P arenclijme pulmonaire
Nous devons reconnaître une composition anatomique distincte à plusieurs égards, de celle du tégument dans l’organe chargé de l’absorption aérienne chez les animaux supérieurs, et comme la modification principale de ce parenchyme consiste dans la disposition vasciflaire réticulée , ou caverneuse , on peut dire qu’il est , pour ainsi dire , intermédiaire , à l’espèce de parenchyme vasculaire que nous avons nommée caverneux) et au parenchyme periérien , dont il
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vient d’eirc parlé tout à l’heure. Tout jiouinou réunit dans sa sti’ucture, du parenchyme periérien , du parenchyme vasculaire , artériel , veineux et lympathique, du parenchyme nerveux némertaire, du tissu fibreux jaune élastique, et comme de raison du tissu celluleux, qui établit la connexion des autres éléinens. Les artères qui portent aux poumons le sang à respirer , forment une partie considérable de ces organes; leur ensemble est toujours proportionnel à l’activité de la respiration , à la température du corps de l’animal, comme il est facile de s’en convaincre en comparant, sous ce rapport, les poumons de la grenouilleà ceux d’un oiseau, ou d’un mammifère. Il est inutile de dire que le système veineux de ces organes est toujours en rapport avec leur système artériel , puisque le premier en rapporte le sang qu’y a porté ce dernier. Le parenchyme pulmonaire l'eçoit outre les nerfs qui accompagnent ses artères , d’autres cordons nerveux appartenant à ceux de la vie animale , et qui accompa gnent du tissu contractile sans la présence duquel on ne s’expliquerait guère la leur. Mais il y a encore autre chose dans les organes respiratoires : c’est une portion rentrée de l’appareil cutané , une membrane muqueuse, qui va se répandre, en tapissant l’intérieur d’un tube ramifié d’une manière infinie, dans tout le poumon , et finit par se
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confondre au dernier terme de ses ramifications avec le tissu cellulaire , première base du parenchyme de cet organe. Il ne faut pas croire que ce parenchyme examiné dans cet endroit, soit, comme on l’a dit, formé par des vésicules , dans les parois desquelles viendrait se répandre le système vasculaire. C’est un tissu tout spongieux , dans les cellules duquel se perdent les derniers^ rameaux aérifères , et qui reçoit dans ses parois les extrémités capillaires des vaisseaux sanguins, tant afférens qu’efférens.
On trouve du tissu élastique dans les canaux aérifères et dans le système artériel du poumon. Il résulte de la présence de ce tissu que, lorsqu’on insuffle l’organe de la respiration, il revient sur lui-même en expulsant l’air qu’on a introduit dans ses cellules. Ainsi , le parenchyme pulmonaire est assez analogue à celui que nous avons reconnu dans la rate et dans les ganglions vasculaires en général , avec cette différence, que le tissu spongieux est formé , non pas par les vaisseaux sanguifères, lympathiques, veineux ou artériels, mais bien par les vaisseaux àérifères, qui , provenant du parenchyme periérien , sont modifiés non - seulement dans leur forme , au point qu’ils constituent une véritable éponge, mais encore dans leur nature en ce qu’ils sont devenus en grande partie, élastiques.
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Si le temps nous le permettait, après ces généralités sur ce parenchyme , nous devrions étudier les modifications que lui apportent l’âge, et elles sont plus nombreuses et plus importantes qu’on ne le croit généralement. En effet, à mesure que 1 âge avance, la partie spongieuse aérifère augmente , aux dépens du réseau vasculaire , ce qui fait que le parenchyme pulmonaire devient de moins en moins compacte.
Les maladies , et surtout les inflammations , apportent aussi des modifications importantes au parenchyme pulmonaire et le dénaturent quelquefois complètement par le développement des tubercules qui diminuent proportionnellement la partie aérifère , et meme le réseau vasculaire.
Enfin, nous aurions vu des modifications assez nombreuses dans le parenchyme pulmonaire, en l’étudiant chez les mammifères, ch.ez\es oiseaux, chez les reptiles et chez les amphibiens , ou sa structure devient beaucoup plus simple et plus évidente.
En effet, dans les mammifères , où la disposition des canaux aérifères est toute différente que dans les oiseaux, le parenchyme pulmonaire est moins serré , moins spongieux que dans ceux-ci , chez lesquels il est très-lanugineux , très-fin , et proportionnellement bien plus vasculaire. Je ne parle pas d’une autre différence qui tient à ce
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que les poumons libres et flottans dans les mammifères sont revêtus d’une enveloppe séreuse , ce qui n’a lieu qu’en petite partie pour les oiseaux; mais cotte disposition appartient à l’organe et non à son parenchyme.
Dans les reptiles , le parenchyme pulmonaire prend encore une autre disposition, toujours à cause de celle des vaisseaux aérifères ; ce n’est plus une masse d’un tissu plus ou moins serré , mais une sorte de sac partagé en loges, en locules, par des cloisons plus ou moins complètes , et dont les parois sont formées essentiellement parles vaisseaux afférens et efférens , les premiers éminemment élastiques.
Cette structure sans forme du parenchyme pulmonaire se simplifie encore plus dans les sauriens et dans les ophidiens , mais surtout dans les amphihiens adultes , chez lesquels les poumons ne sont presque que des sacs formés en dehors par la membrane séreuse , et tapissés par un réseau caverneux élastique.
Certains malacozoaires, appelés à cause de cela pulmonés, comme les limaces ont un poumon dont le parenchyme est encore bien plus simple , puisque ce n’est plus qu’un réseau formé par deux plans de vaisseaux afférens et efférens.
VINGT-SEPTiÊME LEÇON.
Sommaire. Suite de l’histoire des parenchymes. — 5° Du parenchyme ce're'hro-spinal : — Quels sont les organes nerveux qu’il constitue; — Simplicité' de ce parenchyme; — Ses caractères et ses différences. — 6° Du parenchyme musculaire; — Elémens nombreux qui le composent; — Sa situation limitée. — 7° Du parenchyme pseudo-glanduleux; — Ce qu’il faut entendre sous ce nom; — Ses caractères et ses différences. — • 8° Du parenchyme Iglanduleux : — Il se compose toujours de quatre éle'mens ; — Ses caractères et ses différences : distinction de trois groupes d’organes glanduleux, et caractère de chacun de ces groupes, savoir: des cryptes, des glandules, et des glandes. — Modifications que subissent ces organes selon les âges , par V effet des maladies , et selon les animaux.