‹ Cours de physiologie générale et comparée [electronic resource] (volume 2)Chapitre 55 sur 58 · Du Parenchyme électrique · texte numérisé non relu

Du Parenchyme électrique

Ce parenchyme doit être considéré comme périérien , et ne peut être confondu avec aucun autre. C’est celui auquel semble dû cet effet si curieux que l’on a comparé à l’effet électrique , et que peuvent produire certains poissons pendant leur' vie.

Il est situé de manière à être constamment et largement en rapport avec le précédent , dont il semble n’être qu’une modification particulière, et qu’une extension.

Ce parenchyme est de couleur blanche , d’un aspect subgélatineux, assez mou ou flexible, élastique.

Il est composé :

(«) D’une grande quantité de tissu cellulofibreux , prenant son origine dans celui du parenchyme periérien , et formant des especes de cloisons ou. de cellules diversiformes, plus ou moins complètes.

(Z>) D’une assez grande abondance de parenchyme vasculaire.

(c) Surtout de beaucoup de tissu nerveux

uémei’laire , dont les dernières ramiücations entrent dans la composition des parois des cellules.

(cl) Enfin d’une substance gélatiniforme constituant une très-granrle partie du parenchyme électrique , mais qu’on ne peut séparer des fibres d’enveloppe, comme on le ferait, si cetle substance était une matière gélatineuse ou albumineuse qui remplirait les cellules fibro-nerveuses.

Voilà ce que Einspeclion directe m’a montré , du moins sur les torpilles, seuls poissons électriques que j’aie pu disséquer frais et presque vivans.

Les différences que présente ce parenchyme suivant les âges, n’ont pas été étudiées. Il me semble cependant qu’elles doivent être assez considérables, la faculté électrique paraissant augmenter avec l’âge, du moins dans l’étendue de l’appareil.

Nous n’avons aucune connaissance de l’influence que le sexe, les circonstances extérieures et les maladies peuvent avoir sur les qualités du parenchyme électrique.

En étudiant les trois ou quatre espèces de poissons qui jouissent de la propriété électrique > nous apercevons des dijjerences assez notables dans chacune d’elles ; mais ces différences portent peut-être davantage sur la disposition de l’or-

f.ouiis dû; physiologie.

gane, sur sa posilioii, sur son étendue, etc., que sur le parenehyme lui-méme. Je me bornerai à faire l’observation que dans les torpilles il est compris entre deux peaux, celle du dessus du corps et celle du dessous , entre lesquelles il établit une continuité^ tandis que dans les gymnotes et dans les silures il est entre la peau et la couche de muscles sous-posés; chez eux, en outre, il occupe presque en entier les flancs de l’animal, depuis la tête jusqu’à l’extrémité de la queue, taudis que dans les torpilles il se montre seulement sur les côtés de la tête et du cou. Il y a aussi une différence dans l’espèce du nerf qui entre dans ce parenchyme; mais cela est peu important à noter en ce moment.

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