PHYSIOLOGIE
mais dans les espèces où la coquille est moins extérieure, on trouve une plus ou moins grande quanti lé de matière muqueuse j peut-être même en trouve-t-on plus que dans l’os de la sèche. Dans ce dernier animal , le crâne est formé d’un véritable tissu cartilagineux , analogue à celui des animaux supérieurs. Du reste , il n’est pas étonnant que l’os de la sèche ne soit pas une coquille; car c’est un organe protecteur. Nous ne trouvons pas non plus chez ces animaux de tissu osseux se développant dans le canal intestinal , et formant ainsi de véritables dents. Ces organes sont toujours à l’état corné.
Les actinozo aires , sous le rapport qui nous occupe , sont beaucoup plus perfectionnés que les animaux du type précédent. En effet, on peut y observer trois des parties du tissu osseux, et de plus, une quatrième qui leur est propre.
On trouve le tissu osseux entosarcien dans les astéries et les genres voisins ; le tissu osseux corio-dermien , dans les animaux de la même famille et dans tous les écbinodermes ; le tissu osseux muco-dermieii se voit dans la couronne des pièces qui entourent la bouche de ces animaux , et enfin le tissu osseux intertextulaire constitue toutes ces parties solides que les zoologistes ont nommées polypiers.
Dans quelque partie du corps qu’on le trouve,
(jg) COMPOSITION INTIME DES ANIMAUX.
le tissu osseux de ces animaux est toujours composé d’un petite quantité de matière animale, et d’une grande proportion de matière inorganique, dans laquelle domine beaucoup le carbonate de chaux, au contraire de ce qui a lieu dans les ostéozoaires-
Les astéries présentent des pièces osseuses qu’il est impossible de ne pas considérer comme des pièces de squelette. Elles occupent toute la longueur de l’animal, ce qui permet de croire qu’elles sont, jusqu’à un certain point, les analogues des vertèbres. L’analogie devient encore plus grande, lorsqu’on s’aperçoit que des muscles viennent s’implanter sur chacune de ces pièces, qu’ils meuvent l’une sur l’autre; d’où résulte qu’elles doivent être considérées comme du tissu osseux développé dans le système musculaire sous-cutané. On trouve bien chez ces animaux des tentacules qui aident à la locomotion ; mais ils peuvent se mouvoir par la seule disposition des pièces du système osseux qui entrent dans la composition de ces appendices. En soumettant à l’analyse chimique les pièces osseuses dont il s’agit, on voit qu’elles sont composées d’une grande quantité de carbonate, et d’une petite quantité de phosphate de chaux. Les ophiures offrent quelque chose d’analogue. Chez ces animaux, on trouve, dans le milieu de chacune des pattes, des pièces