‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 100 sur 284 · II. — PREMIÈRE PARTIE DE L’ACTE DIGESTIF · texte numérisé non relu

II. — PREMIÈRE PARTIE DE L’ACTE DIGESTIF

Les aliments introduits dans la cavité buccale sont divisés par les dénis ( mastication ), humectés et modifiés par la salive (insalivation), puis enfin portés vers le pharynx, saisis par lui et poussés jusque dans l’estomac par l'œsophage ( déglutition ).

A. Mastication.

La mastication a pour but de diviser les aliments solides afin qu’ils puissent être attaqués plus facilement par les liquides digestifs tant de la bouche que de tout le reste du canal intestinal. La viande et les matières azotées sont plus facilement digérées dans l’estomac, quand elles ont été soumises dans la cavité buccale à l’action de la mastication, loutefois celte opération n’a pas besoin d’être poussée très loin pour les aliments de celte nature : aussi remarque-t-on que les animaux exclusivement carnivores n’ont pas de dents proprement dites, mais de simples crochets destinés à déchirer la masse alimentaire en bouchées. Pour les aliments tirés du règne végétal, au contraire, la mastication est indispensable : la plupart des matières nutritives végétales sont renfermées dans des enveloppes, en général réfractaires à 1 action des sucs digestifs; l'appareil masticateur fonctionne alors pour déchirer les cellules, les enveloppes des graines, etc.r; prima digestio in gre, disaient les anciens, qui ne considéraient cependant en parlant ainsi que la mastication, ignorant l’acte chimique qui se produit pendant l’i nsalivation.

1. \oy. A. Lacassagne, Précis cl' hygiène privée et sociale, Paris, 1876, pag. 411. ’

APPAREIL DIGESTIF

La mâchoire inférieure , dans les mouvements d abaissement et d’élévation, représente un levier qui se meut autour d’un axe fictif, lequel, dans les mouvements peu étendus, passerait par les deuxcondyles ; mais lorsque la cavité buccale s’ouvre largement, l’écartement des mâchoires devient plus considérable, les condyles quittent les cavités glénoides pour se porter en avant. Le mouvement s’exécute alors autour d’un axe qui traverserait les deux branches montantes du maxillaire inférieur au niveau du trou dentaire, du reste, lorsque la cavité buccale s’ouvre tant soit peu laigement, et même dans la mastication ordinaire, les deux mouvements se combinent, comme on peut s en assurer en plaçant le doigt sur l’articulation temporo-maxillaire . il i a à la fois rotation du condyle dans la cavité, et piojection en avant, de sorte qu’il est difficile, on peut même diie impossible, de préciser un axe fixe autour duquel se ferait l’ensemble des mouvements de la mâchoire.

Dans tous les cas, la mâchoire inférieure agit a la manière d’un levier dont le point fixe est est arrière, ^eis la branche montante de l’os ; la puissance, représentée suilout par les muscles mcisséter et temporal , a son point i application vers le bord antérieur de cette branche montante, la résistance peut se trouver en des points difféients • s 1 s’agit d’un alimenta diviser, la résistance siège au niveau des incisives, et dans ce cas le levier en question appartient au 3e genre, et le bras de la puissance est tiès couit îe a tivement à celui de la résistance (levier intei puissant, ov. p. 185. Mécanique des muscles). Quand la masse alnnen-

( levier interrésistant, p. 134.

La mâchoire inférieure offre mouvement de latéralité, mouv

cernent assez borné chez

Page 1