‹ Cours de physiologie (volume 2)Chapitre 111 sur 284 · IULE · texte numérisé non relu

IULE

ohez les personnes atteintes de résorption biliaire, et chez esquelles la coloration normale de ce liquide vient se peindre dans tous les tissus, et premièrement dans la scléroique de 1 œil : la sclérotique des ictériques est jaune.

' îitin on peut constater que la bile est neutre ou très egerement alcaline ; c’est son mélange avec le mucus qui lui donne parfois une alcalinité cà laquelle on a voulu faire jouer un grand rôle dans la digestion.

En 24 heures on recueille de 1 200 à 1 300 grammes (le bile; la sécrétion est rémittente, c’est-à-dire qu’elle devient plus abondante vers la fin de la digestion. — L’évaporation de la oi le fournit une proportion relativement considérable de matières solides (15 0/0).

Qo'int a sa composition, on peut la résumer en disant que le se compose d’eau, tenant en dissolution trois élémems differents : les sels, la cholestérine, et la matière colo-

I" Les sels de la bile sont représentés par une combinai- S011 de soude avec deux acides gras, l’acide cholique et cnoleique ; ce sont donc le cholate et le choiéate de soude :

ho,!» fl8?6 1"SS' ,ce* acides S0lls les "«ms de taurocho- K ueetdeglycochohque (taurocholate et glycocholate de

, ’ P?rce fin ils sont constitués tous deux par un acide

f’ ac!cl.e cliolahque, uni dans un cas au glycocolle, dans autre a ia aurme. Chez les poissons, ces acides son! ffbints non a la soude, mais à la potasse.

Uns accorde généralement à faire dériver l’acide chola- 6t ^ présente en effet de grandes ana- ° nravec lacid® °'éique par exemple; ce n’est donc pas pa ^ aZü,<' ^?ant au Otycocolle, nous savons que c’est j ps azo e, présentant une saveur sucrée, et dérivant

colla«ènes> d’où le nom de sucre de gélatine. La taurine est egalement un principe azoté, mais de plus

t. Tableau de la composition chimique de labile :

/'mp- ' 85 p. 100

/ Matière colorante, biliburine 0\

Parties solides. ) ^cic*es biliaires o )

} Cholestérine , > 15

(seis ;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;; f

m appareil digestif.

elle contient du soufre, et en se décomposant dans 1 intestin elle peut prendre part à la production d hydrogéné Ifuré

SU°2°La cholestérine , qu’on regardait autrefois comme un corps erras non saponifiable, est rangée aujourd hui par es chimistes dans la classe des alcools (parce qu en se coin unant aux acides elle donne des composés analogues aux éthers). C’est un corps insoluble dans l’eau, et soluble dans la bile, çrâce à la présence du choléate de soude : si ce dernier "sel est en quantité insuffisante, la cholestenne se précipite et forme ces calculs qu’il est si fréquent de rencontrer dans la vésicule biliaire. D’après les recherches de Flint la cholestérine devrait être considérée comme un déchet provenant de la vie des éléments nerveux (voy.

P’3^La matière colorante est essentiellement représentée par la Mlifulvine, matière très analogue au pigment sanguin 0 hématoïdine ), dont elle dérive ; elle se décomposé et se précipite très facilement, et donne alors des matie colorantes diverses, qu’on a désignées sous les noms de bilirubine, biliverdme, etc.; cest surtoullaco que l’on rencontre le plus fréquemment dans la bile alteree.

Cette composition et les propriétés constatées plus haut ne nous donnent que peu de renseignements sui les fonctions probables de la hile dans la digestion. Lorsqu on Retourne la bile par une fistule, et qu on empe < de lécher celle-ci, de telle sorte que la bile ne peut plus, nar aucune voie, entrer dans le canal intestinal, on con- State que l’animal maigrit : l’absorption se fait i ment, surtout celle des inaltérés grasses, que 1 r^rou nresaue en totalité dans les excrements, et 1 on ne peut conserver l’animal qu’à condition de lut donner une nou riture double ou triple de l’alimentation normale. En outr le système pileux de l’animal est dans un grand c al de

souffrance: les poils se sèchent, s'atrophient mais nous verrons que ce fait est du a ce qv la hile est, en grande partie, résorbée dans le tube «W linal, et que lorsqu’elle est versee au dehors en n pour l’organisme une grande perle, suilont et .

Page 1