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FONCTIONS DU FOIE

dans la vésicule et dans les canaux, parce que le faie biliaire est relativement intact. Si les grandes cellules étaient l’élément sécréteur de la bile, il serait impossible de comprendre la persistance de la sécrétion biliaire, car ces cellules, complètement infiltrées de graisse, ne sont plus, au point de vue physiologique, que des cadavres de globules1. t

Cependant les recherches histologiques récentes et mulli-

Fig. 87. — Lobule hépatique*.

pliées, qui ont eu pour objet l’origine des canalicules hépatiques, semblent montrer entre les grandes cellules hépatiques et l’ap-

1. Voy. P. -A. Accolas, Essai sur l’origine des canalicules hépatiques et sur l'indépendance des appareils biliaire et glycogène du foie. Thèse de Strasbourg, 1867, n° 19.

'VH, Veine hépatique prenant naissance au milieu du lobule hépatique ; — VP, VP, VP, terminaison de la veine porte autour du lobule hépatique : de ces divisions de la veine porte part un système de vaisseaux capillaires (a) intermédiaires entre la veine porte et la veine hépatique. C'est dans les mailles de ce réseau c pii-* laire que se trouvent situées les cellules hépatiques, G, qui se trouvent immédiatement en contact avec le sang delà veine porte ; — B, B, B et b terminaison des conduits biliaires, ou plutôt origine de ces canaux autour des lobules hépatiques (C!. Bernard). 1

APPAREIL DIGESTIF

pareil biliaire des rapports peut-être plus intimes que ceux indiqués par Küss, Morel, Handtield Jones, et Ch. Robin (. Dict . de Npsten ). La concordance des résultats obtenus par de nombreux histologistes, tant en France (Robin, Legros, Cornil) que dans les autres pays (Gerlach, Andréjevié, Mac Gillavry, Glironszewsky, Hering, Ebert, etc.), doit nous en faire tenir compte, et nous verrons que les données physiologiques répondent à ces résultats.

Déjà Lereboullct1 en 1853, d’après ses recherches sur le foie gras, avait été amené à considérer les canaux biliaires comme ayant pour racines de simples vides creusés entre les cellules disposées en séries (méats intercellulaires), vides purement virtuels et qui dans les préparations seraient le résultat du passage même de la matière à*injection.

Ces vides ont été l’objet d’études nombreuses sous le nom de capillaires biliaires , de canalicules intralobulaires. Avec les histologistes que nous avons déjà cités, Kôlliker est parvenu à les distinguer, et les considère comme de simples lacunes inter cellulaires dépourvues de parois propres, ou revêtues seulement par une sorte de cuticule qu’il regarde comme dépendant des cellules entre lesquelles la lacune est située :« J’aimerais mieux appeler cette cuticule membrane cellulaire, et dire que dans les régions des capillaires biliaires cette membrane est plus développée que dans les autres points. » (Traduct. franc., 1870, p. 568.)

Mais voici que pour quelques anatomistes (Mac Gillavry, Frey) ces canalicules sont pourvus d’une paroi propre, de sorte que les grandes cellules hépatiques seraient situées en dehors d’eux; enfin les recherches de Legros2 montrent que celte paroi est tapissée par un épithélium pavimenteux. Nous nous trouvons en définitive ramenés à la conception d’une glande biliaire parfaitement distincte de la glande vasculaire sanguine; seulement nous trouvons alors entre ces deux appareils une pénétration réciproque encore plus intime que ce que l’on soupçonnait d’après Jes recherches qui remontent à 5 ou 6 ans. « Déjà, dans des canaux interlobulaires, l’épithélium n’est plus aussi nettement prismatique que dans les branches du canal hépa-

1. Lereboullct, Mémoire sur la structure intime du foie et sur J.a nature de l'altération connue sous le nom de foie gras. Paris, 1853,

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2. Voy. Ch. Legros, Sur la structure et l'épithélium propre des canaux sécréteurs de la bile ( Journ . de l’anat. et de la physiol., de Ch. Robin, 1874, p. 137).

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